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Le Festival de la Tave célèbre la chanson française et le patrimoine local

Défendre la chanson française, valoriser le patrimoine des villages et réunir les générations autour de la culture : voilà l’ambition portée par le Festival de la Tave, dont la cinquième édition du 18 au 21 juin prochain promet une nouvelle fois de mêler musique, arts et convivialité pendant quatre jours dans quatre villages traversés par la Tave.

Au cœur du projet, une conviction forte : « la chanson française n’est pas morte ». Les membres de l’association Les Chansonymes revendiquent la défense de la chanson à texte, héritière d’artistes comme Georges Brassens, Léo Ferré ou François Béranger. Pour Benoît Marc, président de l’association Les Chansonymes, la chanson française constitue « une exception culturelle » qui mérite d’être préservée et soutenue dans un paysage musical où elle peine parfois à trouver sa place.

L’association met également en avant les créations contemporaines grâce à un site internet permettant d’écouter des chansons originales et les œuvres d’artistes actuels. « Les créateurs ont leur monde à eux et existent », rappelle Benoît Marc, soucieux de montrer que la scène francophone demeure vivante et inventive.

Le festival s’appuie sur un concept singulier : investir des villages au riche patrimoine local afin de faire dialoguer culture et territoire. Églises, places de village, maisons de caractère ou encore châteaux deviennent ainsi des lieux de rencontres artistiques. « Mettre en valeur ce patrimoine et montrer qu’il s’y passe des choses », résume le président des Chansonymes.

Mais la chanson ne sera pas seule à l’honneur. Deux expositions artistiques, mêlant peinture, photographie et sculpture, seront notamment proposées à La Bruguière et à La Bastide-d’Engras. Le festival revendique un esprit d’ouverture entre les disciplines : « Réunir les arts, réunir pour chanter », explique Benoît Marc.

L’événement fonctionne aussi grâce à un modèle participatif. Les spectacles seront proposés avec une participation « au chapeau », chacun donnant selon ses moyens et son plaisir. « On ne doit pas être gêné par l’argent », souligne Benoît Marc, attaché à rendre la culture accessible à tous.

Les artistes présents viendront de toute la France. Beaucoup sont adhérents des Chansonymes, association qui compte une centaine de membres, dont près de la moitié sont auteurs-compositeurs-interprètes. Le festival revendique également le concept « d’artiste ouvrier » : après leur prestation, les chanteurs participent eux-mêmes à la vie de l’événement, en aidant à la sonorisation, à la buvette ou à l’organisation générale.

Pour Julien Feja, du groupe DS, partenaire de l’événement, soutenir ce rendez-vous culturel local a du sens : « Nous sommes ravis de soutenir les projets musicaux, cette fois autour de la musique française et des musiciens locaux. » L’entreprise a d’ailleurs communiqué auprès de ses collaborateurs afin de les inciter à participer.

Les partenaires privés et les communes jouent un rôle essentiel dans la réussite de l’événement. « Sans partenaire, on ne peut rien faire », rappelle Benoît Marc, qui insiste autant sur l’aide financière que sur l’implication dans la vie locale. « Il est sain de rendre des comptes et de dire merci à ceux qui nous aident », ajoute-t-il.

Au-delà de la musique, le Festival de la Tave veut surtout créer du lien. Réunir chefs d’entreprise, artistes, habitants, enfants et résidents d’Ehpad autour d’un même moment de partage. « Retrouver des gens de tout âge et toute fonction qui aiment la vie de village », résume Benoît Marc.

Le maire de La Bastide-d’Engras rappelle d’ailleurs que, dès la première édition, il était important de soutenir « ce qui nous unit en plus de la Tave ». Une philosophie fidèle à l’esprit du festival : faire de la culture un trait d’union entre les villages, les générations et les sensibilités artistiques.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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