Saint-Victor-la-Coste : un accueil périscolaire entièrement repensé pour « investir dans l’avenir »

Ce samedi 29 août, la commune de Saint-Victor-la-Coste a inauguré son accueil périscolaire entièrement rénové. Un investissement de près de 195 000 euros hors taxes destiné à offrir aux enfants un espace plus confortable, ludique, inclusif et adapté à leurs différents temps de vie.
« C’est un réel plaisir d’inaugurer aujourd’hui la rénovation de notre accueil périscolaire. » Véronique Herbé, maire de Saint-Victor-la-Coste, n’a pas caché sa satisfaction au moment de dévoiler ce nouvel équipement pensé « à hauteur d’enfant ».
Pour la municipalité, l’objectif était de ne plus considérer le périscolaire comme un simple lieu d’attente avant ou après la classe, mais comme « un temps de vie à part entière ». « Les journées des enfants sont parfois longues. Ils ont besoin de pouvoir se poser, jouer, faire leurs devoirs, lire, rêver ou simplement se ressourcer », a rappelé l’édile.
Les deux salles existantes ont donc été entièrement réhabilitées. Différents espaces ont été imaginés pour permettre à chacun de trouver sa place : zones ludiques, espaces dédiés aux devoirs, au rangement, au repos ou encore au travail. L’ensemble repose sur un univers largement inspiré de la nature, de la forêt et de l’arbre, avec l’ambition de stimuler l’imaginaire tout en procurant un sentiment de sécurité.
« Rien n’a été laissé au hasard par l’architecte, qui a su écouter nos souhaits et créer cet effet “wahou” que nous recherchions », a poursuivi Véronique Herbé. Les espaces sont délimités sans être véritablement cloisonnés. L’acoustique a également été améliorée et le système de chauffage revu afin d’apporter davantage de confort en été comme en hiver.
Près de 195 000 euros investis
Le projet s’élève précisément à 194 918,11 euros HT, dont 163 967,35 euros consacrés aux travaux et 30 950,76 euros à la maîtrise d’œuvre et aux différentes études.
La commune a bénéficié de plusieurs aides : 48 729,53 euros du Département du Gard, auxquels s’ajoutent 19 491,71 euros de bonus écologique, 43 810 euros de fonds de concours de l’Agglomération du Gard rhodanien et 8 312 euros de la Région Occitanie, notamment pour l’accessibilité. Au total, les partenaires financent un peu plus de 120 000 euros, soit près de 62 % du projet. L’autofinancement communal représente 74 574,87 euros.
La mise en accessibilité, avec notamment la création d’une rampe, faisait pleinement partie de l’opération. « Nous voulions aussi marquer notre engagement en faveur de l’inclusion », a insisté la maire.

Pour Christophe Serre, président de l’Agglomération du Gard rhodanien, l’équipement répond parfaitement aux attentes. « L’effet “wahou” fonctionne très bien, avec des matériaux nobles et un architecte issu du territoire », a-t-il souligné. Il a également rappelé la difficulté, pour les communes, de maintenir des écoles et des équipements adaptés alors que les contraintes techniques et réglementaires sont toujours plus nombreuses.
« Quand on est maire, le premier souci est de faire fonctionner l’école, d’avoir des locaux adaptés et de répondre aux exigences des familles », a-t-il indiqué, évoquant également les perspectives démographiques et la baisse annoncée du nombre d’enfants de moins de cinq ans.
« Cette commune travaille pour la jeunesse »

Représentant le Département du Gard, Nathalie Nury a salué la continuité des investissements menés à Saint-Victor-la-Coste. « Il y a deux ans, nous étions déjà ici pour la fresque, la cantine et les dortoirs voisins. Cette commune travaille pour la jeunesse et nous le montre », a-t-elle déclaré.
Elle a notamment rappelé le maintien des contrats territoriaux par le Département ainsi que l’attribution d’un bonus écologique de plus de 19 000 euros. « Il faut faire des gestes pour l’écologie plutôt que simplement en parler, et c’est ce qui a été fait ici. »

Claire Lapeyronie a elle aussi insisté sur cette continuité après les travaux réalisés en 2024 sur le réfectoire et les dortoirs. « Oui, cela a un coût, mais c’est un investissement. Il faut croire dans la jeunesse. Les enfants et les adolescents peuvent être en souffrance et nous avons, en tant qu’adultes, la responsabilité de les accompagner dans le pacte républicain. »

La députée de la troisième circonscription du Gard, Catherine Dellong-Meng, a pour sa part salué une commune « connue pour son architecture et son patrimoine » mais qui choisit aussi d’investir fortement dans sa jeunesse. « Il est fondamental de continuer à investir dans de tels lieux, malgré les contraintes financières. »
Présent lui aussi, le sénateur Laurent Burgoa a reconnu qu’il aurait « aimé avoir des locaux d’une telle qualité » lorsqu’il fréquentait lui-même le périscolaire. Il a vanté « un mobilier et un aménagement de qualité », ainsi que « des couleurs chatoyantes dans un monde parfois un peu gris ».
Le parlementaire a également élargi son propos aux contraintes pesant sur les collectivités. « Des efforts seront demandés à tous, mais ils seront acceptables si, dans le même temps, nous retirons un certain nombre de normes qui complexifient et renchérissent les projets », a-t-il estimé.

Au-delà des financements et des travaux, Véronique Herbé a surtout voulu retenir la vocation du lieu : « Ici, les enfants vont apprendre, jouer, créer, partager, se reposer et grandir. Investir dans les enfants, c’est investir dans l’avenir. »



