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Vers une liste d’union de la droite portée par les anciens colistiers du Rassemblement National à Bagnols-sur-Cèze ?

Ce lundi en début d’après-midi, Jean-Marc Touron et Bernard Nass, respectivement présents sur la liste Alliance Citoyenne de Thierry Vincent et Rassemblons Bagnols menée par Corinne Martin lors des municipales de 2020, ont convié la presse devant la statue du square des Marronniers à Bagnols-sur-Cèze. Leur objectif : poser les bases d’une future liste d’union de la droite en vue des élections municipales de 2026.

Entourés d’un peu moins d’une dizaine de sympathisants, les deux hommes affirment ne pas vouloir de dissidence avec le Rassemblement national, tout en assurant qu’aucune tête de liste n’est encore désignée. Ils se disent toutefois « affligés » par la situation actuelle de la ville et annoncent vouloir bâtir un projet autour du « bon sens » pour rendre à Bagnols son attractivité passée.

Critiques envers Pascale Bordes

Dès cette première prise de parole, la future liste — qui n’a pas encore de nom — a attaqué ses adversaires, en particulier la députée de la 3ᵉ circonscription du Gard, Pascale Bordes (RN). Jean-Marc Touron et Bernard Nass lui reprochent un manque de travail en faveur de Bagnols-sur-Cèze. Mais aussi Jean-Yves Chapelet maire sortant candidat à sa réélection.

Jean Marc Touron a déclaré :

« Pour être attractif, il faut attirer des propriétaires, des gens qui payent des impôts, qui s’impliquent dans la vie économique locale et qui souhaitent industrialiser la commune. »

De son côté, Bernard Nass a ajouté :

« Pour cacher la misère, il ne suffit pas de mettre des autocollants sur les magasins. Il faut réellement dynamiser Bagnols, et pas seulement le faire croire. »

Une union élargie

Les deux initiateurs affirment vouloir rassembler au-delà des clivages partisans. « L’objectif est de recréer une liste d’union des droites, allant du Rassemblement national aux Républicains, mais aussi à la société civile », explique Bernard Nass.

Jean-Marc Touron, ancien candidat aux municipales à Pantin avant de revenir à Bagnols, revendique quant à lui un engagement constant :

« J’ai toujours été un homme de droite. Je ne suis pas passé du PS au RN, contrairement à certains qui vont là où le vent les mène et qui sont des girouettes », lâche-t-il, visant implicitement Pascale Bordes, présente en 2014 sur la liste de Christian Roux en deuxième position.

Perspectives

Dans leurs interventions, les deux hommes disent vouloir « sortir Bagnols de la spirale actuelle », favoriser l’emploi, la formation et offrir « un avenir serein » aux habitants. Les jeunes seront « au cœur du projet », avec l’idée de rappeler qu’ils ont « des droits mais aussi des devoirs ».

Un premier socle programmatique sera présenté « dans les mois à venir », annoncent-ils. Celui-ci devrait rassembler des soutiens venus du RN, de Reconquête (le parti d’Eric Zemmour), d’Identité et Liberté (parti fondé par Marion Maréchal), mais aussi de la société civile. « L’objectif est de dépasser le clivage politique et de dénoncer les problèmes actuels », concluent-ils.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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