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Pont-Saint-Esprit : Christophe Antunes démissionne du conseil municipal

Le conseiller municipal d’opposition quitte ses fonctions après treize mois de mandat, dénonçant les méthodes de l’équipe majoritaire menée par Valère Segal. Il annonce vouloir se concentrer sur des projets pour la ville.

Christophe Antunes a officialisé ce jeudi 24 juillet sa démission de son mandat de conseiller municipal à Pont-Saint-Esprit. Élu en avril 2024 lors d’une élection partielle aux côtés de Claire Lapeyronie, il représentait le groupe “Pont d’abord” dans l’opposition municipale depuis juin 2024.

Une opposition qui se voulait constructive

Dans son communiqué de presse, l’élu démissionnaire explique avoir tenté de mener une opposition constructive face à la majorité de Valère Segal. “Nous avons pointé les contradictions de la majorité, soulevé régulièrement des questionnements et des propositions restés sans réponse”, déclare-t-il.

Christophe Antunes dénonce particulièrement les méthodes employées par l’équipe municipale, qu’il juge marquées par “l’orgueil, l’arrogance, la colère et l’agressivité”. Il reproche au maire un manque de hauteur dans les débats et une attitude qu’il qualifie d’“outrance et d’indignité”.

Des relations tendues avec les partenaires institutionnels

L’ancien conseiller municipal pointe du doigt la détérioration des relations avec les partenaires institutionnels. Selon lui, le maire Valère Segal aurait tenu des “propos belliqueux ou dénigrants concernant le préfet du Gard, l’EPF, les maires voisins”, contribuant à isoler la ville et à compromettre les coopérations territoriales.

Cette méthode, qu’il compare à des “méthodes de cour d’école”, s’oppose selon lui à la gouvernance apaisée dont auraient besoin les habitants de Pont-Saint-Esprit.

Un désaccord profond sur la situation financière

Au cœur des critiques formulées par Christophe Antunes figure la gestion de la communication sur les finances municipales. Il conteste fermement les propos tenus par le maire lors de la réunion publique du 30 octobre 2024, où celui-ci avait évoqué des difficultés budgétaires.

“Les propos du maire étaient infondés, ils avaient comme seul but d’inquiéter les habitants et justifier l’inaction”, affirme l’élu démissionnaire. Il rappelle qu’au printemps, les comptes ont révélé un excédent de plus de six millions d’euros, confirmant selon lui que “les finances étaient bien saines”.

Un bilan critique des actions municipales

Christophe Antunes dresse un bilan sévère de l’action municipale, citant plusieurs dossiers problématiques : la “procrastination sur le collège et le non-respect des accords financiers”, l’arrêt du projet de coopération avec le GIP “Ma Santé Ma Région”, ou encore la fermeture du centre d’hébergement d’urgence.

S’il reconnaît certaines réalisations visibles comme l’ouverture de toilettes publiques ou la remise en service des fontaines, il considère que ces actions ponctuelles ne suffisent pas à “bâtir un projet d’avenir” pour la commune.

Une démission concertée

La décision de démissionner a été prise “en parfaite entente et en concertation” avec sa colistière Claire Lapeyronie, qui reste en fonction au conseil municipal. Christophe Antunes indique vouloir “reprendre sa disponibilité” pour “s’engager autrement au service de l’intérêt local”.

Il annonce son intention de consacrer le temps ainsi libéré “aux projets et aux personnes dont il partage les valeurs, à des idées progressistes et ambitieuses, d’ouverture et de construction collective”. L’ancien conseiller appelle à l’élaboration d’un “programme attractif pour la ville et ses habitants, porteur d’un nouveau souffle pour Pont-Saint-Esprit”.

Des tensions au sein même de la majorité

Dans son communiqué, Christophe Antunes suggère que les difficultés ne se limitent pas aux relations avec l’opposition. Il évoque le fait que “de nombreux élus de la majorité ne siègent déjà plus dans l’assemblée du conseil mais commentent tout bas le manque de qualités de Valère Segal”, laissant entrevoir des tensions internes à l’équipe municipale.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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