Grand Avignon : les élus du territoire unis pour relancer la Liaison Est-Ouest : un “pack territorial” pour peser face à l’État
Réunis au siège du Grand Avignon à l’initiative de son président Olivier Galzi, les principaux acteurs institutionnels concernés par le projet de Liaison Est-Ouest (LEO) ont affiché, mercredi 29 avril, une position commune et un front uni. Objectif : obtenir la relance du financement de la tranche 2 de cette infrastructure jugée stratégique pour le territoire.
Autour de la table, un large éventail de collectivités : la Région Sud, les départements de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, les agglomérations du Grand Avignon et de Terre de Provence, ainsi que les communes d’Avignon, Châteaurenard et Rognonas. Une mobilisation transversale qui marque une nouvelle étape dans ce dossier sensible et attendu de longue date.
Un “pack territorial” pour parler d’une seule voix
Au cœur de cette réunion, les élus ont acté la création d’un “pack territorial”, une alliance politique visant à renforcer la lisibilité du projet auprès de l’État. L’ambition est claire : dépasser les logiques institutionnelles pour porter un message commun et crédible.
Ce front uni repose sur plusieurs piliers structurants. D’abord, la validation du scénario technique dit “LEO 2”, élaboré par les services de l’État, qui propose une approche plus pragmatique et mieux intégrée aux enjeux environnementaux et paysagers. Ensuite, le refus d’un phasage du chantier : les élus plaident pour une réalisation globale de la tranche 2, estimant qu’elle seule garantit cohérence et efficacité.
Autre point clé : la désignation rapide d’un maître d’ouvrage capable de piloter l’opération et d’en assurer le préfinancement. Une condition jugée indispensable pour accélérer un projet enlisé depuis plusieurs années.
Un appel appuyé à l’État
Au-delà des engagements locaux, les élus entendent désormais interpeller directement l’État. « Nous avons exprimé la nécessité d’un réengagement financier clair », affirme Olivier Galzi. Un courrier doit être adressé dans les prochains jours au Président de la République, au Premier ministre et au ministre des Transports pour formaliser cette demande.
Car pour les signataires, la Liaison Est-Ouest dépasse largement la seule question des infrastructures. Elle est présentée comme un levier majeur pour répondre aux défis de mobilité dans un bassin de vie saturé par les flux de transit, mais aussi comme un outil de développement économique et de transition écologique.
Une infrastructure au cœur des enjeux locaux
Dans un territoire marqué par une forte congestion routière, notamment aux abords d’Avignon, la LEO apparaît comme une réponse structurante aux problématiques de circulation et de qualité de vie. Les élus mettent également en avant les bénéfices attendus en matière de santé publique, en lien avec la réduction des nuisances et de la pollution.
Le “pack territorial” rassemble notamment Olivier Galzi, Renaud Muselier (représenté), Dominique Santoni, Martine Vassal (représentée), Corinne Chabaud, Marcel Martel, Yves Picarda, ainsi que plusieurs vice-présidents du Grand Avignon.
Reste désormais à convaincre l’État de remettre ce projet sur les rails. Une nouvelle phase de négociation s’ouvre, avec, en toile de fond, une pression politique désormais clairement affichée par les collectivités locales.



