Municipales à Pont-Saint-Esprit : Benjamin Desbrun dévoile ses propositions sur la sécurité, les incivilités et la propreté

À 10 semaines des élections municipales, Benjamin Desbrun, candidat à la mairie de Pont-Saint-Esprit, a tenu ce vendredi un point presse consacré à trois thèmes qu’il juge centraux pour le quotidien des habitants : la sécurité, les incivilités et la propreté urbaine.
À ses côtés, deux colistiers qu’il souhaite mettre en avant dans cette séquence : Anne-Juliette Munzing et Bruno Taverdet.
Un trio présenté comme représentatif d’une volonté de renouvellement, de pragmatisme et d’ancrage local.
« La sécurité, c’est la protection des plus vulnérables »
D’entrée, Benjamin Desbrun a posé le cadre : « La sécurité, ce n’est pas seulement de la répression. C’est la protection des plus vulnérables et la garantie du vivre-ensemble », a-t-il affirmé, en insistant sur la montée du sentiment d’insécurité à Pont-Saint-Esprit.
Il évoque des regroupements nocturnes, des nuisances, des comportements qui interrogent, et un développement de certains commerces dont « la réalité de l’activité ne correspond pas toujours à l’intitulé affiché ». Sans stigmatiser, il assume néanmoins un discours de fermeté : « Les riverains aspirent à la tranquillité. Un maire ne peut pas rester spectateur. »
Parmi les propositions avancées :
- La réactivation du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), pour coordonner police, gendarmerie, justice, services sociaux et élus.
- Le renforcement des partenariats avec les forces de l’ordre.
- Le développement de la participation citoyenne, via des comités de quartier et des dispositifs d’alerte et de dialogue.
- Un travail renforcé sur la prévention, la médiation et l’accompagnement des jeunes en difficulté, en lien avec la commune et l’agglomération.
Sur le plan opérationnel, Benjamin Desbrun propose également :
- Un bilan complet de l’organisation de la police municipale, notamment sur les horaires et la présence sur le terrain.
- Un audit du système de vidéoprotection pour en améliorer l’efficacité.
- Des locaux de police plus visibles et plus accessibles pour les habitants.
Il assume aussi une ligne de fermeté sur certains sujets : lutte contre la consommation d’alcool sur la voie publique, contre la vente de protoxyde d’azote, contre les regroupements nocturnes perturbateurs, et contrôle renforcé du respect des règles d’urbanisme et de sécurité des établissements.
Redonner une cohérence au tissu commercial
Autre axe fort : la volonté de mieux réguler l’implantation commerciale, notamment dans le centre ancien.
Benjamin Desbrun propose la mise en place d’un périmètre de sauvegarde du commerce et de l’artisanat de proximité, permettant à la mairie d’exercer un droit de préemption sur les baux commerciaux, fonds de commerce ou locaux stratégiques.
Objectif : favoriser le retour des commerces de proximité traditionnels et éviter une mono-activité qui déséquilibre certains quartiers.
Une ville « propre, paisible et digne »
Sur la question de la propreté, le constat est jugé sévère : « Notre ville est sale à cause de nombreuses incivilités, des dépôts sauvages, des sacs jaunes abandonnés, et des pigeons », résume le candidat.
Il évoque la charge que cela représente pour les services municipaux, contraints de multiplier les ramassages.
Plusieurs pistes sont avancées :
- Une meilleure coordination entre police municipale et brigade environnement.
- Le renforcement de la communication et de la sensibilisation sur les règles de tri, l’enlèvement des encombrants et l’utilisation de la déchèterie.
- Des actions de sensibilisation dans les écoles et collèges.
- La mise en place d’aires de compostage collectif mieux réparties dans la ville.
- Un plan de nettoyage régulier des rues et un plan pérenne de lutte contre les pigeons, et non plus des actions ponctuelles.
Concernant la redevance incitative et les sacs jaunes, Benjamin Desbrun reconnaît des améliorations mais aussi des limites : « On ne peut pas demander raisonnablement à quelqu’un de conserver 30 à 50 litres de déchets chez lui », notamment dans le centre ancien.
Il plaide donc pour une adaptation locale du dispositif, sans remise en cause de son principe, mais avec des ajustements en fonction des contraintes urbaines.
Enfin, le candidat assume un renforcement de la répression contre les incivilités : caméras mobiles, outils de détection des dépôts sauvages, et sanctions systématiques.
Deux colistiers mis en avant
Cette conférence de presse était aussi l’occasion de présenter deux membres de l’équipe.
Anne-Juliette Munzing, 46 ans, a grandi à Saint-Alexandre. Comptable de formation, elle travaille aujourd’hui dans un foyer de vie. Elle signe ici sa première expérience politique, motivée par « l’envie d’être utile concrètement au territoire ».
Bruno Taverdet, 58 ans, agent général pendant 25 ans, résident à Pont-Saint-Esprit depuis 2016, est lui aussi candidat pour la première fois. Il met en avant son expérience professionnelle et son regard de terrain sur les problématiques locales.
Une ligne : pragmatisme et fermeté
En conclusion, Benjamin Desbrun revendique une méthode : « Agir avec pragmatisme et fermeté, dans le respect du cadre légal, mais en l’adaptant aux réalités locales. »
Une ligne qui se veut à la fois rassurante pour les habitants inquiets et structurante pour une ville qu’il souhaite « plus paisible, plus propre et plus lisible dans ses règles ».
Un premier jalon de campagne clairement posé sur les enjeux du quotidien spiripontain.



