Stupéfiants : vaste opération de contrôle menée par la gendarmerie entre Roquemaure et Pujaut

Ce samedi matin, les gendarmes de la communauté de brigades de Roquemaure-Rochefort-du-Gard, placée sous le commandement du capitaine Pinault, ont mené une opération de contrôle coordonnée sur quatre axes routiers stratégiques, entre Roquemaure, Rochefort-du-Gard, Pujaut et Saze. Objectif : lutter contre la circulation de stupéfiants sur réquisition du parquet, dans un secteur situé entre Avignon et Orange, régulièrement traversé par des flux liés au trafic.
Cette action ciblée reposait sur l’installation de postes fixes temporaires et mobilisait notamment 4 binômes de deux gendarmes, la brigade cynophile accompagnée du PSIG, spécialisé dans la détection de stupéfiants, capable d’intervenir dans des environnements variés, même très fréquentés. La brigade motorisée (BMO) était également présente, prête à intervenir en cas de refus d’obtempérer — un phénomène en nette hausse selon le capitaine Pinault. La police municipale des communes voisines (Villeneuve-lès-Avignon, Orange, Les Angles) ainsi que les polices nationales d’Avignon et d’Orange avaient été prévenues en amont.
Le bilan de l’opération fait état de huit infractions : une conduite sous stupéfiants, un usage de stupéfiants, une infraction liée au non-port de la ceinture, un défaut d’assurance, deux défauts de contrôle technique, et deux conduites avec téléphone au volant. « Ce n’est pas un secteur avec des points de deal fixes comme à Bagnols ou Orange, mais la drogue circule malgré tout. On observe notamment des phénomènes de livraison à domicile, parfois même en trottinette dans le centre de Roquemaure », souligne le capitaine Pinault.
Ces opérations visent aussi un effet dissuasif fort. « Il faut harceler les trafiquants, cibler les bons profils. Ce sont souvent des véhicules anciens, de gamme moyenne. Notre présence doit être visible, imprévisible et dissuasive. »
Au-delà de l’aspect répressif, la gendarmerie cherche à renforcer son lien avec les élus et la population, notamment à travers les réunions publiques de participation citoyenne. « Cela contribue à mieux faire comprendre aux habitants comment réagir en cas de cambriolages : relever une plaque, nous appeler rapidement. Grâce à cette mobilisation collective, notre efficacité s’en trouve renforcée », conclut le capitaine Pinault.



