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Pont-Saint-Esprit : Valère Segal répond ouvertement à la démission de Christophe Antunes

Le maire de Pont-Saint-Esprit a publié un communiqué particulièrement offensif en réaction à la démission du conseiller municipal d’opposition, Christophe Antunès, accusant ce dernier de “désertion” et remettant en cause son engagement.

Au lendemain de l’annonce de la démission de Christophe Antunes du conseil municipal, le maire Valère Segal a riposté par un communiqué de presse au ton particulièrement virulent. Loin de prendre acte sereinement du départ de son opposant, l’édile spiripontain a choisi l’offensive, multipliant les attaques personnelles et les accusations.

Une “démission surprise” aux motivations contestées

Valère Segal qualifie d’emblée la démission de “surprise”, remettant immédiatement en question la version officielle présentée par Christophe Antunes. Le maire va plus loin en contestant la prétendue concertation avec Claire Lapeyronie, colistière du démissionnaire.

“On doute que cela soit en concertation avec celle qui a fait perdre 3,3 millions d’euros à l’Établissement Public Foncier dont elle est la présidente”, lance-t-il, établissant d’entrée un lien entre la démission et les difficultés financières de l’EPF dirigé par la conseillère municipale d’opposition.

“Désertion” ou “fuite” : un vocabulaire martial

Le ton se durcit rapidement dans le communiqué mayoral. Valère Segal n’hésite pas à employer des termes particulièrement durs pour qualifier le départ de son ancien opposant. “Certainement après mûre réflexion, il a pris la courageuse décision de partir, ou de fuir, au choix”, écrit-il avec ironie.

L’utilisation du terme “désertion” traduit une vision militaire de l’engagement politique que défend le maire. Selon lui, Christophe Antunes “essaye de faire diversion en affublant la majorité de tous les défauts”, mais il s’agirait en réalité d’une “désertion, une de plus à mettre au passif de son ex-colistière”.

Un bilan d’activité contesté

Valère Segal s’attaque frontalement au bilan de l’élu démissionnaire au sein du conseil municipal. Il dresse un portrait sévère de son engagement, dénonçant ses “nombreuses absences” en commission et proposant même de fournir “un tableau de présence” pour étayer ses accusations.

“À part pérorer et affubler l’équipe municipale et moi-même de tous les maux, son travail en commission a brillé par ses nombreuses absences”, affirme le maire. Il poursuit en critiquant la faible productivité de son opposant : “Quant à ses rares prises de parole, elles ont très souvent abouti à rien.”

L’absence aux commémorations pointée du doigt

Le maire de Pont-Saint-Esprit élargit ses reproches au-delà du travail en commission. Il dénonce particulièrement l’absence de Christophe Antunes aux événements commémoratifs, citant spécifiquement le 14 juillet comme “dernière en date”.

Cette critique vise à remettre en cause le lien de l’élu démissionnaire avec la population spiripontaine. “Il semble que le contact avec la population ne fasse pas partie de ses priorités”, assène Valère Segal, suggérant un défaut d’engagement citoyen de la part de son ancien opposant.

Un appel à l’humilité teinté de sarcasme

Le communiqué du maire se termine sur un registre apparemment plus conciliant, mais l’ironie reste perceptible. “Nous lui souhaitons tout de même de retrouver un peu d’humilité”, écrit-il, avant d’ajouter une pique dirigée vers les électeurs : “et de se souvenir que les Spiripontaines et Spiripontains ne sont ni sourds, ni aveugles.”

La mention de Claire Lapeyronie en fin de communiqué semble suggérer des tensions également avec cette dernière : “Il pourra toujours demander, s’il lui parle encore, à son ex-colistière pour s’en convaincre.”

Une majorité qui poursuit “sans démagogie”

Valère Segal conclut son communiqué en réaffirmant sa détermination et celle de son équipe. “Pour notre part, nous poursuivons notre mission, avec engagement, proximité et sans démagogie”, déclare-t-il, établissant implicitement un contraste avec l’attitude qu’il reproche à son ancien opposant.

Le maire insiste sur l’aspect concret de son action : “Nous travaillons sans cesse à améliorer le quotidien des habitants, avec une seule boussole : le résultat.”

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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