Nîmes Olympique rétrogradé en Régional 1 par la DNCG : le coup de massue

Selon nos informations, le couperet serait sur le point de tomber ce mardi 24 juin à Paris : après sa relégation sportive en National 2, le Nîmes Olympique est rétrogradé administrativement en Régional 1 par la Direction Nationale du Contrôle de Gestion (DNCG). Un séisme pour le club gardois, dont l’avenir était déjà suspendu à la situation de reprise du club par l’association. Une situation ouverte par le retrait annoncé de Rani Assaf, actuel président du club.
Un projet présenté… mais jugé insuffisant
Lors de l’audition à la DNCG, Yannick Liron, président de l’association Nîmes Olympique, était présent aux côtés du président de Nîmes Métropole, et en visio-conférence, Rani Assaf, président sortant de la SASP. Un projet de reprise structuré, incluant un budget prévisionnel de 1,5 million d’euros, un retour des partenaires et des abonnés, ainsi qu’un soutien institutionnel en cours de mobilisation, a été exposé.
Mais le gendarme financier du football français n’a pas été convaincu. En cause : l’absence d’apports concrets et sécurisés dans l’immédiat, des engagements jugés trop incertains, et des prévisions (notamment sur les abonnements et la billetterie) considérées comme “surestimées” selon une source proche du dossier.
Une relégation brutale en Régional 1
La décision est historique et brutale : relégué en sixième division, le Nîmes Olympique ne sera plus, en l’état, un club professionnel. Il devra évoluer au niveau régional, une première depuis des décennies pour ce club au glorieux passé, demi-finaliste de Coupe d’Europe en 1997 et pensionnaire de Ligue 1 encore en 2021.
Le club fait appel
Un proche de Yannick Liron a aussitôt annoncé que le club ferait appel de la décision. Un espoir ténu subsiste donc, dans l’attente d’une nouvelle audience devant la commission d’appel de la DNCG dans les prochains jours. “Nous contestons cette décision et nous allons continuer à travailler jour et nuit pour sauver le Nîmes Olympique. Le projet est là, il est solide, il faut maintenant que les engagements se concrétisent rapidement”, a-t-il déclaré à la sortie de la réunion.
Une course contre la montre
Les acteurs du sauvetage du club — l’association Nîmes Olympique, le collectif “Sauvons le Nîmes Olympique”, les collectivités et les partenaires économiques — doivent désormais transformer les intentions en garanties fermes. Les discussions sur le futur bail de La Bastide et du stade des Antonins, toujours propriété de Rani Assaf et qui selon nos informations demanderait des garanties concernant le rachat de la structure du stade, sont en cours.
Côté finances, les collectivités locales sont sollicitées : le Département s’est engagé entre 40 000 et 100 000 euros, la Ville de Nîmes et Nîmes Métropole pourraient suivre. La Région Occitanie a également été approchée. Mais rien n’est encore acté.
Une descente qui dépasse le sport
Pour les supporters, c’est une nouvelle claque après des années de désillusions. La relégation administrative vient souligner l’urgence de tourner la page de la gouvernance Assaf et de reconstruire un projet crédible, populaire et enraciné localement.
Dans l’attente de l’appel, le Nîmes Olympique joue sa survie. Sportivement en National 2, il est désormais au pied du mur. Le compte à rebours a commencé.



