Pont-Saint-Esprit : après le conseil municipal, le parti socialiste et le groupe Simplement Pont dénoncent un « dysfonctionnement démocratique » et un « manque de vision »

Au lendemain du conseil municipal du mercredi 12 novembre 2025, deux groupes d’opposition ont publié des communiqués distincts mais convergents dans leurs critiques envers la majorité municipale dirigée par le maire Valère Ségal. Tous dénoncent une dégradation du fonctionnement démocratique de la collectivité et l’absence, selon eux, de projet clair pour Pont-Saint-Esprit.
Dans un premier communiqué, la section locale du Parti socialiste exprime sa « profonde inquiétude » face à la « dégradation continue du fonctionnement démocratique » du conseil municipal. Les élus socialistes affirment constater depuis plusieurs mois « un repli préoccupant du maire », qu’ils accusent de « conduire les débats seul, sans accepter la contradiction ». Ils estiment que cette manière de diriger les séances « empêche tout échange constructif » et porte atteinte à « la qualité du débat public ».
Le PS spiripontain évoque même un « risque institutionnel et politique » lié à ce qu’il qualifie de « concentration excessive de la parole et du pouvoir ». Le communiqué juge qu’« un conseil municipal ne peut fonctionner que dans le dialogue, la transparence et le respect mutuel » et assure que « l’autoritarisme, même latent, n’a pas sa place » dans une assemblée élue. Le parti appelle Valère Ségal à « rouvrir un espace de discussion apaisé » et s’engage à rester vigilant pour défendre « un fonctionnement démocratique clair, équilibré et respectueux de toutes les sensibilités ». Le texte se conclut en promettant « un avenir » aux habitants : « Un Pont vers l’avenir ! ».
De son côté, le groupe Simplement Pont, représenté par l’élue d’opposition Aurélie Delwarte, publie un communiqué au ton tout aussi critique. Selon elle, le conseil municipal a une nouvelle fois mis en évidence « le manque d’ambition et de vision de l’équipe municipale ». Elle estime que les habitants attendent des orientations sur des thèmes tels que « la sécurité, le cadre de vie, l’attractivité, la jeunesse ou le développement économique », mais que la majorité aurait préféré « soumettre au vote la tarification du pot de pop-corn ».
Pour Aurélie Delwarte, cette délibération « aussi anecdotique qu’incongrue » témoigne de « l’absence de projet structurant » porté par la mairie. L’élue affirme que « Pont-Saint-Esprit mérite un avenir clair et ambitieux », et non « une gestion réduite à des détails administratifs sans perspective ».
Elle dénonce également un épisode survenu durant la séance : selon elle, le maire « n’a pas laissé la parole à ses deux élues qu’il a délibérément placées dans l’opposition », une attitude qu’elle juge « contraire à l’esprit démocratique et au respect du pluralisme ». Delwarte rappelle par ailleurs que sa requête au fond concernant la délibération d’embauche du directeur de cabinet est toujours en examen devant le tribunal administratif, évoquant des « petits arrangements » qu’elle attribue à « une majorité en fin de souffle ».
Les deux communiqués, publiés séparément, témoignent d’un climat politique local tendu et d’une opposition particulièrement critique envers le fonctionnement du conseil municipal et les choix de la majorité.



