Roquemaure : la maison de santé présentée en exemple au congrès régional de la FECOP

La maison de santé pluriprofessionnelle de Roquemaure était à l’honneur, ce samedi 10 octobre, lors du 15ᵉ congrès de la Fédération de l’exercice coordonné pluriprofessionnel en soins primaires (FECOP), organisé à Gruissan. Invitée à prendre la parole devant près de 200 participants, la maire Nathalie Nury est revenue sur la création et le développement de cette structure qui rassemble aujourd’hui 50 professionnels de santé.
Comment garantir un accès aux soins de proximité et renforcer la coopération entre les professionnels de santé ? C’était l’une des grandes questions abordées lors du 15ᵉ congrès de la FECOP, organisé en partenariat avec l’Agence régionale de santé (ARS). Un rendez-vous consacré à l’avenir des maisons de santé pluriprofessionnelles, dont le nombre a considérablement augmenté en Occitanie, passant de 10 à près de 400 en une décennie.
Parmi les expériences mises en lumière figurait celle de Roquemaure. Aux côtés de Cédric Maurel, maire de Bessières, Nathalie Nury a été invitée à présenter le rôle joué par les collectivités locales dans le développement de l’offre de soins.
Un projet engagé dès 2020
La maire de Roquemaure est notamment revenue sur la genèse de la maison de santé, dont le projet a été engagé par la municipalité dès 2020. Sa concrétisation a nécessité une mobilisation collective, avec l’implication des médecins généralistes, les docteurs Bourdrel et Ricci, et le soutien de nombreux partenaires institutionnels : les services de l’État, l’ARS, le Grand Avignon, le Département du Gard et la Région Occitanie.
L’objectif était de répondre aux difficultés d’accès aux soins et d’accompagner les besoins croissants de la population.
Aujourd’hui, la maison de santé de Roquemaure regroupe 50 professionnels de santé et continue de se développer avec l’arrivée régulière de nouveaux praticiens.
Au-delà des chiffres, Nathalie Nury a insisté sur l’importance du travail partenarial construit autour de cette structure. Médecins, professionnels paramédicaux, élus, communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), centre communal d’action sociale (CCAS), services sociaux départementaux, forces de sécurité intérieure, établissements scolaires et services municipaux participent à cette dynamique.
Cette coopération permet notamment de mieux identifier les situations complexes, de faciliter les échanges entre les différents intervenants et d’apporter des réponses coordonnées aux habitants.
Une infirmière en pratique avancée témoigne
Pour illustrer concrètement ce fonctionnement, Johanna Pané, infirmière en pratique avancée (IPA) au sein de la maison de santé de Roquemaure, est également intervenue devant les congressistes.
Elle a présenté les spécificités de son métier, qui lui permet notamment d’assurer le suivi de patients atteints de certaines maladies chroniques, en coordination avec les médecins.
Elle a également évoqué les réunions mensuelles organisées entre les différents professionnels et partenaires du territoire. Ces rencontres favorisent le partage d’informations, la coordination des interventions et l’amélioration du parcours de soins des patients.
Une expérience partagée avec les autres territoires
À travers cette intervention, la commune de Roquemaure a pu partager son expérience avec les professionnels de santé et les représentants institutionnels présents à Gruissan.
Le témoignage de Nathalie Nury a notamment permis de rappeler que la réussite d’une maison de santé ne repose pas uniquement sur la présence de praticiens dans un même bâtiment, mais également sur leur capacité à travailler ensemble et à développer des partenariats avec les acteurs du territoire.
Alors que de nombreuses communes sont confrontées aux difficultés de recrutement de médecins et aux enjeux de désertification médicale, l’expérience roquemauroise illustre les possibilités offertes par une mobilisation conjointe des collectivités et des professionnels de santé pour améliorer durablement l’accès aux soins.



