A la UneActualitésEconomieLaudun L'Ardoise

Laudun-l’Ardoise : « L’Écaille de Chloé », une nouvelle poissonnerie portée par la passion

Plusieurs centaines de personnes ont répondu présent ce vendredi soir au 248 rue de la République, à Laudun-l’Ardoise, pour l’inauguration de « L’Écaille de Chloé ». À 27 ans, Chloé concrétise avec cette poissonnerie artisanale un rêve nourri depuis l’enfance, dans une famille où le métier se transmet de génération en génération.

Il y avait foule ce vendredi soir rue de la République à Laudun-l’Ardoise. Plusieurs centaines de personnes sont venues découvrir « L’Écaille de Chloé », nouvelle poissonnerie installée au numéro 248. Une inauguration qui marque l’aboutissement d’un projet mené tambour battant au cours de l’été, mais surtout la concrétisation d’un rêve de longue date pour sa jeune gérante.

À seulement 27 ans, Chloé connaît en effet parfaitement l’univers de la poissonnerie. « Mes parents sont poissonniers. Je suis fille de poissonniers, je suis née dans une caisse de sardines comme on dit chez nous », sourit-elle. Depuis toute petite, elle fréquente les criées et grandit au contact des poissons, des étals et d’un métier qui allait progressivement devenir une véritable vocation.

Originaire des Bouches-du-Rhône, Chloé s’est récemment installée dans le Gard pour se rapprocher de ses beaux-parents, déjà établis dans le secteur. Arrivée à Laudun-l’Ardoise au printemps, elle ne pensait peut-être pas concrétiser son projet aussi rapidement.

C’est finalement au cours d’une discussion avec sa belle-mère que l’idée prend définitivement forme. « Elle m’a dit : fais-le. » Quelques mots qui suffisent à provoquer le déclic. Fin juin, la décision est prise : Chloé ouvrira sa propre poissonnerie.

« C’est le projet de ma vie »

Entre l’idée et l’ouverture, tout s’est donc enchaîné en quelques semaines. Une rapidité qui ne doit rien au hasard tant ce projet était déjà profondément ancré chez la jeune poissonnière.

« Je savais qu’un jour je voulais le faire. C’est très compliqué de se lancer aujourd’hui, mais je me suis dit : pourquoi pas ? Je n’ouvre pas simplement un commerce. C’est un rêve de petite fille, c’est le projet de ma vie. C’est vraiment très important pour moi », confie-t-elle.

Avec « L’Écaille de Chloé », elle souhaite désormais proposer une poissonnerie de proximité, artisanale et conviviale, en misant notamment sur la qualité et sur des circuits d’approvisionnement aussi locaux que possible.

Deux fois par semaine, les lundis et jeudis, Chloé prend ainsi la direction de la criée du Grau-du-Roi afin de sélectionner ses produits. Son ambition est claire : privilégier les poissons entiers issus de Méditerranée.

Sur l’étal, les clients pourront notamment retrouver les incontournables dorades, loups, soles ou maquereaux. Pour les espèces ou préparations qui ne peuvent pas être approvisionnées localement, notamment certains filets, la jeune commerçante se tourne vers l’Atlantique.

Le saumon fait lui aussi l’objet d’une attention particulière, avec la volonté de travailler autant que possible du saumon écossais Label Rouge. Cabillaud, crevettes et différents produits de la mer viendront compléter l’offre en fonction des arrivages.

Conseils, commandes et proximité

La poissonnerie entend également s’adapter aux demandes particulières de sa clientèle. « On peut tout me commander, dans la limite de ce qu’il est possible de trouver et avec un petit délai pour pouvoir m’organiser. Mais honnêtement, tout ce qu’on me demande, je peux essayer de l’avoir », explique Chloé.

La jeune professionnelle souhaite également nouer des liens avec les restaurateurs des environs. Une façon supplémentaire d’inscrire son commerce dans le tissu économique local et de travailler « avec tout le monde autour ».

Mais au-delà de la vente de poissons et fruits de mer, « L’Écaille de Chloé » veut aussi apporter le savoir-faire qui accompagne le métier de poissonnier. Conseils de cuisson, idées d’accompagnements ou encore propositions de recettes seront ainsi dispensés directement en boutique.

« Je veux que ce soit une petite poissonnerie artisanale, très conviviale et surtout passionnée. La passion, c’est hyper important dans ce métier », insiste Chloé.

Après une inauguration particulièrement suivie, la nouvelle poissonnerie laudunoise débute donc son aventure sous les meilleurs auspices. « L’Écaille de Chloé », située au 248 rue de la République à Laudun-l’Ardoise, accueille ses clients les mardis, mercredis, vendredis, samedis et dimanches matin, à partir de 7 h 30 et jusqu’aux alentours de 13 h – 13 h 30.

Chloé a également tenu à remercier la municipalité de Laudun-l’Ardoise pour son accompagnement et son soutien dans la concrétisation de son projet. Une présence appréciée par la jeune commerçante, qui souligne l’importance de pouvoir compter sur les acteurs locaux lorsqu’on se lance dans une nouvelle activité. L’ouverture de « L’Écaille de Chloé » vient ainsi renforcer l’offre commerciale du centre-ville et participer à la dynamique de la rue de la République.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page