Laudun-l’Ardoise : la première pierre du Carré l’Ardoise posée, un investissement de 3,5 millions d’euros pour dynamiser le territoire

C’est une nouvelle étape dans le développement économique de Laudun-l’Ardoise. La première pierre du Carré l’Ardoise a été symboliquement posée en présence du maire Ludovic Di Rollo, de Patrick Scorsone, président de la SEGAR, et des différents partenaires du projet. Avec un investissement de 3,5 millions d’euros, ce futur ensemble commercial et tertiaire ambitionne de renforcer l’attractivité de L’Ardoise tout en répondant aux besoins des habitants et des professionnels.
Depuis la mise en service de la déviation, le secteur de L’Ardoise connaît une profonde transformation de ses habitudes de circulation et de consommation. Une évolution que la municipalité et ses partenaires ont souhaité anticiper en imaginant un nouvel espace économique à l’entrée du village.
« La déviation a modifié les habitudes de déplacement. Face à ces transformations, nous devons anticiper et accompagner les changements pour en faire des opportunités pour notre commune », a souligné Ludovic Di Rollo lors de la cérémonie.
Porté par la SEGAR, en partenariat avec la commune et l’Établissement public foncier (EPF) Occitanie, le Carré l’Ardoise proposera 565 m² de locaux commerciaux et 1 000 m² de bureaux. Plusieurs activités sont annoncées, notamment une pharmacie, un service de médecine du travail, des commerces, des professionnels de santé dont des kinésithérapeutes, une crèche ainsi qu’un cabinet d’expertise comptable.
Un projet qui dépasse le seul développement économique
Pour le maire, l’ambition ne se limite pas à la création de nouveaux locaux. « Le Carré l’Ardoise ne doit pas s’arrêter au Carré », a-t-il insisté, évoquant une réflexion plus large sur l’aménagement et l’image de cette entrée de commune.
L’architecte du projet, Laetitia Di Mascio, a également été chargée de travailler sur la transformation de la salle Jacques-Brel afin d’harmoniser son apparence avec celle du nouvel ensemble immobilier. L’objectif est de créer une continuité architecturale et d’offrir une nouvelle identité à ce secteur.
« Concevoir l’avenir d’une commune, ce n’est pas seulement construire des équipements, c’est avant tout répondre aux besoins des habitants », a rappelé Ludovic Di Rollo, défendant un projet associant développement économique, qualité de vie et respect de l’environnement.
3,5 millions d’euros investis malgré un contexte difficile
Président de la SEGAR, Patrick Scorsone est revenu sur la longue histoire de cette opération, dont les premières réflexions remontent aux interrogations suscitées par la réalisation de la déviation.
« Beaucoup de choses et de grandes décisions ont commencé autour d’un café, au bar du Bon Coin », a-t-il raconté, rappelant notamment les questionnements de l’association Port l’Ardoise sur l’avenir économique du secteur.
Entre la maîtrise foncière, la définition du programme, les autorisations administratives, la mobilisation des financements et les consultations des entreprises, les obstacles ont été nombreux.
« Cette réalisation n’avait rien d’une évidence », a reconnu Patrick Scorsone, saluant l’obstination collective des différents acteurs.
Dans un contexte particulièrement difficile pour le secteur du bâtiment, le président de la SEGAR a défendu le choix d’investir 3,5 millions d’euros dans cette opération.
« Nous avons fait le choix d’investir encore et toujours », a-t-il affirmé, rappelant le rôle de la SEGAR comme maître d’ouvrage et investisseur au service de l’intérêt général.
Selon lui, la vocation de la structure est précisément d’intervenir là où le marché privé ne peut s’engager seul, afin de faire émerger des projets utiles au territoire tout en assumant les risques financiers associés.
Des retombées directes pour les entreprises locales

Autre dimension importante de cette opération : ses retombées économiques pour le territoire. Selon les chiffres présentés lors de la cérémonie, 69 % des marchés ont été attribués à des entreprises de Laudun-l’Ardoise et 82 % à des entreprises gardoises, dont une large majorité implantée dans le Gard rhodanien.
Parmi les entreprises mobilisées figurent notamment Rouméas TP, Robert TP, TP Bellegarde, Les Constructeurs du Sud, Dalle du Midi…
« C’est un acte fort de soutien au secteur du BTP », a insisté Patrick Scorsone, mettant en avant la nécessité de préserver les compétences, les emplois et les carnets de commandes des entreprises locales.
Le président de la SEGAR a également salué le travail de l’architecte Laetitia Di Mascio, des bureaux d’études et des partenaires institutionnels, parmi lesquels l’État et le Conseil départemental du Gard, sans oublier les établissements bancaires qui accompagnent financièrement ces opérations.
Le projet devrait par ailleurs générer environ 200 000 euros de retombées pour les finances publiques, selon les éléments présentés par la municipalité.
Un chantier de 14 mois et déjà d’autres ambitions
Débutés le 29 juin 2026, les travaux doivent s’étendre sur une durée de 14 mois, avec une livraison prévisionnelle à l’été 2027.
Cette opération s’inscrit dans la continuité des projets déjà accompagnés par la SEGAR dans plusieurs communes du territoire, notamment Tavel, Roquemaure, Orsan et Saint-Laurent-des-Arbres.
Patrick Scorsone a rappelé sa volonté de poursuivre ces investissements, avec une exigence : que chaque euro public mobilisé puisse produire des effets concrets pour les habitants et l’économie locale.
De son côté, Ludovic Di Rollo a profité de cette cérémonie pour évoquer un autre projet économique majeur qu’il souhaite voir aboutir à Laudun-l’Ardoise : l’implantation de l’UIMM, à proximité immédiate du Carré l’Ardoise.
« Je m’impatiente que l’on se voie rapidement pour la première pierre de l’UIMM. Je ferai tout pour que cela se fasse à Laudun-l’Ardoise et pas ailleurs, juste en face de ce Carré l’Ardoise », a déclaré le maire.
Une perspective qui pourrait renforcer encore davantage la vocation économique et professionnelle de ce secteur en pleine mutation.
Avec le Carré l’Ardoise, la commune entend ainsi transformer les conséquences de la déviation en une opportunité de développement durable. Un projet qui, au-delà des bâtiments, traduit la volonté de construire une commune toujours plus attractive et agréable à vivre.



