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Pont-Saint-Esprit : un an après, la majorité de Gérome Bouvier et Valère Ségal revendique un cap de responsabilité et de vérité

Il y a un an, en avril 2024, les Spiripontains portaient à leur tête une nouvelle équipe municipale conduite par Gérome Bouvier et Valère Ségal. Avec 50,18 % des voix dès le premier tour, la liste « Demain Pont-Saint-Esprit » s’imposait devant le Rassemblement National et l’ancienne maire Claire Lapeyronie. Aujourd’hui, la majorité tire un premier bilan de douze mois de gestion municipale, qu’elle revendique à la fois « responsable, transparente et au service exclusif de l’intérêt général ».

Une majorité sans étiquette, au service des Spiripontains

« Notre équipe municipale est composée d’élus non affiliés à un parti politique, formant ainsi une liste apolitique. Nos décisions sont guidées exclusivement par l’intérêt général des Spiripontains », explique la nouvelle majorité, qui dénonce les logiques partisanes et leurs conséquences locales. « Les partis politiques poursuivent des objectifs qui peuvent ne pas toujours converger avec les besoins locaux. Leur stratégie peut être influencée par des enjeux nationaux, régionaux ou départementaux », poursuit Valère Ségal, pointant la conquête d’élus municipaux pour renforcer leur poids aux élections départementales ou sur l’agglomération.

Valère Ségal, revendique une posture « sincère et pragmatique », dans la droite ligne de celle présentée durant la campagne par Gérôme Bouvier : « Nous pourrions, comme tant d’autres responsables politiques, nous auto-congratuler ou enjoliver la réalité pour flatter les électeurs. Ce n’est pas notre démarche. » Il insiste : « Je ne sacrifierai ni la vérité, ni l’intégrité, au profit d’intérêts personnels ou électoraux. »

Assainir les finances : une urgence vitale

La nouvelle équipe a dû faire face à une réalité budgétaire brutale. « Notre commune, Pont-Saint-Esprit, porte encore les séquelles d’une gestion financière difficile. » Avec « plus de 10 millions d’euros de dette en 2024 », soit près de 942 € par habitant, « la ville figurait parmi les communes les plus endettées » de France. « Cette situation a conduit à une augmentation significative des impôts locaux. »

Ce cercle vicieux a laissé la commune affaiblie, « rendant difficile le financement des compétences obligatoires », tout en accentuant la dégradation visible de la ville. La majorité s’engage donc dans une « logique de responsabilité et de transparence, en veillant à ce que chaque euro dépensé serve l’intérêt de nos concitoyens ».

Sur le dossier sensible du futur collège, l’édile spiripontain alerte : « Si nous devions prendre à notre charge ce projet mal engagé, nous risquerions rapidement une mise sous tutelle par la Chambre Régionale des Comptes », une situation « déjà connue par la commune et que nous savons, par expérience, lourde par de conséquences », conclut à ce sujet Valère Ségal

Gendarmerie : une bombe financière et judiciaire

La nouvelle gendarmerie, construite sous l’ancienne mandature, est aujourd’hui au cœur d’un véritable scandale. « Construite sur un terrain où pourtant il n’était pas possible d’ériger un bâtiment stratégique », comme le rappelait une circulaire de l’État envoyée en 2018, le projet fait peser de lourds risques sur les gendarmes, leurs familles et les riverains.

« Ni Claire Lapeyronie, pourtant prompte à tout critiquer, ni ses anciens adjoints ni la Préfecture, n’ont communiqué sur cette affaire, leur silence est assourdissant.», déplore Valère Ségal, qui a saisi la procureure de la République de Nîmes et annonce que la commune se portera partie civile. « Afin que toute la vérité soit établie et les responsabilités clairement désignées ». Un référé expertise va être déposé et une étude lancée pour créer des bassins de rétention. « Ce dossier pourrait coûter jusqu’à 10 millions d’euros à la commune : encore un héritage opaque et mal géré par l’ancienne équipe ».

Santé : entre pragmatisme et ambition

La désertification médicale nécessite des réponses rapides. L’équipe municipale indique dans son bilan avoir « refusé d’entrer dans le dispositif régional « Ma santé, Ma région », jugé trop coûteux pour la commune » : « Il n’a pas à être financé que par l’impôt des Spiripontains. Comme à Lussan, il doit être porté par le territoire. »

La majorité préfère miser sur une maison de santé pluridisciplinaire, avec des jeunes médecins du territoire. « Ce modèle est plébiscité par le ministère de la Santé, les ARS, les professionnels et les patients », clame Valère Ségal. Une installation provisoire à la caserne Pépin est prévue avec quatre médecins, trois internes et des docteurs juniors. « Les aménagements réalisés pour un budget de 80 000 euros HT permettront une mise aux normes complète », souligne la municipalité.

Des réalisations visibles au quotidien

Malgré des finances contraintes, la majorité revendique plusieurs avancées concrètes :

  • « La ville est plus propre grâce à un plan efficace et à la mobilisation de tous. »
  • « Nous avons obtenu de l’Agglomération le ramassage 5 fois par semaine des sacs jaunes autour des PAV. »
  • « Le marché entame sa transition vers le zéro déchet, en partenariat avec les commerçants ambulants. »
  • « Les effectifs de la police municipale ont été étoffés avec des résultats constatés par tous. »
  • « Les services techniques ont été équipés de matériel neuf. »
  • « De nouveaux événements culturels, festifs et sportifs ont vu le jour. »
  • « Nos aînés ont été choyés à Noël, ce qui a permis de mieux accompagner les personnes isolées. »
  • « La zone bleue, attendue par les commerçants, a été mise en place. »

Un cap maintenu, sans promesses creuses

« Depuis un an, nous refusons de vous mentir ou de vous vendre du rêve. Nous continuerons à vous parler avec sincérité, sans promesses creuses », réaffirme le maire. Pour l’avenir, la feuille de route reste claire : assainir les finances, restaurer les services publics et investir intelligemment.

« Ma réélection ne m’importe pas. Ce qui compte, c’est le service que la municipalité doit rendre à ses habitants », insiste Valère Ségal. Après une année de réformes engagées sans langue de bois, la majorité spiripontaine entend continuer sur le même rythme, avec une seule boussole : l’intérêt de ses administrés.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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