Triathlon Monumental de Nîmes : une première édition réussie entre le Pont du Gard et les Arènes

La première édition du Triathlon Monumental de Nîmes a tenu toutes ses promesses ce dimanche en réunissant près de 1 300 participants sur les différentes épreuves proposées. Un événement inédit qui a offert aux triathlètes un parcours exceptionnel reliant deux des joyaux du patrimoine gardois : le Pont du Gard et les Arènes de Nîmes.
Dès 8 heures du matin, les premiers concurrents se sont élancés dans les eaux du Gardon au pied du Pont du Gard. La partie natation a offert des images spectaculaires avec un passage sous les arches du monument romain, classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
Après la sortie de l’eau, les athlètes ont enfourché leur vélo au départ du site du Pont du Gard. Les parcours ont ensuite traversé le Pays d’Uzès et ses paysages typiques de vignes et d’oliviers. Sur la distance Half, les concurrents ont dû parcourir 90 kilomètres avec près de 739 mètres de dénivelé positif, tandis que les participants du format CD se sont mesurés à un tracé de 40 kilomètres plus accessible.

La course à pied a ensuite conduit les triathlètes au cœur de Nîmes. Les participants ont découvert les plus beaux monuments de la cité romaine, notamment la Maison Carrée et les Arènes, avant une arrivée prestigieuse sur le parvis des Arènes de Nîmes, sous les encouragements du public.
Les classements
Distance Half (1,9 km natation – 90 km vélo – 21 km course à pied)
- Maxim Chane — 3h57’13
- Cédric Ludet — 4h09’05
- Aurélia Boulanger — 4h13’37
- Jordane Laborie — 4h20’52
- Thibault Escaich — 4h21’20
Aurélia Boulanger réalise une performance remarquable en terminant troisième au classement général et première féminine.
Distance CD (1,5 km natation – 40 km vélo – 10 km course à pied)
- Gabin Giffon — 1h59’36
- Killian Miserie — 2h04’13
- Hugo Boulestreau — 2h04’42
- Quentin Freifer — 2h04’55
- Maxime Anirepoque — 2h05’37
Pour cette première édition, le Triathlon Monumental a réussi son pari : proposer une épreuve sportive exigeante tout en mettant en valeur le patrimoine exceptionnel du Gard. Entre le Pont du Gard, les paysages du pays d’Uzès et le centre historique de Nîmes, les participants ont vécu une expérience unique qui pourrait rapidement faire de cette épreuve un rendez-vous incontournable du calendrier national du triathlon.

« Les triathlètes n’avaient jamais vécu une telle expérience »
À l’issue de cette première édition, Frédéric Moline, organisateur de l’épreuve, affichait sa satisfaction devant le succès rencontré par l’événement.
« A priori, tous les triathlètes nous ont dit qu’ils n’avaient jamais vécu une expérience triathlon comme celle-ci. C’est une belle réussite », se réjouit-il.
L’objectif était double : proposer une véritable compétition sportive tout en mettant en valeur le patrimoine gardois. « Nous voulions faire découvrir le patrimoine gardois, notamment les sites classés à l’Unesco, mais aussi organiser une vraie épreuve sportive. Le Triathlon Monumental sera diffusé le 20 juin sur la chaîne L’Équipe. Cela permettra de mettre en lumière notre territoire. C’est aussi pour cela que toutes les collectivités ont soutenu le projet. »

Le public a également répondu présent tout au long du parcours, du Pont du Gard jusqu’aux Arènes de Nîmes. Un engouement qui conforte les organisateurs dans leur volonté d’inscrire durablement l’épreuve au calendrier sportif régional.
« Nous nous étions engagés sur trois ans avec les collectivités. Il y aura donc une deuxième édition l’an prochain et une troisième l’année suivante. L’objectif est de faire du Triathlon Monumental une grande et belle épreuve en Occitanie », poursuit Frédéric Moline.
Le succès dépasse d’ailleurs largement les frontières gardoises. « Nous avons accueilli des triathlètes venus de toute la France, mais aussi de Genève et des Pays-Bas. »
Pour l’organisateur, cette réussite s’explique également par l’attrait grandissant de la discipline. « Le triathlon est un sport qui demande beaucoup de mental et de dépassement de soi. Aujourd’hui, les gens recherchent ce type de défi personnel. »
Une première édition réussie qui laisse déjà entrevoir un avenir prometteur pour ce nouvel événement sportif gardois.

Aurélia Boulanger, la performance locale du jour
Parmi les performances marquantes de cette première édition du Triathlon Monumental, celle d’Aurélia Boulanger mérite une mention particulière. Originaire de Remoulins et licenciée au Nîmes Triathlon, la triathlète a réalisé un véritable exploit en prenant la troisième place du classement général du Half, derrière seulement deux hommes, tout en s’imposant largement chez les féminines.
Une performance d’autant plus remarquable que cette épreuve n’était pas un objectif prioritaire dans sa saison. « Pour moi, ce n’était pas un objectif principal. Cela fait cinq semaines que je suis dans un gros bloc d’entraînement. L’idée était de faire une séance d’entraînement grandeur nature sur cette course », explique-t-elle à l’arrivée.
Courir presque à domicile a également joué un rôle dans sa participation. « Je suis de Remoulins, le départ était à cinq minutes de chez moi. C’est aussi pour ça que j’ai participé. Je connais parfaitement les lieux », sourit-elle.

La triathlète gardoise a particulièrement apprécié le départ donné au Pont du Gard. « C’était incroyable. J’ai déjà nagé sous le Pont du Gard, mais là, avec tout l’événement, le public, l’ambiance, c’était quelque chose de fou. Et être là pour représenter le Nîmes Triathlon, ça apporte encore plus d’émotions. »
Si sa troisième place au scratch témoigne de son excellent niveau de forme, Aurélia Boulanger préfère surtout y voir un indicateur encourageant à quelques semaines de ses grands objectifs internationaux. « Ça montre que je suis en forme. C’est bien de pouvoir se tester dans des conditions de course. »
La suite de son programme est déjà tracée avec son entraîneur. Direction d’abord le prestigieux Ironman 70.3 de Mont-Tremblant, au Canada, avant un autre 70.3 à Nice. « Cette course venait clôturer mon bloc de préparation. Nous avions même prévu avec mon coach que je prenne le départ dans un état de fatigue afin de terminer ce cycle d’entraînement. »
Une préparation exigeante qui n’a pas empêché la Remoulinoise de monter sur la troisième marche du podium d’une épreuve appelée à devenir l’un des rendez-vous majeurs du triathlon en Occitanie.



