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Pont-Saint-Esprit : Benjamin Desbrun inaugure son local de campagne et présente une partie de sa liste « Rassembler pour agir »

Malgré une météo maussade ce samedi 17 janvier, la pluie n’a pas découragé les soutiens de Benjamin Desbrun. A deux pas du marché de Pont-Saint-Esprit, le candidat tête de liste « Rassembler pour agir » a inauguré son local de campagne, situé rue Conventionnel-Chazal, marquant ainsi le lancement officiel de sa campagne municipale.

L’événement s’est déroulé en présence de plusieurs élus locaux : Christophe Serre, premier vice-président du Département du Gard et maire de Saint-Paulet-de-Caisson, Carole Bergeri, questeur au Conseil départemental du Gard et maire de Saint-Marcel-de-Careiret, Claude Salau, maire de Saint-Julien-de-Peyrolas, ainsi que Roger Castillon, ancien maire de Pont-Saint-Esprit.

Benjamin Teoule ouvre le bal des discours

Le premier à prendre la parole fut Benjamin Teoule, Spiripontain, ancien journaliste et membre du cabinet de Michaël Delafosse, maire de Montpellier, qui a récemment officialisé son ralliement à la liste de Benjamin Desbrun. D’emblée, il a lancé une touche d’humour : « Inauguration pluvieuse, campagne victorieuse ». Un ton léger pour introduire un propos plus grave.

Qualifiant le contexte international « d’angoissant » et la situation nationale d’« une foire à la saucisse » à l’Assemblée nationale, il a recentré son discours sur Pont-Saint-Esprit. « Notre ville décline, le vivre-ensemble est menacé, elle se dégrade », a-t-il affirmé, estimant que « les Spiripontains aspirent à mieux et méritent mieux ».

Pour lui, s’engager en politique locale est une responsabilité : « Être candidat, c’est s’exposer, prendre des risques, faire preuve de courage ». Il a salué Benjamin Desbrun comme un « candidat crédible et sérieux », capable de « réconcilier les habitants avec la chose publique » et de répondre à une « fatigue démocratique locale ». Il a également souligné son positionnement sur la sécurité, rappelant qu’il fut « le premier à alerter publiquement sur le phénomène des épiceries de nuit », sans démagogie.

Des colistiers aux profils variés pour incarner le « nouveau souffle »

Plusieurs membres de la liste ont ensuite pris la parole pour incarner ce « nouveau souffle ».

Carine Fournier, enseignante-chercheuse, qui fêtera ses 50 ans cette année, a rappelé son engagement politique passé, notamment en 2014 aux côtés de Gilbert Baumet et plus récemment en 2024 aux côtés de Gerome Bouvier. Ancienne élue d’opposition, elle a expliqué avoir découvert Benjamin Desbrun lors des commissions municipales : « Souriant, ouvert à la discussion, loin des antagonismes du conseil municipal ». Elle a salué son « courage politique », rappelant sa démission de son poste d’adjoint aux finances en février 2024, lorsqu’il a estimé que ses engagements n’étaient plus respectés. « Pont-Saint-Esprit mérite un projet sérieux », a-t-elle conclu.

Laure Regamey, 68 ans, retraitée active très investie dans la vie associative, a quant à elle dressé un constat sévère de la situation actuelle, elle estime que la commune « stagne » et se « dégrade depuis 2024 ». Elle dit partager la volonté de Benjamin Desbrun de « rassembler au-delà des clivages ».

Christophe Antunes, élu en 2024 aux côtés de Claire Lapeyronie en tant qu’élu d’opposition et qui a démissionné en juillet dernier, a présenté le local comme « un lieu et un temps nouveaux pour Pont », un espace d’écoute et de travail collectif. Il a regretté les querelles actuelles et l’absence de vision, rappelant que « Pont a des talents et des finances stables ». Selon lui, Benjamin Desbrun incarne « l’ambition, l’expérience, l’écoute et la collégialité », au service d’un projet mêlant attractivité, transition écologique, justice sociale et qualité de vie.

Marion Métais, 42 ans, ingénieure nucléaire et mère de famille, s’engage pour la première fois en politique. Installée à Pont-Saint-Esprit pour sa situation géographique, son histoire et son patrimoine, elle estime que ces atouts sont « insuffisamment exploités ». Elle souhaite apporter son dynamisme à un projet « sérieux, tourné vers l’avenir », évoquant notamment la nécessité d’un nouveau collège.

Benjamin Desbrun : « Pont mérite mieux »

Prenant la parole pour conclure, Benjamin Desbrun a officialisé le lancement de sa campagne. « C’est un immense privilège de mener cette liste “Rassembler pour agir” », a-t-il déclaré, évoquant la confiance réciproque qui l’unit à ses colistiers.

Dressant un bilan sévère de la situation actuelle, il a estimé que « malgré le retour du train, Pont-Saint-Esprit déraille ». Manque de commerces, projets structurants à l’arrêt, abandon du centre de santé, dépenses juridiques importantes : « Notre ville est sous cloche, isolée de ses partenaires institutionnels et financiers ». Il a également évoqué les recours du préfet devant le tribunal administratif contre certaines délibérations municipales et le faible nombre d’élus de la majorité présents récemment lors des vœux.

Le candidat a défendu une liste « citoyenne, composée de femmes et d’hommes engagés, issus de tous horizons », mêlant expérience associative et regards neufs, avec un objectif clair : « Retrouver la fierté d’être Spiripontain ».

Parmi les priorités affichées : la sécurité et la tranquillité publique, la régulation stricte des regroupements nocturnes, la défense du commerce de proximité (« Nous ne laisserons pas notre ville devenir Pont-Saint-Épicerie »), la propreté, l’accès aux soins, le pouvoir d’achat, la culture, le sport et la vie associative. Il a également réaffirmé son soutien au projet de collège et de halle des sports, en partenariat avec le Département.

« Il n’y aura pas de baguette magique, cela prendra du temps », a-t-il conclu, appelant à la réconciliation locale et à une vision à long terme, à l’horizon 2030.

En conclusion, Benjamin Teoule a rappelé l’enjeu de cette campagne : « C’est toute une décennie qui est en jeu. Un nouvel espoir est permis, à condition que chacun prenne sa part avec détermination, conviction et pédagogie ».

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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