Pont-Saint-Esprit : « lynchage, jalousie électoraliste et opposition contre productive », Valère Segal répond aux attaques sur les médecins et le collège

Ce mercredi, le maire de Pont-Saint-Esprit, Valère Segal, a pris la parole face à la presse pour répondre aux attaques dont il fait l’objet, notamment sur les sujets de la désertification médicale et du collège. Une mise au point musclée, à onze mois des élections municipales, dans laquelle il fustige « une opposition jalouse qui joue contre les Spiripontains », et une « jalousie électoraliste » de la part de Claude Salau, maire de Saint Julien de Peyrolas.
Santé : « Ce n’est pas à Pont-Saint-Esprit de payer pour tout le monde »
Au cœur de sa déclaration, l’arrivée de nouveaux médecins et le projet de pôle de santé pluridisciplinaire à Pont-Saint-Esprit, qu’il qualifie de « projet d’utilité majeure pour notre territoire ». Attaqué de toutes parts et empêché par les précédentes municipalités depuis 2012, ces projets ont selon lui été ralentis par des intérêts politiques et des contre-vérités, récemment véhiculées par Claude Salau, maire de Saint-Julien-de-Peyrolas, concernant l’installation des 3 médecins Peyrolais au centre Pépin.
Valère Segal accuse ce dernier de « victimisation outrancière » et d’être l’auteur d’un lynchage lors d’une réunion des maires de l’agglomération du Gard rhodanien lors de laquelle Claude Salau aurait tenu des propos dénigrants envers la profession médicale. Il affirme que trois médecins sont aujourd’hui prêts à s’installer dans le futur pôle de santé, dont un était volontaire pour tenir une permanence à Saint-Julien-de-Peyrolas ou à Laval-Saint-Roman. « Il était prêt, mais ce n’est peut-être plus le cas au vu du traitement qu’il a reçu », regrette le maire de Pont.
Concernant le dispositif régional « Ma santé, ma région », Valère Segal justifie la non-adhésion de sa commune en dénonçant une forme « d’ingérence inacceptable » et en rappelant que « chaque commune est libre d’adhérer ou non ». Et de lancer : « Faut-il toujours que Pont-Saint-Esprit paie pour tout le monde ? » Un argument qui mérite d’être discuté selon plusieurs élus, dans la mesure où les patients qui seraient venus pour le GIP « Ma Santé Ma Région » seraient aussi bien venus de Pont que des communes voisines.
Collège : « L’entretien du bâtiment relève du conseil départemental »
Sur le dossier du collège, Valère Segal s’étonne des reproches qui lui sont faits concernant une prétendue absence de visite. « Je ne suis pas seul, mes adjoints ont visité les lieux. J’ai moi-même eu deux enfants scolarisés dans cet établissement », rappelle-t-il. Il précise que le nouveau collège ne verra pas le jour en 2025 et ne pouvait en aucun cas voir le jour en 2025 et que c’était donc à l’ancienne équipe municipale d’en assurer l’entretien.
Il dénonce une nouvelle fois « des dossiers mal ficelés » hérités de ses prédécesseurs, et assure ne pas vouloir « laisser une ardoise énorme sur le compte des Spiripontains ».
« Une opposition qui joue contre sa ville »
Enfin, le maire répond aux projets de Claire Lapeyronie concernant l’arrivée de médecins à Pont Saint Esprit, qu’il qualifie « d’opérations électorales ». Valère Segal dénonce un jeu politique dangereux : « Nous portons des projets utiles. Les critiques viennent toujours des mêmes, restés sourds à la demande à l’époque et incapables de répondre aux besoins. »



