Aide alimentaire : l’État mobilise les acteurs gardois pour une alimentation sûre, solidaire et de qualité

Face à l’augmentation continue des besoins, l’aide alimentaire constitue plus que jamais un enjeu majeur de solidarité et de santé publique dans le Gard. Mardi 3 février, le préfet du Gard a réuni à Nîmes l’ensemble des acteurs départementaux de l’aide alimentaire pour une matinée de travail consacrée à la sécurité alimentaire, à la qualité des pratiques et à la coordination des dispositifs.
Associations habilitées par l’État, Banque Alimentaire, collectivités, structures d’hébergement, d’accueil et d’insertion étaient présentes pour dresser un état des lieux précis de l’aide alimentaire dans le département. En 2024, le Gard comptait 44 associations habilitées, 97 structures distributrices, près de 2 000 tonnes de denrées distribuées et 44 247 bénéficiaires accompagnés.
Au-delà de la réponse à l’urgence alimentaire, les échanges ont mis en lumière l’évolution profonde du secteur ces dernières années. Désormais, la question ne se limite plus à l’apport calorique : équilibre nutritionnel, qualité des produits, accès aux produits frais, capacité à cuisiner et à préparer ses repas font pleinement partie des enjeux. Pour des publics souvent en situation de grande précarité, la sécurité alimentaire reste un impératif de dignité et de santé publique.
Coorganisée par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) et la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS), la rencontre a permis de rappeler les bonnes pratiques d’hygiène et de sécurité alimentaire. Réception et stockage des denrées, respect de la chaîne du froid, traçabilité des produits ou encore organisation des cuisines collectives ont été au cœur des échanges, afin de sécuriser les pratiques sur l’ensemble du territoire.
La DDETS a également annoncé le lancement prochain d’une enquête départementale approfondie. Ce diagnostic doit permettre de mieux connaître les publics bénéficiaires, les modes de distribution et les besoins logistiques ou matériels des structures. L’objectif affiché est clair : adapter l’action publique, renforcer l’accompagnement des acteurs de terrain et améliorer la cohérence du dispositif départemental d’aide alimentaire.
À travers cette mobilisation, le préfet du Gard et les services de l’État réaffirment leur volonté de soutenir les associations, de sécuriser les pratiques, de réduire les inégalités d’accès à une alimentation de qualité et de renforcer la solidarité envers les publics les plus vulnérables, dans une logique de justice sociale.



