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À Montfaucon, Olivier Robelet sans pincettes lors de ses vœux à la population

La traditionnelle cérémonie des vœux du maire s’est tenue à Montfaucon dans une atmosphère à la fois solennelle et empreinte de réflexion. Pour Olivier Robelet, cette édition revêtait un caractère particulier : il s’agissait de la dernière cérémonie de la mandature avant les élections municipales des 15 et 22 mars prochains, un moment propice pour ouvrir largement la commune aux habitants et dresser un bilan sans détour.

Dès les premières minutes, le maire a rappelé le contexte parfois complexe dans lequel s’exerce aujourd’hui le mandat municipal. « Le mandat passe avant tout par des difficultés du quotidien, souvent invisibles, mais qui freinent l’action locale », a-t-il souligné, évoquant notamment des relations parfois compliquées avec certains services de l’État. Parmi les sujets sensibles, Olivier Robelet est revenu sur le fonctionnement aléatoire de l’agence postale communale, abordant ces contraintes « avec sérénité et philosophie », tout en rapportant les réponses apportées par les services concernés. Malgré ces obstacles, le maire a réaffirmé « le plaisir intact de servir les destinées de Montfaucon » et a confirmé être candidat aux prochaines échéances municipales.

L’année 2025 aura été riche en moments importants et en concrétisation de projets. Le maire a notamment mis en avant une étape majeure : la clôture de l’enquête publique liée à la révision générale du Plan local d’urbanisme (PLU). Lancée dès 2020, cette révision vise à permettre une augmentation raisonnable de la population pour les trente années à venir, tout en anticipant les besoins en services dédiés aux aînés et en facilitant l’installation de jeunes couples. Les interrogations et inquiétudes légitimes exprimées lors de l’enquête ont reçu des réponses, même si certaines remarques, jugées déplacées, « appartiennent désormais au passé ». Olivier Robelet a défendu une vision équilibrée : Montfaucon a besoin d’espaces de vie de qualité et de revenus fiscaux constants pour maintenir son budget, dans un contexte de contraintes croissantes imposées par l’État.

Parmi les autres dossiers structurants, le projet de restructuration de l’école publique Simone Veil a occupé une place centrale. S’il avance moins rapidement que souhaité, l’espoir demeure de franchir une étape décisive afin d’accueillir les enfants dans des locaux modernes, adaptés et capables d’absorber la hausse des effectifs. La restauration des peintures murales de l’église paroissiale a également été évoquée : un patrimoine historique de grande qualité, aujourd’hui altéré, qui fera l’objet d’un diagnostic complet dans les prochains jours. Les travaux seront programmés par tranches, avec l’appui de la Fondation du patrimoine et le lancement prochain d’une souscription publique.

Le maire a aussi tenu à valoriser les réussites locales, à commencer par la marque de la fraise de Montfaucon du Gard. Portée par le succès de la fête de la fraise et par une confrérie en plein essor, elle rayonne désormais bien au-delà du territoire communal. « C’est notre patrimoine et notre économie », a-t-il rappelé, en remerciant tous ceux qui la font vivre.

La création de nouveaux espaces publics et verts, réalisés en régie par les agents municipaux, illustre la volonté de réaliser des économies tout en valorisant le travail du personnel communal. La rénovation et la modernisation des commerces, ainsi que l’engagement des artisans, agriculteurs et professions libérales, participent également à la vitalité du village, un dynamisme renforcé par le tissu associatif local.

Conscient de la fragilité des finances communales, Olivier Robelet a insisté sur la nécessité de maîtriser les dépenses et de sécuriser les recettes, un travail constant mené par les élus et les agents. En conclusion, dans « une France qui cherche ses repères dans un monde mouvant », le maire a invité les Montfauconnais à cultiver une vie plus apaisée et positive, appelant à dépasser l’individualisme. Il a clos son discours par une citation d’Auguste Comte : « L’amour pour principe, l’ordre pour base et le progrès pour but. »

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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