Municipales à Pont-Saint-Esprit : Benjamin Desbrun dénonce une « manœuvre de diversion » après la diffusion d’un mail

Mis en cause par Valère Segal après la publication d’un mail datant d’avril 2024, Benjamin Desbrun a tenu à réagir. Dans une déclaration transmise à la presse, le candidat à la tête de la liste Rassembler pour Agir rejette fermement les accusations portées contre lui et critique la stratégie de campagne du maire sortant.
Benjamin Desbrun rappelle d’abord que ses convictions politiques et ses relations avec la majorité sortante lors des élections municipales partielles de 2024 étaient connues. « Il n’est pas compliqué d’en déduire mon vote, comme celui de 2 000 autres Spiripontains », affirme-t-il, contestant toute tentative de dissimulation ou de manœuvre politique cachée.
L’ancien adjoint de Claire Lapeyronie s’indigne surtout de la divulgation d’échanges qu’il qualifie de privés. Il explique que les mails rendus publics concernaient des discussions avec Gérôme Bouvier, qu’il dit connaître « depuis très longtemps ». Il rappelle également avoir travaillé avec lui à la création du guichet unique Citézen. Pour Benjamin Desbrun, rendre publics ces échanges traduirait une fébrilité du maire sortant. « Si la stratégie de campagne d’un maire qui, en vingt mois, a subi sept démissions et termine son mandat de manière incomplète consiste à divulguer des échanges privés, c’est qu’il est vraiment aux abois », estime-t-il.
Le candidat de Rassembler pour Agir élargit sa critique à la gouvernance de Valère Segal, affirmant que ce dernier se serait déjà « mis à dos les partenaires institutionnels » ainsi que « les maires de plusieurs communes voisines ». Un constat qu’il rapproche du climat politique actuel à Pont-Saint-Esprit.
Benjamin Desbrun dénonce par ailleurs ce qu’il considère comme une confusion entretenue entre communication institutionnelle et communication électorale. Selon lui, « les Spiripontains ne sont pas dupes » face à cette situation, laissant entendre que certaines actions ou prises de parole relèveraient davantage de la propagande que de l’information municipale.
Enfin, le candidat affirme ne pas vouloir entrer dans une escalade verbale. « Je vois parfaitement le type de campagne que Valère Segal veut mener et je ne rentrerai pas dans son jeu », conclut-il, indiquant vouloir se concentrer sur son projet et son programme plutôt que sur les polémiques.



