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Bagnols-sur-Cèze : Roger Fagnon, figure de la gendarmerie et du territoire, honoré par la médaille de la Ville

C’est un moment chargé d’émotion qu’a vécu, ce jeudi après-midi, Roger Fagnon, ancien gendarme, créateur du Peloton de Surveillance et d’Intervention (PSIG) et de la Brigade Motorisée de Bagnols-sur-Cèze. En reconnaissance de son parcours et de son attachement indéfectible à ce territoire d’adoption qu’est le Gard rhodanien, il a reçu la médaille de la Ville des mains du maire, Jean-Yves Chapelet, lors d’une cérémonie empreinte d’amitié et de respect.

« Un homme à l’image de ce territoire »

Avant de lui remettre la distinction, le maire de Bagnols-sur-Cèze a tenu à rappeler le lien particulier qu’il entretient avec Roger Fagnon :

« Il y a quelques noms qui marquent, et le tien en fait partie. Dès les premières discussions, on sait qu’on est câblé pareil, qu’on partage des valeurs. Tu fais partie des gens solides, attachants, qui font vivre ce territoire et sur lesquels on peut toujours compter. »

Évoquant les périodes difficiles traversées, comme la crise du Covid ou les inondations, Jean-Yves Chapelet a salué en Roger Fagnon un repère local, un homme de devoir et de fidélité, « un point d’appui solide pour la ville ».

Une vie au service de la République

Originaire de Saint-Hippolyte, dans le département du Doubs en Franche-Comté, Roger Fagnon s’engage très jeune dans les parachutistes coloniaux pendant la guerre d’Algérie, au 1er RPIMa de Bayonne. À son retour, il entre en gendarmerie en 1963, se distinguant dès sa formation par son sérieux et ses excellents résultats.

Il débute à Lons-le-Saunier avant d’être affecté à la brigade des recherches, où il se spécialise dans la police technique. En 1974, il prend la tête d’une brigade dans le Jura, à Moirans-en-Montagne, puis, pour se rapprocher de la région natale de Geneviève, son épouse agenaise, rejoint le Gard.

À Uzès, durant un an et demi, il travaille sans relâche dans des conditions difficiles – sans police municipale ni nationale, avec seulement quelques hommes pour tout le territoire. En 1976, il crée la brigade motorisée de Bagnols-sur-Cèze, avant de fonder, quelques années plus tard, le PSIG, qu’il commande pendant six ans.

« À l’époque, se souvient-il, on tournait toutes les nuits. Deux équipes, l’une au nord, l’autre au sud, veillaient sur le secteur jusqu’à Remoulins. C’était une autre époque, mais c’était du vrai service. »

Son parcours le mènera ensuite à la tête du peloton motorisé de Nîmes, puis à l’étranger, comme formateur à la gendarmerie royale marocaine, où il enseigne le droit pénal spécial aux officiers.

Une retraite active et engagée

Revenu en France, il choisit de prendre sa retraite pour s’occuper de son épouse, grièvement blessée dans un accident de la vie. Installé à Verfeuil, puis à Bagnols-sur-Cèze, il n’a jamais cessé de s’investir dans la vie locale. Passionné de rugby, de pétanque et très présent dans le monde associatif, il a notamment œuvré au sein de l’Union Bagnolaise de Boules (UBB).

« De l’amitié, de la reconnaissance pure »

En lui remettant la médaille de la Ville, Jean-Yves Chapelet a conclu :

« Je n’en distribue pas beaucoup, mais tu fais partie de ceux pour qui c’est une évidence. C’est de l’amitié, de la reconnaissance pure. »

Florian Freund

La légende raconte qu’il n’a jamais marché dans la rue sans saluer personne. C’est simple, Florian connaît tout le monde ! Sa connaissance du territoire qu’il pratique depuis plus de 40 ans l’a mené à reprendre l’entreprise en 2020 et de poursuivre son développement avec des idées originales, parfois farfelues qui font de TV SUD, le magazine incontournable du Gard rhodanien ! La phrase qu’il sort tout le temps : « Je dois te laisser, il y a quelqu’un qui m’appelle ». Oui, Florian est aussi commercial.

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