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Nîmes Olympique et la Ville trouvent un accord pour la Bastide et les Antonins

Après plusieurs semaines de discussions, la Ville de Nîmes et le Nîmes Olympique ont officialisé ce samedi la signature de nouvelles conventions concernant l’utilisation du centre d’entraînement de la Bastide et du stade des Antonins. Un accord présenté par les deux parties comme le résultat d’échanges constructifs, alors que le club s’apprête à entamer une nouvelle saison avec l’ambition de retrouver rapidement le monde professionnel.

« L’accompagnement envers le Nîmes Olympique n’a jamais été remis en question », a insisté Dimitri Pialat, conseiller municipal délégué aux sports. « Nîmes Olympique est une institution qui fait partie du patrimoine local. La mairie n’a jamais cessé de l’accompagner. »

Les négociations portaient principalement sur deux dossiers : les conditions d’occupation de la Bastide et celles du stade des Antonins.

25 000 euros par mois pour la Bastide

Concernant le centre d’entraînement, plusieurs questions liées notamment à la sécurité du centre d’hébergement avaient nécessité de prolonger les discussions. La Ville souhaitait également revoir l’organisation du site afin que les installations puissent profiter davantage aux autres acteurs du football nîmois.

La SAS Nîmes Olympique disposera désormais d’un seul terrain d’entraînement, le terrain numéro 2, une fois celui-ci opérationnel. La municipalité assure toutefois qu’elle ne bloquera pas le club si des besoins ponctuels apparaissent et qu’aucun autre terrain n’est disponible.

Le loyer de la Bastide a été réévalué et accepté par le club. Il s’élèvera à 25 000 euros par mois.

Pour Alain Nersessian, directeur de cabinet du maire, cette évolution répond à la nécessité de mieux encadrer les conditions d’utilisation des équipements publics. « Les arrangements de la main à la main sont de plus en plus difficiles. Il faut désormais des écrits. Il fallait mettre un cadre et des limites », explique-t-il.

Thierry Cenatiempo, président du Nîmes Olympique, veut également voir dans cette évolution un changement de philosophie. « Les Antonins ou la Bastide vont servir au football nîmois et pas seulement au Nîmes Olympique. Le Nîmes Olympique doit rester la locomotive du football nîmois, mais nous sommes très heureux que l’Académie Univers, le football féminin ou même le RCN pour des play-offs puissent utiliser ces infrastructures. »

Une réflexion existe par ailleurs autour de la création d’un nouveau terrain synthétique à la Bastide.

Les Antonins loués 10 000 euros par match

Le second dossier concernait l’utilisation du stade des Antonins. Le montant du loyer, calculé selon plusieurs critères légaux, ne pouvait pas être modifié par la Ville. Il restera donc fixé à 10 000 euros par rencontre.

Un autre sujet a également animé les discussions : l’exploitation de la buvette et de la fan zone. En raison de contraintes liées à l’occupation du domaine public et à la proximité d’une zone protégée, l’organisation utilisée jusqu’à présent ne pourra pas être reconduite à l’identique cette saison.

Le club travaille donc sur une nouvelle formule afin de maintenir ses recettes et d’améliorer l’expérience des spectateurs.

« L’objectif est de transformer la manière d’accueillir le public », détaille Laurent Tourreau, directeur général du Nîmes Olympique. Le projet prévoit notamment de permettre une meilleure circulation entre les trois tribunes et d’installer à l’arrière de la tribune Est une nouvelle fan zone avec village d’animations, food-trucks et buvette. « Nous voulons en faire une grande fête populaire. »

Le dirigeant se satisfait également d’avoir désormais « un propriétaire avec lequel nous pourrons discuter » pour améliorer progressivement l’accueil des supporters et des partenaires.

50 000 euros pour les actions RSE

Les relations entre la Ville et le club ne se limitent pas à l’utilisation des installations sportives.

Une convention portant sur les actions de responsabilité sociétale du club a également été actée, accompagnée d’une subvention de 50 000 euros. Nîmes Olympique s’engagera notamment dans différentes opérations sociales et solidaires auprès des Nîmois : visites dans les hôpitaux, tombolas solidaires ou encore actions organisées avec la municipalité.

Un travail qui prendra une dimension particulière en 2027 à l’occasion des 90 ans du club.

« Un club va au-delà du résultat sportif. Il a un rôle social, il doit contribuer à l’image de la ville et être présent dans le quotidien des Nîmois », souligne Thierry Cenatiempo.

Une convention valable pour une saison

L’accord signé entre les deux parties ne porte, pour le moment, que sur la saison à venir.

« Nous découvrons une situation avec des axes d’amélioration », explique Alain Nersessian. La Ville et le club dresseront donc un bilan afin d’adapter les conventions la saison prochaine en fonction des difficultés rencontrées et des solutions qui auront fonctionné.

Du côté du Nîmes Olympique, cette signature permet surtout de préparer le championnat dans de meilleures conditions. « Nous avons quinze jours d’avance par rapport à l’année dernière pour attaquer la saison avec plus de sérénité », apprécie Thierry Cenatiempo.

Le président estime que les discussions ont permis de trouver un compromis satisfaisant : « Nous avons écouté les contraintes de tout le monde. Je n’en retiens que du positif. »

Le retour aux Costières déjà dans les discussions

La conférence de presse a également permis d’évoquer un sujet incontournable : celui d’un éventuel retour du Nîmes Olympique au stade des Costières.

Thierry Cenatiempo confirme que des premiers échanges ont débuté avec les élus et les services municipaux. Mais la priorité reste sportive.

« Je reste concentré sur l’objectif à court terme : retrouver le statut professionnel. Nous sommes tous focalisés sur cet objectif », affirme le président nîmois.

La première étape passe par une montée en Ligue 3. Mais pour Thierry Cenatiempo, l’ambition du Nîmes Olympique doit naturellement aller beaucoup plus haut : « La Ligue 3 ne correspond pas à ce qu’est le club. Il faut viser la Ligue 2 et la Ligue 1. »

Si les Antonins offrent aujourd’hui des conditions satisfaisantes pour évoluer en quatrième division, le stade montrerait rapidement ses limites en cas de remontée, notamment concernant l’accueil des supporters visiteurs.

« Cela deviendrait un vrai gros problème en cas de montée en Ligue 3 », reconnaît Thierry Cenatiempo, qui souhaite donc travailler « de plus en plus » sur la perspective d’un retour aux Costières.

Dimitri Pialat confirme que cette volonté existe du côté de la municipalité, mais elle devra s’accompagner d’un projet de club suffisamment structuré. « Il est encore trop tôt pour parler concrètement d’un retour aux Costières, mais il y a une réelle volonté de le faire. »

Alain Nersessian prévient toutefois que les discussions pourraient rapidement s’accélérer en cas de succès sportif : « Si l’équipe monte en Ligue 3, il faudra accélérer. »

En attendant, le Nîmes Olympique dispose désormais d’un cadre clairement défini : des terrains de qualité pour travailler à la Bastide et le stade des Antonins pour disputer ses rencontres. Une stabilité que les dirigeants espèrent transformer en résultats sportifs.

Autre évolution symbolique : le stade des Antonins doit prochainement devenir le siège social du Nîmes Olympique. Cette modification devrait être soumise aux actionnaires lors de la prochaine assemblée générale, envisagée avant le premier match à domicile de la saison ou, au plus tard, à la mi-septembre.

Pour Thierry Cenatiempo, ces ajustements restent logiques alors que la nouvelle SAS est encore récente : « Nous sommes dans une période d’échanges et d’ajustements. »

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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