Nathalie Nury dresse le bilan de son mandat : « Tout ce qu’on a promis, on l’a fait »

À un an des élections municipales de 2026, Nathalie Nury, maire de Roquemaure, tire les enseignements de six années de mandat. Sans hausse d’impôts, avec une gestion financière stricte et en allant chercher des subventions, la municipalité revendique un bilan « concret », tourné vers la santé, l’éducation, la sécurité et le cadre de vie. La maire se dit déterminée à briguer un second mandat pour « finaliser et poursuivre » les projets engagés.
Finances : « Pas d’augmentation d’impôts, pas de renoncement aux projets »
L’un des chiffres dont Nathalie Nury est la plus fière est clair : 0 % d’augmentation des taux d’imposition locale et 0 % d’augmentation des tarifs communaux. « Ni cantine, ni périscolaire, rien n’a bougé depuis cinq ans. Tout en investissant massivement, nous avons désendetté la commune », insiste la maire.
À son arrivée, l’endettement frôlait les 6 millions d’euros. « On a remboursé trois crédits de plus d’un million d’euros chacun sur le mandat, sans hausse d’impôts. Tout est faisable avec de la rigueur », assure-t-elle.
Cette rigueur est passée par un contrôle renforcé des dépenses : dématérialisation des bons de commande, obligation de trois devis pour chaque achat, et implication des élus comme des services. « C’est comme dans un foyer : avant de dépenser, on regarde ce que ça rapporte. On a appliqué le bon sens domestique à la gestion municipale », résume-t-elle. Résultat : 4,1 millions d’euros de budget de fonctionnement en 2025, avec des excédents réguliers permettant d’investir.
Cadre de vie : maison de santé, boulevard National et rénovation des voiries
Pour la maire, « le point central du projet », ce fut la maison médicale et la requalification du boulevard National. La maison de santé, inaugurée en 2022, est aujourd’hui occupée par six médecins. « On avait promis, on l’a fait. Et c’est déjà un succès puisqu’on nous demande de l’agrandir », explique Nathalie Nury.
La rénovation énergétique du gymnase Guy Pécoul, ajoutée en cours de route, symbolise sa volonté d’aller au-delà du programme initial. Mais la maire souligne un enjeu majeur : la voirie. « C’est un très gros chantier. Nous avons commencé à rénover un à deux chemins communaux par an, mais il y en a tellement… Et il faut tout refaire, car les réseaux datent de 60 ans. »
Elle salue l’appui du Grand Avignon, qui a injecté près de 4 millions d’euros sur les réseaux secs et humides durant le mandat. « C’est énorme. Et c’est une chance pour nous », insiste-t-elle.
Pour l’avenir, l’élue veut poursuivre la rénovation énergétique des bâtiments communaux, reconstruire l’école maternelle et développer la végétalisation, y compris en expérimentant de nouvelles essences d’arbres comme le paulownia.
Sécurité : vidéoprotection, caserne des pompiers et prévention
Côté sécurité, Nathalie Nury revendique des avancées concrètes : « On a changé tout le système de vidéoprotection, qui était obsolète, et ajouté la lecture de plaques aux entrées et sorties de ville. »
La pose de la première pierre de la nouvelle caserne des pompiers, située sur un terrain communal et dotée d’un futur héliport, est un symbole fort. « C’est un dossier vieux de 20 ans. Aujourd’hui, les pompiers vont avoir des locaux dignes de ce nom », se réjouit la maire.

La police municipale a également renforcé ses patrouilles (2 225 heures en 2024) et multiplié les contrôles routiers. « On a racheté un radar. La vitesse et le téléphone au volant restent nos deux grands fléaux », souligne l’élue.
Propreté et environnement : entre contraintes et innovations
En matière de propreté, l’équipe municipale s’est attaquée aux dépôts sauvages, avec des sanctions renforcées et l’installation de caméras dites « intelligentes ». En 2024, 144 infractions ont été relevées et sanctionnées.
Sur l’environnement, la maire reconnaît des frustrations, notamment après l’abattage imposé de nombreux platanes pour cause de chancre. « J’ai voulu résister et j’ai pris 3 000 € d’amende. Ça m’a calmée. Mais perdre nos platanes, c’est douloureux, c’est notre patrimoine », confie-t-elle.
Pour l’avenir, elle mise sur la diversification des essences et sur la végétalisation des façades dans le centre ancien.
Vitalité économique : commerce et attractivité
Avec plus de 370 entreprises présentes à Roquemaure, la municipalité a travaillé à renforcer l’activité locale : charte des terrasses, droit de préemption commercial, aides aux associations d’entrepreneurs.
Le boulevard National, rénové, a aussi favorisé l’implantation de nouveaux commerces. « Si le restaurant Tribu s’est installé, ce n’est pas un hasard : le boulevard est beau, pratique, avec un parking neuf », note Nathalie Nury.
Des projets sont en cours : extension de la zone artisanale de la Défraisse, renouvellement de la signalétique et facilitation de l’installation de nouveaux commerces.
Éducation et jeunesse : « Tout ce qu’on a promis, on l’a fait »
Roquemaure a augmenté la dotation de rentrée scolaire à 45 € par enfant, créé de nouvelles aires de jeux et pérennisé l’Espace Jeunes. La médiathèque est devenue gratuite en 2025, générant +60 % de fréquentation.
La rénovation énergétique de l’école élémentaire est en cours, avec des Algecos provisoires accueillant les élèves. « Plutôt que deux ans de travaux, nous avons réduit à quatre mois pour limiter l’impact sur les enfants », insiste la maire.
Parmi les projets phares : la reconstruction de l’école maternelle, un nouveau pumptrack et la création d’un service public de la petite enfance.
Vie associative et animations : « Plus de 80 associations actives »
La maire revendique un soutien constant au tissu associatif, avec 312 000 € de budget octroyés entre 2020 et 2025. « Nous aidons financièrement, mais aussi par la mise à disposition de salles, d’équipements, et en intégrant les associations aux projets municipaux. »
Côté animations, Halloween, le marché de Noël en partenariat avec l’ADER, les soirées foodtruck et la fête de la jeunesse rythment désormais l’année. « Ce qui marche, c’est quand les gens se sentent en sécurité comme aux halles de la Pousterle et qu’il y en a pour tous les goûts », explique Nathalie Nury.
Perspectives 2026 : « Continuer et finaliser »
Candidate déclarée à un second mandat, Nathalie Nury affiche sa détermination : « On aimerait continuer nos travaux, reconstruire l’école maternelle, achever la rénovation énergétique, développer la végétalisation et accompagner le retour du train avec la halte ferroviaire. »
Un programme qu’elle veut, à nouveau, « réaliste et réalisable » : « Quand on parle de reconstruire une école maternelle, ce n’est pas une promesse en l’air. Nous savons que c’est faisable. »



