Un guide pour faciliter l’accès aux soins dans le centre ancien de Pont-Saint-Esprit

La ville de Pont-Saint-Esprit vient de publier un guide du parcours de soins spécialement conçu pour les habitants du quartier prioritaire du centre ancien. Cette initiative présentée par Valère Ségal et Vérah Randrianasolonandrasana, financée dans le cadre de la politique de la ville, répond aux défis de la désertification médicale en proposant un accompagnement pratique et accessible.
Face aux difficultés croissantes d’accès aux soins de santé, la municipalité spiripontaine a développé un outil concret pour orienter ses habitants dans le maillage complexe des professionnels et structures de soins du territoire.
Un outil pratique face à la désertification médicale
« L’accès à la santé est un droit fondamental. À Pont-Saint-Esprit, nous avons fait de cette priorité un engagement fort », souligne Valère Segal, maire de la commune et vice-président de l’agglomération du Gard rhodanien. Ce guide de 22 pages se veut « une boussole » pour aider les habitants à naviguer dans un système de santé parfois difficile d’accès.
Le document s’adresse principalement aux personnes n’ayant pas de médecin traitant, une situation de plus en plus fréquente dans les territoires confrontés à la pénurie de professionnels de santé. Il répond aux questions les plus courantes : comment consulter un médecin généraliste, renouveler une ordonnance, ou accéder à un spécialiste.
Des solutions locales et innovantes
Le guide met en avant plusieurs dispositifs mis en place pour maintenir l’offre de soins sur le territoire. Depuis septembre 2025, les habitants peuvent prendre rendez-vous avec l’un des trois médecins généralistes du cabinet médical du territoire de Pont-Saint-Esprit, installé à la Cazerne. Cette structure, dirigée par les docteurs Larnaudie Eiffel, Cancel et Juge, propose également des consultations avec des internes en médecine générale.
L’hôpital local offre quant à lui une gamme élargie de spécialités : chirurgie digestive, gastro-entérologie, cancérologie, cardiologie, ou encore rééducation, permettant aux patients de bénéficier de soins spécialisés sans s’éloigner de leur domicile.
Un accompagnement pour les plus fragiles
Le guide accorde une attention particulière aux personnes en situation de précarité ou éloignées du système de santé. Plusieurs dispositifs sont détaillés : l’antenne médicale mobile du Gard rhodanien, qui intervient en équipe mobile avec infirmier et travailleur social, ou encore les consultations médicales bénévoles proposées par la Croix-Rouge française.
Le Pôle Soutien et Accès à la Santé (PSAS) propose un accompagnement individualisé pour les personnes en rupture de droits, incluant médiation santé, visites à domicile et ateliers de sensibilisation.
Transport et téléconsultation : lever les barrières
Consciente que l’accès aux soins ne se limite pas à la disponibilité des professionnels, la municipalité a développé des solutions de transport adaptées. Le transport à la demande, accessible aux plus de 65 ans et aux bénéficiaires de minima sociaux pour 1,50 euro par trajet, permet de se rendre aux consultations médicales. Un service spécifique « Transport Seniors » est également proposé aux plus de 70 ans.
La téléconsultation, désormais accessible directement en pharmacie, représente une autre innovation pour réduire les distances et faciliter le renouvellement d’ordonnances ou l’obtention de conseils médicaux.
Une démarche collaborative et évolutive
Ce guide résulte d’un travail collaboratif impliquant les principaux acteurs de santé locaux : professionnels médicaux, CCAS, associations, et institutions. Il s’inscrit dans le cadre du contrat de ville du Gard-Rhodanien et bénéficie du soutien financier de l’État, du Conseil Départemental du Gard et du Conseil Régional d’Occitanie.
Conçu comme un document vivant, le guide sera régulièrement mis à jour pour s’adapter aux évolutions du territoire et aux besoins des habitants. Cette approche pragmatique illustre la volonté municipale de « garantir un parcours de soin lisible, accessible, et humain » malgré les contraintes de la désertification médicale.



