Bagnols-sur-Cèze – Conseil municipal : le maire retire à Michel Cegielski sa délégation à la culture

L’ambiance était particulièrement tendue mercredi soir en conseil municipal, où les choix de vote de Michel Cegielski ont surpris jusque dans les rangs de la majorité. En refusant d’approuver le compte de gestion et le compte administratif 2024, puis en votant contre le budget supplémentaire, l’adjoint à la culture, également ancien adjoint aux finances et aux sports s’est démarqué des positions traditionnellement portées par l’équipe majoritaire, créant une forme de rupture inattendue, bien que certains signes annonciateurs aient déjà émergé
« La cohérence est le début de la responsabilité », a rappelé le maire Jean-Yves Chapelet dans une déclaration ferme, signifiant clairement que la ligne rouge avait été franchie. En s’opposant à ces délibérations clés, Michel Cegielski s’est retrouvé en porte-à-faux avec ses engagements passés : il avait voté en faveur du budget primitif 2024, qu’il remet aujourd’hui en cause par son refus d’en valider l’exécution.
Plus encore, le maire lui reproche d’avoir contesté l’un des piliers de la gestion municipale : le compte de gestion, document établi par le comptable public. « En le rejetant, il remet en cause la qualité et la compétence de ce dernier », a souligné Jean-Yves Chapelet, y voyant une posture « qui ignore largement les Bagnolais ».
L’épisode a pris une tournure plus contradictoire encore lorsque Michel Cegielski, tout en refusant le budget supplémentaire — lequel comportait des aides aux associations locales —, a proposé d’octroyer des subventions à deux structures. « Critiquer d’une main ce que l’on s’apprête à consommer de l’autre, ce n’est pas de la maladresse, c’est de l’imposture », a cinglé le maire.
Estimant que l’élu a trahi la confiance collective et la cohérence de l’action municipale, Jean-Yves Chapelet a tranché : « Ce matin, après consultation de mes adjoints et des conseillers qui m’entourent, j’ai pris mes responsabilités : j’ai retiré à cet élu la délégation que je lui avais confiée. »
Ce retrait marque une rupture nette. L’élu concerné ne conserve donc plus aucune responsabilité particulière au sein de la majorité. Une mise à l’écart que le maire justifie par un besoin de « rigueur, de courage et de loyauté », valeurs selon lui indispensables à la conduite des affaires communales.
Enfin, dans un ultime trait de conclusion, le maire a invité Michel Cegielski à méditer la pensée de Confucius : « Ce qui est dit doit être fait, et ce qui est fait doit être dit. » Une manière de clore ce chapitre sur une leçon de philosophie politique.



