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Bagnols-sur-Cèze : après les menaces d’individus armés près du stade Léo-Lagrange, la mairie appelle à un renforcement policier, les établissements scolaires se réorganisent

L’émotion est vive à Bagnols-sur-Cèze, au lendemain de nouveaux incidents survenus à proximité du stade Léo-Lagrange, situé dans le quartier des Escanaux. Des élèves d’un lycée bagnolais, présents pour un cours d’EPS, ont été menacés par des individus connus pour leur implication dans des trafics locaux. C’est la deuxième fois qu’un tel incident se produit en quelques semaines, après une première altercation fin mars. Les enseignants et les élèves, choqués, ont dû se réfugier dans les vestiaires, avant d’être exfiltrés par les forces de l’ordre.

Face à ces faits, la mairie de Bagnols a réagi dans un communiqué transmis ce mercredi. Elle assure avoir « porté les événements à la connaissance du vice-procureur chargé du Groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) ». Le maire, Jean-Yves Chapelet, indique devoir « rencontrer le préfet du Gard le 7 mai à Nîmes ». À cette occasion, il « réaffirmera la nécessité d’un renforcement visible et durable de la présence policière sur le terrain ». La municipalité indique également avoir rappelé aux chefs d’établissements « la mobilisation accrue des dispositifs de vidéoprotection, en particulier aux horaires d’utilisation des infrastructures sportives ».

Jérôme Jackel, élu d’opposition, appelle à des mesures fortes et immédiates pour garantir la sécurité des enfants dans l’espace public. « Il est inacceptable que nos enfants ne puissent pas se déplacer librement et en toute sécurité dans notre ville », écrit-il. Il propose notamment la mise en place de postes mobiles de police positionnés près des lieux de trafic identifiés, afin d’assurer une présence dissuasive.

Dans un communiqué, la députée de la 3e circonscription du Gard, Pascale Bordes, a dénoncé des faits qu’elle juge « intolérables » et a appelé à des « mesures radicales » de la part de l’État.
« Nos élèves, nos professeurs, mais aussi toutes les personnes souhaitant faire du sport sur ce terrain du quartier des Escanaux ne doivent pas se sentir en insécurité face aux dealers », écrit-elle, saluant le sang-froid des enseignants et l’intervention des forces de l’ordre.
Pascale Bordes déplore que les élèves soient « assignés à résidence » pendant que « les marchands de mort circulent en toute impunité ». La députée dit avoir saisi le préfet pour exiger des réponses concrètes, en écho au projet de loi contre le narcotrafic voté le jour même à l’Assemblée.

Du côté du lycée concerné, la décision a été prise de ne plus retourner au stade jusqu’à la fin de l’année scolaire. « C’était agréable d’être au stade, mais on va aménager la fin d’année autrement », regrette le CPE de l’établissement, soulignant que les équipes éducatives ne sont là que pour « faire leur métier et leur activité pédagogique ». Lors de l’incident, trois classes et trois enseignants étaient présents. Les agresseurs, moins nombreux que la fois précédente, dont l’un d’entre eux a tenté d’escalader le grillage du stade, menaçant verbalement les élèves, notamment de leur « mettre une balle dans la tête », selon les témoignages recueillis.

La police confirme les faits et précise que les agresseurs sont issus du quartier voisin. Ils reprocheraient aux élèves le « bruit » causé durant leurs activités sportives, à proximité d’un point de deal, dérangeant leur activité.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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