Municipales à Bagnols-sur-Cèze : La France Insoumise appelle à faire barrage au Rassemblement national

À quelques jours du second tour des élections municipales à Bagnols-sur-Cèze, la section locale de La France Insoumise (LFI) sort de sa réserve. Dans un communiqué daté du 19 mars 2026, le groupe d’action bagnolais réaffirme sa position tout en lançant un appel explicite contre l’extrême droite.
Dès l’issue du premier tour, les Insoumis rappellent avoir fait le choix de ne pas participer au scrutin : « nous n’avons présenté aucune liste et n’avons donné aucune consigne de vote », indiquent-ils. Une décision assumée, motivée selon eux par une offre politique locale jugée « pas à la hauteur des enjeux sociaux, écologiques et démocratiques ».
Le mouvement insiste également sur un point : malgré certaines tentatives d’assimilation par d’autres candidats, il n’a « été engagé dans aucune des démarches électorales en présence ». Une manière de couper court à toute récupération politique dans un contexte local particulièrement fragmenté.
Mais la tonalité du communiqué change à l’évocation des résultats du premier tour. Pour LFI, la situation est désormais « grave », l’extrême droite étant « en position de l’emporter ». Face à ce scénario, le groupe d’action adopte une ligne claire : « pas une voix ne doit aller au Rassemblement national ». Le parti estime que les idées et le projet du RN sont « incompatibles avec les valeurs de solidarité, d’égalité et de justice » qu’il défend.
Pour autant, La France Insoumise ne franchit pas le pas d’un soutien explicite à une autre liste. Fidèle à sa position initiale, elle précise qu’elle ne donnera « pas de consigne de vote entre les autres listes encore en présence ».
Au-delà de l’échéance immédiate, le mouvement se projette déjà vers l’avenir. Il affirme vouloir « construire avec les habitantes et habitants une alternative populaire, écologique et démocratique », et appelle à la structuration d’une opposition « forte, claire et déterminée face à l’extrême droite ».
Un appel qui s’inscrit aussi dans une perspective plus large, avec en ligne de mire les prochaines échéances électorales, notamment 2027.



