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Montclus : la journée de l’environnement et le repas de la société de chasse célèbrent le lien fort entre nature, village et traditions

Ce samedi, le cœur du village de Montclus a vibré au rythme de deux événements qui, au-delà de leur convivialité, ont rappelé combien la ruralité est porteuse de valeurs d’entraide, de respect de la nature et de transmission. Dès le matin, les habitants et les membres de la société de chasse présidée par Lionel Perollet étaient mobilisés pour une opération de nettoyage des bords de la Cèze, dans le cadre d’une matinée dédiée à l’environnement. Et à l’heure du déjeuner, c’est autour du repas organisé par l’association de chasse La Montclusienne en partenariat avec la commune et l’association les Amis du Château que le village s’est retrouvé dans une ambiance chaleureuse et fraternelle.

Une société de chasse engagée pour la nature et le village

En prenant la parole avec une émotion sincère, Lionel Pérollet, président de La Montclusienne, a rappelé combien la chasse, loin des clichés, joue un rôle essentiel dans la préservation de nos écosystèmes. « La chasse n’est pas un simple loisir : elle est un pilier du patrimoine rural, une activité responsable au service de la biodiversité. Nos chasseurs, discrets et bénévoles, entretiennent les milieux, régulent les espèces, perpétuent les savoirs de nos anciens et viennent en aide aux agriculteurs », a-t-il affirmé.

Dans un territoire comme le Gard, où la faune sauvage peut gravement endommager les cultures, les chasseurs assument un rôle de sentinelle. La société de chasse intervient dès le 15 août pour endiguer les dégâts causés par les sangliers et les chevreuils. Elle contribue également au financement des dégâts et à la mise en place de clôtures électriques pour les agriculteurs du secteur. « Peu de sociétés de chasse sont aussi présentes aux côtés des paysans. Ici, c’est une réalité concrète et précieuse », souligne Lionel Pérollet.

Une chasse moderne, responsable et intégrée

Les fédérations de chasse ont fait évoluer les pratiques : aujourd’hui, la chasse est plus sûre, mieux encadrée, avec des formations obligatoires, un équipement adapté et des règles de battue renforcées. « On est désormais plus en sécurité lors d’une battue que dans certains centres-villes », a même glissé le président de l’association, soulignant le professionnalisme des chasseurs. Loin des tensions d’autrefois, le dialogue avec les promeneurs, les cyclistes ou les riverains est désormais apaisé : « La coexistence est possible grâce à la compréhension mutuelle », a rappelé le président.

Une société moteur de la vie locale

La Montclusienne est aussi pleinement investie dans la vie du village. Elle participe aux fêtes locales, tient les buvettes, aide à retirer les embâcles en cas de crue sur le pont de la Cèze et entretient une vraie dynamique de partage. « La société fonctionne bien, et on en est fier », confie Benoit Trichot, maire de la commune.« Ce repas, c’est plus qu’un moment de gastronomie : c’est une parenthèse de convivialité entre les chasseurs et les habitants. Loin est le temps des divisions, aujourd’hui, tout le monde se retrouve avec plaisir. »

Dans un village de 175 habitants, où chaque main compte, l’implication des bénévoles est exemplaire. La municipalité, de son côté, met à disposition quelques hectares de bois communaux pour permettre à la société de chasse de mener ses missions dans les meilleures conditions.

Une harmonie à préserver

La journée de l’environnement et le repas de chasse ont illustré une belle harmonie entre les élus, les associations et les citoyens. À quelques semaines de la fête des voisins, prévue le 4 juillet et organisée par l’association des Amis du Château, cette dynamique collective fait de Montclus un modèle de village vivant, respectueux de ses racines et tourné vers l’avenir.

« Continuons à travailler ensemble, dans le respect et la passion, pour que la chasse reste un atout précieux pour notre société et notre patrimoine gardois », a conclu Lionel Pérollet, sous les applaudissements nourris de l’assistance.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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