Connaux : des vœux empreints d’émotion pour Stéphane Maurin, maire sortant

Ce dimanche 18 janvier 2026, le centre Lucien Laville de Connaux affichait une atmosphère particulière. Plus que de simples vœux de nouvelle année, Stéphane Maurin a livré un discours chargé d’émotion et de sincérité à l’occasion de sa dernière cérémonie en tant que maire. Un moment fort, marqué par l’annonce déjà connue mais toujours émouvante : l’édile ne sera pas candidat à sa succession lors des élections municipales des 15 et 22 mars prochains.
« Ces vœux sont les derniers du mandat, et aussi mes derniers vœux en tant que maire de Connaux », a-t-il confié d’emblée, souhaitant à l’assemblée santé, sérénité et confiance en l’avenir. Des mots simples, mais porteurs de sens, à l’image d’un mandat placé sous le signe de la proximité.
Avant d’aborder le bilan communal, Stéphane Maurin a tenu à avoir une pensée pour celles et ceux qu’il considère comme « le dernier rempart » : gendarmes, pompiers et légionnaires. Une attention particulière cette année pour les agriculteurs, « contraints de se faire entendre en occupant ronds-points et autoroutes, eux qui façonnent nos paysages et nous nourrissent sans toujours être entendus ».
Contexte électoral oblige, le maire a rappelé la nécessaire prudence de ses propos. Il est toutefois revenu sur le point de départ de ce mandat, le 15 mars 2020, lorsque les électeurs ont accordé leur confiance à la liste Bien vivre à Connaux. Installée le 23 mai 2020, la nouvelle équipe municipale n’imaginait pas alors que les premières années seraient profondément marquées par la crise sanitaire. « Le Covid a bouleversé nos vies, freiné nos projets et contraint l’action municipale », a-t-il rappelé.
Malgré les protocoles lourds et les restrictions, la municipalité n’a jamais cessé d’agir, notamment pour les écoles, les aînés et les plus fragiles. Des réunions de quartier ont été mises en place afin d’aller à la rencontre des habitants, écouter, expliquer et échanger. « Être au plus près de vos préoccupations », a résumé le maire.
La solidarité a constitué un fil conducteur du mandat. Chaque année, la commune s’est mobilisée pour Octobre rose au profit de la Ligue contre le cancer. Les personnes âgées n’ont pas été oubliées, avec notamment le maintien du repas dédié, afin que « personne ne se sente jamais mis de côté ».
Sur le plan des investissements, Stéphane Maurin a rappelé les nombreux travaux menés pour préserver le patrimoine communal et sécuriser les équipements : réfection de la toiture de l’école avec installation de panneaux photovoltaïques, rénovation du centre Lucien-Laville, travaux sur la toiture de l’église, ou encore sécurisation de la route d’Alès pour améliorer les cheminements piétons. La taille des cent platanes de la commune et l’installation de caméras de vidéoprotection figurent également au bilan.
Parmi les projets emblématiques, le lavoir des Grenouilles, situé entre Connaux et Saint-Paul-les-Fonts, a été restauré dans un esprit de coopération intercommunale. « J’y ai gagné un ami », a souligné Stéphane Maurin en évoquant le maire de Saint-Paul-les-Fonts, André Lopez.
La vie culturelle n’a pas été en reste avec la création du salon du livre, quatre éditions du festival de l’humour et l’organisation des Jeudis de juillet. Autant de moments de rencontres intergénérationnelles qui, selon le maire, prouvent que « Connaux n’est pas mort ».
L’attractivité du village a également été renforcée par l’ouverture d’un second pôle médical le 5 janvier dernier, complétant le premier déjà existant. Médecins, infirmiers, sage-femme, psychologue, orthophoniste… Un futur bâtiment de 200 m² doit encore permettre l’arrivée de nouveaux professionnels, dont un dentiste. Un projet conduit sans dépense pour la commune, mais nécessitant « un engagement personnel fort et une grande détermination ».
Avant de conclure, Stéphane Maurin a rappelé l’importance du recensement en cours du 15 janvier au 12 février, essentiel pour le calcul des dotations de l’État, et donc pour l’avenir de la commune.
Très ému, le maire a expliqué les raisons de son retrait : des obligations professionnelles incompatibles avec l’investissement requis. « Connaux est profondément ancrée en moi, ce village est accroché à mes tripes. Passer la main est un choix responsable. »
Remerciant les maires voisins, les agents communaux, mais aussi son épouse Sylvie et ses trois enfants, Sacha, Salomé et Serena, « qui ont dû composer avec un père devenu maire », Stéphane Maurin a conclu sur ces mots : « J’ai pris plaisir à servir Connaux, même si cela n’a pas été facile tous les jours. Je vous souhaite santé, bonheur et prospérité. »
Des vœux sincères, à l’image d’un mandat marqué par l’engagement et l’attachement profond à la commune.



