Incendie de la voiture de service de la maire d’Échirolles : Jean-Yves Chapelet lui adresse un soutien républicain appuyé

À la suite de l’incendie volontaire du véhicule de service de la maire d’Échirolles, survenu dans la nuit du 12 au 13 janvier au pied de son domicile, le maire de Bagnols-sur-Cèze a tenu à faire part publiquement de son soutien. Dans un courrier adressé à Amandine Demore, Jean-Yves Chapelet condamne fermement ce qu’il qualifie de « tentative d’intimidation » visant non seulement l’élue, mais plus largement l’autorité de la République.
L’élue iséroise, membre du Parti communiste français, est engagée depuis plusieurs mois dans une lutte active contre le trafic de drogues sur le territoire d’Échirolles. Un engagement qui, selon plusieurs observateurs, n’est pas étranger à cet acte criminel. Dans sa lettre, Jean-Yves Chapelet dit avoir appris les faits « avec une profonde indignation » et rappelle qu’attaquer le bien d’une élue à proximité de son domicile dépasse largement le cadre d’un simple fait divers.
« S’en prendre au bien d’une élue de la République, à proximité de son lieu de vie, n’est pas un simple fait divers, c’est une réelle tentative d’intimidation », écrit-il, soulignant que ce type d’acte vise à faire pression sur les responsables publics afin de les dissuader d’agir.
Le maire de Bagnols-sur-Cèze, également vice-président de la communauté d’agglomération du Gard rhodanien, fait le parallèle avec sa propre expérience. Lui aussi engagé dans une action déterminée contre le narcotrafic, il explique avoir déjà été confronté à des menaces, des pressions et des tentatives d’intimidation. « Ces actes cherchent à faire taire, à faire reculer, à installer la peur comme mode de régulation du territoire », affirme-t-il, ajoutant qu’il est impossible de s’y résigner.
Dans son courrier, Jean-Yves Chapelet salue la détermination d’Amandine Demore, qui a déclaré que cet incendie ne ferait que renforcer sa volonté de lutter contre les trafics. Il insiste sur la nécessité d’une réponse publique « ferme, concrète et durable », notamment dans les communes dotées de dispositifs de vidéoprotection, afin que les auteurs de tels actes soient identifiés et poursuivis.
« De maire à maire, je veux vous dire que vous n’êtes pas seule », conclut-il, rappelant que de nombreux élus locaux, sur l’ensemble du territoire, font face aux mêmes réalités et refusent de céder face aux intimidations. Un message de solidarité républicaine fort, dans un contexte où la pression exercée sur les élus engagés contre le narcotrafic ne cesse de s’intensifier.



