Le Tour Auto fait escale au Pont du Gard, entre patrimoine et passion automobile

Le décor était à la hauteur de l’événement. Ce mercredi soir, les voitures du Tour Auto ont achevé la deuxième étape de l’édition 2026 au pied du majestueux Pont du Gard. Entre carrosseries d’exception, moteurs historiques et coucher de soleil sur l’aqueduc romain, concurrents et spectateurs ont vécu une arrivée spectaculaire dans un site chargé d’histoire.
Des centaines de passionnés s’étaient massés autour du village d’arrivée pour admirer les modèles mythiques engagés sur cette édition du Tour Auto, rendez-vous incontournable des amoureux d’automobile ancienne. Après une journée mêlant routes ouvertes, spéciales chronométrées et portions de circuit, les équipages ont rejoint le Gard dans une ambiance à la fois populaire et prestigieuse.

Parmi les figures emblématiques présentes, le champion du monde des rallyes 1981 Ari Vatanen occupait le rôle d’ouvreur sur cette édition 2026. Une mission essentielle qu’il a détaillée à l’arrivée : « C’est vraiment un rôle important. C’est la dernière voiture qui roule juste devant les concurrents. Mon rôle, c’est de voir que la route est ouverte, qu’il n’y a pas de voitures garées sur la route, qu’il n’y a pas de vache qui circule. On voit que les commissaires sont au bon endroit. Une fois que je suis arrivé à la fin de la spéciale, les vrais concurrents peuvent venir. »
Toujours animé par la même passion après plusieurs décennies dans le sport automobile, l’ancien vainqueur du Paris-Dakar a expliqué pourquoi il continue à participer à ce type d’événements : « Ça prouve que je suis toujours passionné. Ce n’est pas besoin de venir ici pour gagner de l’argent. Je suis simplement là parce que je suis passionné. C’est un mode de vie. Je suis entouré par des gens qui ont la même passion. C’est comme un rendez-vous d’une grande famille. »
Au Pont du Gard, Ari Vatanen a également souligné le lien entre patrimoine historique et patrimoine automobile : « Quand tu regardes les vieilles voitures et que tu regardes les voitures d’aujourd’hui, comment elles ont évolué… Puis tu regardes le Pont du Gard et tu te rends compte que la capacité de l’homme à innover est sans fin. Ça doit nous donner beaucoup de respect pour les générations précédentes, mais surtout de l’espoir pour l’avenir. »
Autre personnalité remarquée sur cette arrivée gardoise : Margot Laffite, journaliste Formule 1 sur Canal+ et pilote automobile depuis près de vingt ans. Engagée sur le Tour Auto avec l’équipe Classic Events, elle savourait cette aventure au volant d’une voiture ancienne : « C’est un plaisir immense parce qu’on vient là si on aime vraiment l’automobile, les belles voitures, conduire et piloter. Les parcours sont très beaux, les spéciales sont géniales et la voiture avec laquelle on roule est absolument magnifique. »

Habituée des circuits français, elle apprécie particulièrement le mélange proposé par le Tour Auto entre route et compétition : « Demain, retrouver Albi, c’est un bonheur. Les circuits dans le Tour Auto, c’est un petit moment suspendu. Là, on est seul dans la voiture et c’est une vraie course. »
Pour la journaliste comme pour de nombreux concurrents, le Tour Auto ne se limite pas à la performance. L’événement permet aussi de découvrir les territoires traversés. « Je découvre le Pont du Gard ce soir. C’est aussi une des vertus du Tour Auto : découvrir des magnifiques régions dans notre pays qu’on ne connaît pas et rencontrer des gens de partout », a-t-elle confié.
Malgré la fatigue accumulée au fil des kilomètres, la passion reste le moteur principal des équipages. « Ce qui réunit tout le monde, c’est vraiment la pure passion à l’état pur. L’ambiance est géniale parce qu’on ne croise que des passionnés », résume Margot Laffite.

Entre patrimoine romain et légendes de l’automobile, cette arrivée au Pont du Gard a parfaitement illustré l’esprit du Tour Auto : une célébration du patrimoine sous toutes ses formes, portée par le bruit des moteurs et la ferveur populaire.



