National 1 : Nîmes veut confirmer aux Antonins face à Fréjus

Une semaine après avoir parfaitement lancé sa saison sur la pelouse de Canet-en-Roussillon, le Nîmes Olympique retrouve ce samedi le stade des Antonins pour la deuxième journée de National 1. Face à l’Étoile Fréjus Saint-Raphaël, les Crocos auront l’occasion de confirmer leur bon départ, mais aussi de renouer avec un public qui avait constitué l’une de leurs principales forces la saison dernière.
Le premier rendez-vous a donné satisfaction à Helder Esteves. Au-delà du résultat, l’entraîneur nîmois a surtout apprécié « la discipline collective » et « le sérieux » affichés par ses joueurs pour négocier un déplacement qu’il considérait comme piégeux. Face à Fréjus, il en faudra toutefois davantage.
« Il faudra avoir la même discipline, être organisé, connecté, et y ajouter d’autres ingrédients, notamment au niveau technique et technico-tactique », prévient le technicien.
Car l’adversaire n’est plus un promu découvrant la catégorie. Malgré une saison 2025-2026 décevante, Fréjus demeure, aux yeux du coach gardois, l’une des formations les mieux armées du championnat. « Cela reste une grosse écurie de la poule, avec de gros moyens financiers et des joueurs qui ont beaucoup de qualité », souligne-t-il, allant jusqu’à placer les Varois parmi les prétendants capables de jouer les premiers rôles cette saison.
Trois victoires nîmoises lors des trois dernières confrontations
Nîmes possède pourtant quelques repères face à cet adversaire. La saison dernière, les Crocos avaient remporté les deux confrontations, 3-0 puis 2-0. Les deux équipes se sont également retrouvées durant la préparation estivale, avec une nouvelle victoire nîmoise, cette fois 1-0.
Des résultats que personne ne veut toutefois surinterpréter. Le match de préparation reste notamment à relativiser, Fréjus ayant depuis modifié son organisation. « Qu’ils jouent à quatre ou à trois derrière, ce sont des adaptations auxquelles les joueurs sont préparés », assure Helder Esteves, qui souhaite justement disposer d’une équipe capable de répondre à différents scénarios.
Cette faculté d’adaptation avait déjà été visible à Canet. Sur un terrain difficile, Nîmes avait accepté de simplifier son jeu plutôt que de s’entêter. Une maturité appréciée par Pablo Martinez. Le capitaine nîmois estime que son équipe aurait peut-être moins bien négocié ce type de rencontre la saison passée.
« On a décidé de revenir aux bases et ça a bien marché. Demain, ce sera un match différent et il faudra encore s’adapter », explique le défenseur.
« Notre public est supérieur aux autres »
Le retour aux Antonins (malgré la fermeture pour un match de la tribune Sud) constitue également l’un des grands enjeux de cette deuxième journée. Lors du précédent exercice, Nîmes y avait bâti une véritable forteresse, avec onze victoires en quinze rencontres. Helder Esteves souhaite prolonger cette dynamique.
« S’il y a une chose dont on est sûr en termes de supériorité, c’est que notre public est supérieur aux autres. On a le meilleur public de la poule », affirme l’entraîneur. « Il faut prendre un maximum de points à la maison, en espérant que cela fasse de nous une équipe imprenable. »
Le technicien sait néanmoins que l’effet de surprise de la saison passée a disparu. Les adversaires connaissent désormais la difficulté d’un déplacement aux Antonins et devraient arriver avec davantage de prudence. « Quand on est attendu, il est beaucoup plus difficile de jouer. Il faut proposer autre chose », reconnaît-il.
Pablo Martinez partage cette impatience de retrouver le public nîmois. Buteur lors de la première journée, le défenseur avait ouvert la voie à son équipe et retrouvé le chemin des filets pour la première fois depuis son retour au club.
« C’était important parce que ça lance la saison. L’année dernière, j’ai frôlé le but plusieurs fois. Pour commencer comme ça, c’est magnifique », confie-t-il.
Martinez : « On est obligé d’assumer ce statut »
De retour dans son club formateur depuis la saison passée, le capitaine nîmois Pablo Martinez ne cache pas les ambitions du groupe. Selon lui, l’effectif est désormais plus homogène.
« Je ne vois pas une équipe titulaire, je vois un super groupe où n’importe quel joueur peut apporter sa pierre à l’édifice », estime-t-il. Avec plusieurs montées à son actif au cours de sa carrière, le défenseur sait néanmoins que le chemin sera long.
« Il ne faut pas se voir trop beau. Le statut de favori ne veut rien dire. Il faut se remettre en question chaque semaine. »
Un statut que les Nîmois ne peuvent pourtant pas totalement fuir. « Avec le passé du club, on est obligé de l’assumer », reconnaît Martinez. Son objectif personnel se confond désormais avec celui du club : retrouver le monde professionnel avec Nîmes. « Si on peut regoûter à la Ligue 3 avec mon club formateur, je ne vais pas me gêner. »
Pour cette première aux Antonins, Nîmes devra composer avec plusieurs absences. Iliès de Santos et Gino Caoki sont forfaits, tandis que Karim Thie effectue son retour dans le groupe. La tribune sud sera également fermée pour cette rencontre, sans empêcher les Crocos d’espérer une forte mobilisation autour d’eux.
Après Canet, Nîmes change donc de décor et de problématique. La première étape a été franchie avec sérieux. Face à Fréjus, une équipe beaucoup plus aguerrie, il s’agira désormais de montrer que cette première victoire n’était pas qu’un bon départ, mais bien le début d’une dynamique.



