Saint-Étienne-des-Sorts : l’ADN Stéphanois voit le jour pour défendre l’environnement et le patrimoine

La mobilisation contre l’extension de la carrière et le projet de déchetterie professionnelle privée prend une nouvelle dimension à Saint-Étienne-des-Sorts. Mercredi 23 septembre, 52 personnes se sont réunies à la salle Drouot pour donner naissance à l’Association de Défense de la Nature, de l’Environnement et du Patrimoine de Saint-Étienne-des-Sorts, baptisée « ADN Stéphanois ».
Une participation particulièrement importante à l’échelle de la commune : près de 10 % de la population était ainsi représentée lors de cette assemblée constitutive. Une affluence qui témoigne de la mobilisation suscitée depuis plusieurs semaines par certains projets industriels.
L’ADN Stéphanois est en effet directement issu du collectif constitué pour s’opposer à l’extension de la carrière du groupe Rouméas et à la création d’une déchetterie professionnelle privée sur le territoire communal.
Plus de 100 adhérents déjà revendiqués
À la tête de la nouvelle association, les participants ont élu Alain Dazon, enfant du village et retraité du secteur nucléaire. Il sera entouré de Bernard Seu, vice-président, Maguy Combin, secrétaire, Sabrine Dours, secrétaire adjointe, et Laure Di Galante, trésorière.
À peine constituée, l’association revendique déjà plus d’une centaine d’adhérents. Son président estime que le cap des 300 adhésions pourrait être rapidement atteint.
« Nous nous mobilisons pour ne pas nous laisser imposer le monde dans lequel nous souhaitons vivre », explique Alain Dazon. Pour le nouveau président, la démarche entend dépasser la seule opposition aux projets actuels : « Ce combat, nous le mènerons avec toutes les Stéphanoises et tous les Stéphanois, pour les générations futures. Il est important de rappeler que tout n’est pas à vendre. »
Il appelle ainsi « toutes les personnes qui sont attachées à la nature, à l’environnement, au patrimoine et au respect d’un vote populaire » à rejoindre l’association.
Une consultation citoyenne au cœur de la mobilisation
La création de l’ADN Stéphanois intervient dix jours après la consultation citoyenne organisée le 13 septembre par le maire Stéphane Marcellin et son conseil municipal. Selon les résultats communiqués, 90 % des suffrages exprimés se sont prononcés contre les projets d’extension de la carrière et de création d’une déchetterie professionnelle privée.
Le conseil municipal a depuis également pris position. « Je remercie à nouveau le maire et son conseil municipal qui, après le vote massif contre ces projets, ont pris une délibération dans laquelle ils s’opposent eux aussi, à l’unanimité, à ces projets et disent clairement qu’ils ne modifieront pas le PLU comme le réclame la société exploitante », souligne Alain Dazon.
Le président de l’association adresse également un message à la société Rouméas : « Nous espérons que la SA Rouméas saura respecter la démocratie et ne tentera pas de passer en force. »
La mobilisation appelée à se poursuivre
La constitution de l’association ne marque donc pas la fin de la mobilisation, mais plutôt le début d’une nouvelle étape. En se dotant d’une structure associative, les opposants souhaitent désormais inscrire leur action dans la durée autour de la défense de la nature, de l’environnement et du patrimoine de Saint-Étienne-des-Sorts.
Des actions de sensibilisation doivent ainsi être organisées au cours des prochaines semaines et des prochains mois. Avec plus de 100 adhérents revendiqués dès sa naissance et l’objectif affiché d’en réunir rapidement 300, l’ADN Stéphanois entend désormais peser dans la suite du dossier.



