Nîmes Olympique : Helder Esteves nommé entraîneur, « contribuer au renouveau du club »

Le Nîmes Olympique tient son nouvel entraîneur. Le club gardois a officialisé l’arrivée d’Helder Esteves sur le banc croco pour les trois prochaines saisons, avec une année supplémentaire en option. Il succède à Mickaël Gas après une saison conclue à la deuxième place du groupe de National 2.
Passé par Lusitanos Saint-Maur, Helder Esteves arrive avec une ambition claire : participer à la reconstruction sportive du NO et replacer le club à un niveau plus conforme à son histoire. « Le club est à un niveau qui est une anomalie en National 2 », a-t-il affirmé lors de sa présentation officielle.
Le technicien portugais d’origine, arrivé en France à l’âge de cinq ans, explique avoir été immédiatement séduit par l’institution nîmoise. « Avant d’être séduit par un projet, je le suis par un endroit. L’histoire du club et ce qu’il représente m’ont touché. Je sais que je ne suis pas Nîmois, mais je peux le devenir par adoption », a-t-il confié, avec humilité. « Je viens ici avec l’intention d’être adopté grâce à mon travail. Ce que je représente est bien en dessous de ce que représente le club. Le club est au-dessus de tout. »
Lucide sur l’attente populaire autour des Crocos, Helder Esteves n’élude pas les ambitions. « L’objectif est d’être performant. Monter en Ligue 3 doit être une conséquence du travail. » Un discours mesuré, mais ambitieux, pour un entraîneur qui connaît parfaitement les exigences du National 2 et du niveau supérieur.
L’ancien coach de Saint-Maur refuse toutefois toute certitude. « La vérité d’hier n’est pas forcément celle de demain », rappelle-t-il. S’il reconnaît la qualité du parcours réalisé la saison passée par le Nîmes Olympique, il estime également qu’il reste des axes d’amélioration. « L’effectif construit rapidement était cohérent avec beaucoup de bonnes choses. Il y avait aussi des failles, c’est normal. »
Sur le plan du jeu, Helder Esteves promet une équipe agressive et ambitieuse. « Je ne suis pas un entraîneur passif. Je n’attends pas de perdre pour prendre un attaquant », lance-t-il. Son idée : construire « une équipe hybride capable de répondre à toutes les problématiques du jeu », avec une forte exigence athlétique, de la résilience et un pressing immédiat après la perte du ballon. « Défendre, c’est avant tout un état d’esprit », insiste-t-il.
Le président Thierry Cenatiempo et le directeur sportif Anthony Dupré ont été séduits par le profil du technien, mais c’est surtout Anthony Dupré qui a détaillé le processus de recrutement. « L’entretien d’une heure quarante-cinq avec Helder était l’un des plus réussis, avec celui de Nicolas Soumah. Puis nous avons eu un second échange de quatre heures avec le président. On s’est dit banco », explique-t-il. La méthodologie de travail, l’expérience du haut niveau et la capacité d’adaptation du technicien ont convaincu les dirigeants.
Helder Esteves a d’ailleurs insisté sur ce point : « Je ne viens jamais dans un club avec mes joueurs. Il faut savoir faire confiance aux gens et s’adapter. » Il estime déjà que « l’effectif est très bien », même si le club travaille encore sur cinq à six recrues supplémentaires, notamment en attaque. Les postes non doublés restent prioritaires. Pablo Martinez a déjà prolongé pour une saison supplémentaire, tandis que l’avenir de Clément Depres dépendra de l’avis du nouvel entraîneur.
Conscient de la ferveur entourant le Nîmes Olympique, Helder Esteves s’est dit marqué par l’ambiance des Antonins. « Jouer devant 7 000 ou 8 000 spectateurs, c’est digne du plus haut niveau national. Il y a des matches de Ligue 1 avec moins d’ambiance. » Avant de conclure : « Le Nîmes Olympique est un club qui, s’il est accompagné économiquement, doit aller en Ligue 1. »



