Sénatoriales 2026 : Nathalie Nury prend la direction de campagne de la liste menée par Denis Bouad

À quelques semaines des élections sénatoriales, la liste « Le Gard en commun », conduite par Denis Bouad, précise son organisation. Nathalie Nury, maire de Roquemaure et vice-présidente du Conseil départemental du Gard, a été choisie pour prendre la direction de la campagne. Une responsabilité que l’élue roquemauroise dit accepter « avec beaucoup de conviction », au nom notamment de la relation de confiance construite depuis plusieurs années avec l’ancien président du Département et sénateur sortant.
Aux côtés de Cathy Chaulet, Fabrice Verdier, Sylvie Arnal et Gilles Guillaud, Nathalie Nury va désormais participer à la structuration de la campagne qui doit véritablement entrer dans sa phase active au début du mois de septembre.
Pour la maire de Roquemaure, ce choix repose d’abord sur la connaissance qu’elle a de Denis Bouad et de son action auprès des collectivités.
« J’ai accepté cette responsabilité avec beaucoup de conviction. Je connais Denis depuis de nombreuses années et je connais surtout sa manière de travailler, son attachement aux communes et sa capacité à défendre les dossiers des territoires », explique-t-elle.
« Denis est un sénateur qui travaille »
Nathalie Nury rappelle notamment la période durant laquelle Denis Bouad présidait le Conseil départemental du Gard. Elle cite la mise en place des contrats territoriaux permettant d’accompagner financièrement les communes, mais également le déploiement de la fibre optique sur le territoire gardois.
« Il a toujours été attentif à la nécessité de donner aux communes les moyens de réaliser leurs projets », souligne-t-elle.
La nouvelle directrice de campagne met également en avant le bilan parlementaire de Denis Bouad au Sénat. Selon les chiffres présentés par son équipe, celui-ci a notamment déposé ou cosigné 3 189 amendements, adressé 61 questions au Gouvernement, pris la parole à 47 reprises dans l’hémicycle et cosigné 46 textes de loi.
« Denis est un sénateur qui travaille. Il n’a jamais été dans la recherche permanente du coup médiatique. Ce qui l’intéresse, ce sont les actes et le travail parlementaire », insiste Nathalie Nury.
Pour l’élue, cette activité doit être mise en relation avec le travail mené directement auprès des communes du Gard.
Elle en veut pour preuve plusieurs dossiers concernant Roquemaure, pour lesquels Denis Bouad a apporté son soutien, notamment dans le cadre de demandes de Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR).
« Nous avons pu bénéficier de son appui sur des dossiers importants, notamment le boulevard National et la rénovation énergétique de l’école élémentaire. Ce sont des projets très concrets pour les habitants », explique-t-elle.
Nathalie Nury revendique « la fidélité »
En acceptant de diriger la campagne de Denis Bouad, Nathalie Nury revendique aussi une forme de continuité politique et personnelle.
« La fidélité est une valeur à laquelle je suis attachée. Elle ne signifie pas que l’on est d’accord sur tout ou que l’on renonce à son esprit critique. Elle signifie simplement que lorsque la confiance a été construite et que le travail a été au rendez-vous, on assume ses choix », affirme-t-elle.
« Je préfère la constance aux changements de posture. En politique comme ailleurs, la confiance se construit dans la durée. »
Cette notion de rassemblement devrait justement occuper une place importante dans une campagne sénatoriale où la dispersion des voix sera particulièrement observée.
La candidature de Carole Bergeri dans le viseur
Nathalie Nury se montre ainsi critique vis-à-vis de la candidature de gauche dissidente portée par Carole Bergeri. Dans un contexte où l’hypothèse de l’élection d’un sénateur issu du Rassemblement national est évoquée dans le Gard, la maire de Roquemaure estime que la multiplication des candidatures peut fragiliser les équilibres.
« Là où je suis très réservée, c’est sur le risque politique que cela peut créer. Dans le contexte actuel du Gard, je pense que les aventures individuelles n’ont pas leur place. Nous avons une responsabilité collective : éviter la dispersion et éviter de prendre le risque de voir un parlementaire RN entrer au Sénat », affirme-t-elle.
Elle s’interroge également sur la capacité d’une candidate se revendiquant non encartée à peser dans le fonctionnement de la Haute Assemblée.
« Se revendiquer non encartée est une position respectable. Mais une fois au Sénat, il faut pouvoir peser. Le travail parlementaire se fait au sein de groupes politiques. C’est là que l’on peut défendre des amendements, faire avancer des textes et obtenir des résultats. »
Concernant le soutien apporté par Place publique Gard à Carole Bergeri, Nathalie Nury invite également cette dernière à « s’interroger sur la portée réelle de ce soutien », estimant qu’une distinction peut exister « entre le soutien d’une structure locale et une position politique arrêtée au niveau national ».
« Une élection de responsabilité »
À travers cette campagne, Nathalie Nury souhaite surtout remettre les problématiques des communes au centre du scrutin sénatorial. Elle rappelle que les sénateurs sont élus par un collège de grands électeurs composé très majoritairement d’élus locaux et considère donc la connaissance du terrain comme déterminante.
« Cette élection n’est pas une élection de témoignage, c’est une élection de responsabilité. Les communes ont besoin de sénateurs qui connaissent leurs réalités, qui maîtrisent les dossiers et qui savent aller chercher des financements », estime-t-elle.
La liste « Le Gard en commun » entend ainsi mener une campagne articulée autour de l’expérience de ses candidats, de l’action parlementaire et de la défense des collectivités.
« Nous voulons faire une campagne positive, tournée vers les maires et les territoires. Mais nous devons aussi être lucides sur le contexte politique. Notre responsabilité est de proposer une représentation du Gard qui soit républicaine, expérimentée et efficace. »
Une campagne qui prendra son rythme de croisière en septembre
La désignation de Nathalie Nury comme directrice de campagne constitue donc une nouvelle étape dans la préparation de la liste conduite par Denis Bouad. Avant le lancement de la campagne à la rentrée de septembre, les prochaines journées seront consacrées à son organisation et à la préparation des rencontres avec les grands électeurs gardois.
Une mission que l’élue de Roquemaure entend mener en s’appuyant sur sa propre expérience de maire.
« C’est une responsabilité qui m’honore. Je la prends avec beaucoup d’humilité, mais aussi avec beaucoup d’énergie. Je connais les préoccupations des maires parce que je suis moi-même maire. Je veux mettre cette expérience au service de cette campagne et, surtout, au service du Gard. »
Avec Denis Bouad, Cathy Chaulet, Fabrice Verdier, Sylvie Arnal et Gilles Guillaud, Nathalie Nury aura désormais la charge d’orchestrer une campagne qui entend faire de la proximité avec les élus locaux, de l’expérience et du rassemblement ses principaux arguments à l’approche du scrutin sénatorial.



