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Bagnols-sur-Cèze : le stade Léo Lagrange devient officiellement le stade Olivier Jeannin. « Ce n’est pas un hommage, c’est une évidence »

C’était un moment d’émotion rare, empreint de reconnaissance, de mémoire et de tendresse. Ce vendredi 4 juillet, les tribunes du stade bagnolais étaient bien garnies pour célébrer un homme, un vrai, un juste, un pilier : Olivier Jeannin, affectueusement surnommé « Lili ». Entouré de sa famille, d’amis nombreux, de membres du FCBP et d’élus, celui qui incarne à lui seul un pan entier de l’histoire du football bagnolais a vu le stade Léo Lagrange et sa pelouse porter désormais son nom.

« Ce n’est pas un hommage, c’est une évidence », a résumé le maire Jean-Yves Chapelet, dans un discours vibrant d’admiration. Un choix fort, assumé, celui de baptiser de son vivant un lieu emblématique à un homme qui l’est tout autant.
Olivier Jeannin est arrivé à Bagnols-sur-Cèze à l’âge de 12 ans, en 1946. « Alors que la France portait encore les stigmates de la guerre », rappelle le maire pour mieux souligner la profondeur du parcours. C’est au collège Saint-Gilles qu’il découvre le ballon rond, prend sa première licence à l’Union Club Bagnolais, et ne quittera plus jamais les terrains, d’abord comme joueur, arrière gauche redoutable, avec le 2 ou le 4 dans le dos, puis comme dirigeant passionné. « Tu étais un arrière gauche redoutable », a rappelé avec tendresse Maxime Couston, premier adjoint au maire.
Lili a tout connu du football local. Président de L’UCB, dirigeant à l’UCBJ, puis, en juillet 2000, il participe à la création du FCBP, fruit d’un rapprochement avec l’Indépendante de Pont-Saint-Esprit. « C’était un coup de génie, une vision », a salué Jean-Yves Chapelet.
Homme d’action, bâtisseur discret, Lili Jeannin a tout donné sans jamais chercher la lumière. « Tu fais partie de l’histoire de Bagnols. Tu as marqué ce territoire sur plusieurs générations », a déclaré Jean-Christian Rey, président de l’agglomération du Gard rhodanien. « Avec toi, il y avait le respect de la parole donnée. »
Trésorier « à la virgule près », comme le souligne avec malice Maxime Couston, Lili gérait les finances du club comme il gérait son commerce de fourrage ou le bar de l’Horloge, haut lieu bagnolais de convivialité qu’il tenait avec son épouse Jeannine et leur fille. « Les comptes, c’est les comptes », aime-t-il rappeler. Mais derrière la rigueur, c’est un homme de lien, de confiance, et de cœur. Il savait fédérer partenaires, commerçants et grandes entreprises autour du club et de ses valeurs.
Sa femme Jeannine, décédée il y a sept ans, n’était jamais loin de lui. « C’était ta lumière, ton roc, et surtout ta complice », a souligné avec émotion le maire. Ensemble, ils formaient un duo indissociable, ancré dans la vie locale.
Père, grand-père et arrière-grand-père, Lili Janin a transmis à sa descendance, comme aux jeunes générations de footballeurs, un amour sincère du sport et du collectif. « Tu as toujours été là, même quand il y a eu des périodes difficiles, tu as toujours soutenu le club », a rappelé Maxime Couston.
« Aujourd’hui, ce stade foulé par des générations d’enfants prend le nom d’un homme, d’un de chez nous. Un homme qui n’a jamais joué pour les médailles, mais pour l’amour du jeu, pour les autres, pour le club, pour sa ville », a encore ajouté le maire. Un hommage juste, sobre, et profondément symbolique.
Et Lili, ému, de conclure simplement : « Merci à tous d’être venus, ça me touche du fond du cœur. »
Le stade Olivier Jeannin ne sera désormais plus seulement un terrain de football. Il sera le témoin vivant d’une vie consacrée aux autres, à une ville, à un sport, à une passion. Merci Lili.

Florian Freund

La légende raconte qu’il n’a jamais marché dans la rue sans saluer personne. C’est simple, Florian connaît tout le monde ! Sa connaissance du territoire qu’il pratique depuis plus de 40 ans l’a mené à reprendre l’entreprise en 2020 et de poursuivre son développement avec des idées originales, parfois farfelues qui font de TV SUD, le magazine incontournable du Gard rhodanien ! La phrase qu’il sort tout le temps : « Je dois te laisser, il y a quelqu’un qui m’appelle ». Oui, Florian est aussi commercial.

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