Bagnols-sur-Cèze – Émotion et reconnaissance pour le départ de Thierry Lepeltier, directeur de l’école Jules-Ferry

Lundi 24 juin, un moment empreint de simplicité et d’émotion a rassemblé enseignants, élus et amis dans la cour de l’école élémentaire Jules-Ferry. Un pot de départ, oui, mais bien plus que cela : un hommage à une carrière hors du commun, celle de Thierry Lepeltier, qui quitte ses fonctions de directeur après des décennies d’engagement au service des enfants et de l’école publique.
Présent pour l’occasion, le maire Jean-Yves Chapelet n’a pas caché son affection pour le travail de cet homme « stable, constant, discret mais d’une vraie profondeur ». Devant les collègues d’hier et d’aujourd’hui, il a salué « un moment simple, sincère, dans cette école où Thierry a tant donné ».
Du sport de haut niveau à l’école de la République
Peu connaissent l’autre facette de Thierry Lepeltier : celle du sportif de haut niveau. Canoéiste en slalom de 1980 à 1992, il se préparait même pour les Jeux olympiques avant de tourner la page sans regret. Dès 1994, il se consacre à sa seconde passion : l’enseignement. Il débute à Orange, en zone d’éducation prioritaire, et se confronte immédiatement à la réalité des inégalités scolaires. Une expérience qui le marque.
Dès l’année suivante, en 1995, il rejoint Bagnols-sur-Cèze, où il vit déjà depuis près d’une décennie. C’est grâce à un heureux concours de circonstances – une fille qu’il entraînait, une directrice convaincue – qu’il intègre l’équipe pédagogique. Il y restera, fidèle, pendant trois décennies.
Un pédagogue solide et humble
Pendant 18 ans, Thierry enseigne en CM1. Une longévité rare, reflet d’une stabilité précieuse. Ce que retiennent ses collègues, ce sont sa constance, son exigence, son calme. En 2017, il prend la direction de l’école Jules-Ferry, dans la continuité de figures marquantes comme Sylvianne et Jean-Claude. « Il ne joue pas un rôle, il est lui-même », souligne le maire. Une autorité tranquille, respectée naturellement, et toujours une attention tournée vers les élèves.
Officier des Palmes académiques, il incarne à merveille ces « hussards noirs de la République » : dévoué, rigoureux, mais profondément humain. « Avec ce supplément d’âme qui fait la différence », dira encore Jean-Yves Chapelet. Une phrase qui résume l’essentiel.
Une école ancrée dans sa vie
Mais pour Thierry Lepeltier, l’école n’est pas qu’un lieu de travail. C’est un espace de vie. L’une de ses filles a appris à faire du vélo dans la cour ; une autre a passé ses premiers mois dans le bureau du directeur. C’est dire l’attachement intime qu’il a pour cette école et pour la ville de Bagnols-sur-Cèze.
Aujourd’hui, c’est Mélanie Douteaux, déjà bien connue dans l’établissement, qui prend le relais. Une transition fluide, pleine de promesses.
Une trace vivante
À l’heure des adieux, les mots du maire résonnent avec force : « Merci Thierry. Pour ton exigence, ton calme, ta fidélité. Tu vas manquer. Mais tu laisses une belle trace. Une trace vivante. » Une page se tourne, certes, mais l’empreinte reste. Celle d’un pédagogue sincère, discret, profondément attaché à chaque enfant.
Et dans les mémoires de l’école Jules-Ferry, ce nom-là, celui de Thierry Lepeltier, restera durablement associé à l’idée même d’un engagement vrai.



