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Méjannes du Rire : trois jeunes talents à la conquête du public

Du 25 au 27 septembre, Méjannes-le-Clap va de nouveau vivre au rythme des éclats de rire avec la sixième édition du festival Méjannes du Rire. Parmi les temps forts, le concours de jeunes talents permettra au public de découvrir trois univers : ceux de Lisa Mapola, Alex Aguirre et Jocerand Makila. Trois parcours différents, mais une même envie de se confronter à la scène et de partager avec le public.

Lisa Mapola, « une part de soi pour parler aux autres »

Pour Lisa Mapola, l’aventure a commencé il y a cinq ans à Marseille. À l’époque, les occasions de monter sur scène restent relativement rares. « J’en faisais rarement, une par mois. En dehors de Paris, il n’y avait pas beaucoup de scènes de stand-up et de comedy clubs », se souvient-elle.

Elle trouve finalement un théâtre proposant un micro ouvert une fois par mois et commence à travailler son humour. Ce qui lui plaît dans le stand-up tient avant tout à l’échange : « Faire rire les autres et rire aussi. Partager. »

Une dimension que l’on retrouve dans son parcours professionnel. Lisa est passée par la traduction, l’interprétariat et les relations internationales, mais également par l’hôtellerie de luxe. Si elle aime les langues, elle apprécie surtout le contact et les échanges avec les autres.

Sa participation au Méjannes du Rire sera une première. L’invitation est née après avoir partagé un plateau avec l’un des organisateurs. Une venue dans le Gard qui possède aussi une dimension familiale puisque sa mère vit à Ribaute-les-Tavernes.

« Les festivals dans les villages, j’adore aussi parce que, d’expérience, les gens sont très accueillants », confie-t-elle.

À Méjannes-le-Clap, elle souhaite notamment livrer son point de vue de jeune femme dans un milieu du stand-up encore très masculin, tout en refusant de se cantonner aux clichés traditionnellement associés à l’humour féminin.

Pour Lisa, « le stand-up, c’est une part de soi pour parler aux autres ». Elle revendique également une ligne personnelle : ne jamais tomber dans la vulgarité, tout en venant parfois « déranger un peu » son public.

Alex Aguirre, transformer son vécu en humour

Alex Aguirre s’intéresse à l’humour depuis l’enfance. Très jeune, il regarde les vidéos d’humoristes et développe ce goût pour le rire qu’il partage d’abord avec ses proches.

C’est après une période personnelle difficile et une dépression qu’il décide de donner une autre direction à sa vie. Faire rire ses amis lui a toujours plu et la scène apparaît progressivement comme une manière de retrouver du sens.

Sa rencontre avec Anthony Joubert va l’amener jusqu’à Méjannes-le-Clap. Après avoir partagé une scène avec lui, l’humoriste lui propose de participer au festival.

Originaire de Toulon, Alex Aguirre puise largement dans son propre parcours pour construire ses textes. L’éducation fait partie de ses sujets de prédilection, tout comme la famille. Son expérience de surveillant dans un collège et celle de garçon au pair constituent ainsi une importante matière pour son spectacle.

Il souhaite également faire évoluer son écriture vers davantage de sujets de société. « Je ne suis fermé à aucun sujet », explique-t-il, avec l’envie de développer progressivement une réflexion sur l’être humain et le monde qui l’entoure.

Pour son avenir, Alex Aguirre ne se fixe pas nécessairement l’objectif de remplir les plus grandes salles. Il recherche avant tout une forme de sérénité dans sa carrière : pouvoir continuer à écrire, monter sur scène et prendre du plaisir.

Avant Méjannes du Rire, l’impatience domine encore sur le trac. « J’ai hâte de découvrir le public. Le stress viendra une fois sur place. »

Jocerand Makila, apprendre à échouer pour mieux progresser

Jocerand Makila est d’abord arrivé à l’humour par sa passion pour le cinéma. Progressivement, l’envie de s’exprimer devant un public et de faire vivre des émotions s’est imposée. Ses proches lui faisant régulièrement remarquer qu’il les faisait rire naturellement, la scène est devenue une possibilité de plus en plus concrète.

Mais l’humoriste ne cache rien de l’exigence du métier. Derrière quelques minutes de rire se cachent parfois plusieurs années de travail et d’écriture.

Il faut aussi savoir accepter les soirées plus difficiles. « Il faut apprendre à bider pour être meilleur », estime-t-il. Un sketch peut parfaitement fonctionner devant un public et échouer face à un autre. Une expérience qu’il a lui-même connue à Paris et qui fait désormais partie de son apprentissage.

Jocerand avait découvert Méjannes du Rire sur les réseaux sociaux pendant la période du Covid. Quelques années plus tard, le voilà invité à participer au concours de jeunes talents. Une attention qu’il apprécie, tout en souhaitant conserver « les pieds sur terre ».

Sur scène, il privilégie les thèmes susceptibles de parler au plus grand nombre. Lorsqu’un sujet peut devenir polémique, l’autodérision lui permet de prendre de la distance. Il apprécie également l’interaction avec les spectateurs et n’hésite pas à les taquiner, mais toujours dans un cadre qu’il veut bienveillant.

« Je veux pouvoir me regarder dans la glace quand je rentre le soir », résume-t-il.

Quant à l’avenir, Jocerand préfère ne pas trop le planifier. « La vie nous réserve parfois de belles surprises. » Son objectif immédiat reste donc de travailler, de profiter de chaque scène et de vivre pleinement le moment présent.

Trois univers pour un même concours

Lisa Mapola, Alex Aguirre et Jocerand Makila se retrouveront les vendredi 25 et samedi 26 septembre sur la scène du Méjannes du Rire pour le concours de jeunes talents. Une occasion pour le festival de mettre en lumière une nouvelle génération d’humoristes, entre récits personnels, observations de la société et interactions avec le public.

Trois personnalités et trois écritures différentes qui auront quelques minutes pour accomplir l’une des missions les plus simples à formuler, mais parmi les plus difficiles à réussir : faire rire une salle entière.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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