Saint-Laurent-des-Arbres : la maire défend un partage du territoire communal entre les deux associations de chasse

Le renouvellement du bail communal de chasse suscite des tensions à Saint-Laurent-des-Arbres. Face aux « nombreuses interrogations » et aux échanges parfois passionnés apparus ces dernières semaines, la maire, Sylvie Barrieu-Vignal, a souhaité prendre publiquement la parole afin d’expliquer la solution retenue par la municipalité.
Après plusieurs semaines d’échanges, de consultations juridiques et de discussions avec la Fédération départementale des chasseurs ainsi qu’avec les services de l’État, l’élue indique avoir privilégié trois principes : « l’équité entre les deux associations, la sécurité de tous et le respect du droit et de l’intérêt général ».
Un partage du territoire proposé
La solution avancée consiste ainsi à partager le territoire communal entre les deux associations de chasse présentes à Saint-Laurent-des-Arbres. Selon la maire, cette répartition doit être « équilibrée » et s’appuyer sur une limite naturelle clairement identifiable, afin de permettre une gestion cohérente et sécurisée des différents secteurs.
Une rencontre a depuis été organisée en mairie avec les associations concernées. À son issue, l’une d’entre elles a accepté de signer le bail qui lui était proposé. La seconde a, pour le moment, choisi de ne pas le signer. La municipalité précise qu’un délai supplémentaire lui a été accordé afin qu’elle puisse éventuellement reconsidérer sa position.
Sylvie Barrieu-Vignal affirme souhaiter que les deux structures puissent continuer à coexister sur le territoire communal « dans un esprit de responsabilité, de respect mutuel et d’apaisement ».
La question de la régulation des sangliers
Au-delà du désaccord entre associations, la maire met également en avant un enjeu de gestion cynégétique. Elle estime ne pas pouvoir laisser durablement une partie du territoire communal sans gestion, notamment en raison de « la présence importante de sangliers », qui nécessite selon elle une régulation organisée.
L’élue assume ainsi une décision qu’elle reconnaît difficile, tout en assurant qu’elle doit répondre à l’intérêt général et préserver la sérénité dans le village.
« Notre commune n’a rien à gagner à voir des Saint-Laurentais s’opposer à d’autres Saint-Laurentais », souligne finalement Sylvie Barrieu-Vignal. La maire appelle désormais au dialogue, au respect de chacun et à un retour à l’apaisement autour d’un dossier qui a particulièrement animé la commune ces dernières semaines.



