A la UneActualitésAlès AggloCultureEconomie

La Bambouseraie célèbre 170 ans d’histoire aux côtés de Yann Arthus-Bertrand

La Bambouseraie en Cévennes célèbre cette année son 170e anniversaire. Pour marquer cette étape historique, le jardin gardois a choisi le photographe et réalisateur Yann Arthus-Bertrand comme parrain d’une programmation consacrée à la nature, à la transmission et à la protection de l’environnement. Exposition photographique et nocturnes immersives accompagnent les visiteurs durant toute la saison.

Aux portes d’Anduze, sur la commune de Générargues, la Bambouseraie en Cévennes traverse les générations sans perdre sa capacité à émerveiller. Créé en 1856 par Eugène Mazel, botaniste passionné d’horticulture, le domaine s’étend aujourd’hui sur 14 hectares végétalisés. Son fondateur y avait entrepris l’acclimatation de plantes venues d’Amérique du Nord, de l’Himalaya et du Japon, parmi lesquelles les bambous devenus emblématiques du site.

Après le rachat du domaine par Gaston Nègre en 1902, quatre générations se sont succédé pour préserver et développer ce patrimoine naturel. Maurice et Jeannine Nègre, puis leur fille Muriel, ont poursuivi cette aventure familiale. Depuis 2020, Valentine Crouzet, arrière-petite-fille de Gaston Nègre, assure la direction générale du site.

Pour ses 170 ans, la Bambouseraie a souhaité célébrer cette histoire de passion, de création et de transmission en invitant Yann Arthus-Bertrand. Une venue attendue depuis longtemps par le photographe lui-même. « Je rêvais de venir à la Bambouseraie depuis 30 ans. J’ai une chance incroyable d’être invité », a-t-il confié lors de sa visite.

« La Terre vue du Ciel » au milieu des bambous

Jusqu’au 15 novembre, les visiteurs peuvent découvrir au cœur du jardin l’exposition « La Terre vue du Ciel ». Une sélection de photographies aériennes majeures de Yann Arthus-Bertrand y offre un regard à la fois esthétique et pédagogique sur la planète, ses paysages et les transformations provoquées par les activités humaines.

Le photographe garde un souvenir particulier de cette œuvre devenue mondialement connue. Il rappelle que le projet était initialement consacré à la beauté du monde, avant de se transformer progressivement en témoignage de l’impact de l’homme sur l’environnement. À une époque où ses clichés en couleurs étaient encore peu considérés par le milieu artistique, son équipe avait imaginé de les présenter gratuitement dans l’espace public.

Le succès avait été considérable, avec notamment près de deux millions de visiteurs à Paris, avant que l’exposition ne voyage dans de nombreuses capitales. Cette volonté d’accessibilité demeure centrale dans sa démarche. Yann Arthus-Bertrand dit rester « obsédé » par l’idée de proposer des livres abordables et des expositions gratuites ou ouvertes au plus grand nombre.

Réalisées pendant plus de quarante années de voyages et de survols, les images exposées évoquent aussi bien le changement climatique et l’érosion de la biodiversité que la pression sur les ressources naturelles et la capacité des sociétés humaines à agir.

La Bambouseraie illuminée lors des nocturnes

L’anniversaire se poursuit également à la tombée de la nuit avec « Arborescences », un parcours immersif mêlant créations sonores, jeux de lumière et projections vidéo. Pendant environ une heure et demie, sept espaces emblématiques du parc sont mis en scène, parmi lesquels l’allée des Séquoias, les serres Mazel et le village laotien.

Après les premières soirées organisées au printemps et en juillet, les prochaines nocturnes se dérouleront les 5, 12, 19 et 26 août, puis le 19 septembre 2026. Durant l’été, le parcours est proposé de 21h30 à 23h30. La réservation est obligatoire.

Entre héritage botanique, créations contemporaines et sensibilisation aux enjeux environnementaux, la Bambouseraie profite ainsi de son 170e anniversaire pour regarder vers son histoire, mais aussi vers l’avenir. Une célébration fidèle à l’identité de ce jardin remarquable, où la découverte du vivant se conjugue depuis 1856 avec la transmission des savoirs.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page