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Avignon lance son premier marathon avec l’ambition de devenir une référence nationale

C’est un projet attendu depuis de longs mois qui a officiellement été dévoilé à l’Hôtel de Ville d’Avignon. Le 27 septembre 2026, la cité des papes accueillera la toute première édition du Marathon d’Avignon, un événement qui entend mêler performance sportive, patrimoine exceptionnel et rayonnement territorial.

Devant une salle comble réunissant partenaires, associations, coureurs et acteurs locaux, les organisateurs Bertrand Delhomme et Christophe De Cecco ont présenté un parcours « construit depuis plus d’un an », fruit de nombreuses versions et d’un important travail technique. « On part d’une feuille blanche pour cette première édition, il y a tout à faire », ont-ils rappelé, saluant le soutien des services municipaux mobilisés depuis plusieurs mois.

L’objectif est clair : inscrire durablement Avignon sur la carte des grands rendez-vous running français. « Quand on regarde cette salle, on se sent soutenus. On va réussir à faire un très bel événement », ont confié les organisateurs, qui souhaitent également obtenir une labellisation officielle du parcours avec l’appui des clubs locaux.

Un marathon au cœur du patrimoine avignonnais

Le tracé de 42,195 kilomètres a été pensé pour allier vitesse et découverte touristique. « Le parcours coche tous les critères fixés », assurent les organisateurs, qui promettent un circuit roulant, propice à la performance tout en mettant en valeur les lieux emblématiques de la ville.

Le départ sera donné au bas de la rue de la République avant un passage le long des remparts, devant Avignon Université puis la place des Carmes. Les coureurs traverseront ensuite le centre historique avec un passage devant l’Hôtel de Ville et le Palais des Papes avant de rejoindre le célèbre pont d’Avignon et de traverser le Rhône vers l’île de la Barthelasse.

Après plusieurs boucles sur l’île, les participants longeront le Rhône avant de revenir au pied du pont Daladier pour l’arrivée. Les dix premiers kilomètres se dérouleront intégralement intra-muros avant l’ouverture vers les grands axes de la Barthelasse.

Le semi-marathon empruntera le même itinéraire jusqu’au 13e kilomètre avant une boucle plus courte permettant de rejoindre l’arrivée.

« Plus qu’un marathon, ce sera un moment d’histoire », ont résumé les organisateurs.

« Faire d’Avignon une ville qui compte »

Présent lors de cette présentation, le maire d’Avignon Olivier Galzi a insisté sur la portée stratégique du projet. « Ce marathon illustre notre volonté de placer Avignon parmi les grandes villes sportives françaises », a-t-il déclaré.

Pour l’édile, cette première édition repose sur des bases solides grâce à des organisateurs déjà expérimentés avec le semi-marathon du Ventoux. « Ce projet est sérieux, construit et ancré dans le territoire. Le principal carburant des organisateurs, c’est la passion », a-t-il affirmé.

Le maire a également souligné la singularité du cadre avignonnais. « Courir à Avignon, ce n’est pas courir n’importe où. Du Palais des Papes à la Barthelasse, ce marathon raconte l’histoire de la ville dans toute sa diversité. »

Au-delà de l’aspect sportif, la municipalité souhaite faire de l’événement un levier économique et touristique, tout en maîtrisant son impact budgétaire. « Il fallait un budget équilibré et ne pas alourdir la dépense publique », a précisé Olivier Galzi.

Un engouement déjà exceptionnel

La première édition connaît déjà un succès impressionnant. Les 3 500 premiers dossards ont été vendus très rapidement : en moins de deux heures pour le semi-marathon et en une dizaine de jours pour le marathon.

Face à cet engouement, 500 dossards supplémentaires ont été ouverts en accord avec la municipalité, portant la capacité totale à 4 000 coureurs.

Plus de 15 nationalités seront représentées dès cette première édition avec des participants venus d’Allemagne, de Belgique, de Suisse, d’Italie, d’Espagne ou encore du Royaume-Uni. Le marathon attire également massivement les locaux : 1 300 Vauclusiens sont déjà inscrits, dont près de 300 Avignonnais. Plus de 90 départements français seront représentés.

Les organisateurs affichent désormais des ambitions européennes. « Paris, Lyon et Marseille sont accessibles en quelques heures de train. On veut aussi attirer les coureurs américains dans les prochaines éditions », expliquent-ils.

Un événement qui veut durer

Le Marathon d’Avignon a vocation à devenir annuel. La deuxième édition est déjà programmée pour février 2027 afin d’ouvrir la saison française des marathons et concurrencer certaines épreuves espagnoles très prisées des coureurs à la sortie de l’hiver.

« L’idée est aussi de créer une dynamique touristique sur une période plus creuse », soulignent les organisateurs.

Un marathon solidaire

L’événement portera également une dimension caritative forte. Les organisateurs ont choisi de soutenir le fonds de dotation Avence, qui finance des projets portés par les équipes du centre hospitalier d’Avignon.

Un euro par dossard ainsi qu’un système de dossards solidaires permettront de reverser 10 580 euros au fonds de dotation.

« Les agents de l’hôpital sont extrêmement touchés par cette démarche. Se sentir soutenus est un message incroyable », a déclaré Marie-Emmanuelle Parison, déléguée générale du fonds.

Les entreprises locales fortement mobilisées

Plusieurs partenaires majeurs ont officialisé leur engagement, à commencer par le groupe NGE. « Dans le BTP comme dans le sport, nous partageons les mêmes valeurs : l’humain, le dépassement, l’engagement et la solidarité », a expliqué Grégoire Becker, directeur régional du groupe.

Koesio, entreprise implantée en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a également rejoint l’aventure. Son directeur général Fabrice Porte a salué « un événement qui fait rayonner la ville, rassemble et crée du lien ».

Même enthousiasme du côté de Jeffrey Laville, responsable de Station Store, qui anime chaque mercredi des sorties running à Avignon. « On a toujours cru au potentiel d’Avignon. Ce marathon va parler aussi bien à ceux qui courent en 2h10 qu’aux débutants qui mettront cinq heures », estime-t-il.

Avec cette première édition, Avignon espère désormais entrer durablement dans le paysage des grands marathons français et européens.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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