À Alès, Pierre Meurin déroule ses combats politiques lors de ses vœux 2026

Le député Rassemblement national de la 4e circonscription du Gard, Pierre Meurin, a présenté ses vœux pour l’année 2026 lors d’une cérémonie réunissant élus, responsables associatifs, représentants des forces de l’ordre et militants, à Alès. Une prise de parole dense, très politique, au cours de laquelle le parlementaire a dressé un tableau sévère de la situation nationale, tout en revendiquant son action locale et parlementaire.
« L’espérance comme moteur politique »
Souhaitant à ses invités « une année de joie, de santé et de projets », le député a placé son discours sous le signe de « l’espérance », qu’il présente comme le moteur de son engagement :
« Si je n’avais pas cette espérance chevillée au corps, je ne ferais pas de politique. »
Il a ensuite dressé un constat sombre du contexte international (guerre en Ukraine, tensions au Moyen-Orient), de la faiblesse européenne selon lui, notamment sur les droits de douane américains et le traité du Mercosur, et de la situation politique française marquée par l’absence de majorité depuis la dissolution de 2024.
Critique du macronisme et du budget
Pierre Meurin a dénoncé ce qu’il qualifie de « tiers-mondialisation » de la France : dette publique, insécurité, narcotrafic, désertification médicale, désindustrialisation et difficultés agricoles. Il a justifié le vote contre le budget 2026 par son groupe, en raison notamment de l’augmentation des impôts de 19 milliards d’euros, préférant selon lui des économies sur « les agences inutiles », l’immigration ou encore l’audiovisuel public.
Il a également réaffirmé son souhait d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale afin de dégager une majorité claire.
ZFE : « un combat gagné »
Le député a longuement insisté sur ce qu’il présente comme l’un de ses principaux succès : la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), qu’il juge « socialement injustes » et « ségrégatives pour les ménages modestes et ruraux ».
« On interdit aux Français les plus modestes d’entrer en ville alors même qu’on a désertifié les campagnes de leurs services. »
Le texte a été adopté à l’Assemblée nationale, mais reste encore soumis à la commission mixte paritaire avant un vote définitif attendu début 2027.
Contre « l’écologie normative »
Pierre Meurin a également attaqué ce qu’il appelle « l’écologie politique », qu’il accuse de produire une inflation normative paralysant élus et entrepreneurs : ZAN, diagnostic de performance énergétique, contraintes environnementales sur les projets locaux. Il défend au contraire une écologie fondée sur la réindustrialisation, le nucléaire et l’hydroélectricité.
Dossiers locaux : désenclavement, aérodrome, justice
Sur le plan territorial, le député a évoqué plusieurs dossiers qu’il suit :
- le désenclavement du bassin alésien et l’achèvement de la 2×2 voies,
- la défense de l’aérodrome de Deaux, qu’il refuse de voir fermé ou transformé,
- l’installation d’un tribunal pour enfants à Alès pour répondre à la délinquance des mineurs,
- le soutien aux viticulteurs confrontés à la concurrence étrangère,
- la défense du patrimoine local, notamment l’église de Canaules et le château de Montalet.
Cap sur 2027
En conclusion, Pierre Meurin a souhaité bon courage aux candidats aux élections municipales de 2026, saluant le rôle des maires comme « piliers de la République ». Il a rappelé que 2026 serait « la dernière année complète du quinquennat Macron » avant 2027, affirmant son intention de participer pleinement à l’alternance.
« Je ne promets pas des miracles, mais je veux être de ceux qui tournent la page. »
Se définissant comme un député « accessible et de proximité », il a invité les habitants à le solliciter pour leurs projets et leurs difficultés, concluant sur un message d’optimisme :
« L’âme de la France est puissante. Si on contribue à la réveiller, on finira par s’en sortir. »



