Bagnols-sur-Cèze : le PCF alerte sur un “risque majeur” de victoire du RN et appelle à une union large

À quelques mois des élections municipales, le climat politique se tend à Bagnols-sur-Cèze. Lors d’une prise de parole dans une vidéo, Élian Cellier, représentant de la section locale du Parti communiste français, a dressé un constat sévère de la situation actuelle tout en appelant à une recomposition urgente du paysage à gauche.
« La ville de Bagnols est désemparée et a besoin d’échappatoires », a-t-il déclaré en préambule, estimant que le contexte politique local est marqué par l’essoufflement de l’équipe municipale sortante et l’absence d’alternative suffisamment structurée.
“Il faut arrêter de dire que c’est une équipe de gauche”
Sans détour, Élian Cellier a remis en cause l’étiquette revendiquée par la majorité municipale actuelle :
« Il faut arrêter de dire que c’est une équipe de gauche. » Une manière de marquer une rupture nette avec le bilan de Jean-Yves Chapelet, qu’il juge largement rejeté par une partie des habitants : « Les Bagnolais ne veulent plus de l’équipe sortante. »
À ses yeux, l’enjeu est désormais de préparer “l’après”, avec un risque clairement identifié : une victoire du Rassemblement national, emmené par la Députée de la 3ème circonscription du Gard Pascale Bordes, qu’il considère comme « fort probable » si les forces de gauche partent divisées.
Deux candidatures qui “compromettent l’union”
Le responsable communiste pointe notamment les candidatures déjà déclarées de Jérôme Jackel et Michel Cegielski, deux figures situées à gauche : « Deux candidatures à gauche compromettent l’union. »
Il émet également des doutes sur la capacité de Michel Cegielski à rassembler, du fait de son passage dans l’ancienne majorité municipale : « On peut s’interroger sur l’ombre d’une union entre lui et ceux dont il a fait partie. »
Le PCF revendique avoir lancé un appel dès il y a plusieurs mois pour tenter de bâtir un front commun, appel resté sans réponse concrète selon lui.
Le PCF refuse une union avec LFI, mais reste ouvert ailleurs
Élian Cellier confirme que le Parti communiste a refusé une union avec La France insoumise en tête de la liste, mais souhaite néanmoins constituer une liste d’union de la gauche, tout en restant ouvert à des alliances plus larges :
« Aucun problème pour travailler avec les gaullistes. »
Une phrase qui illustre sa volonté de dépasser les clivages traditionnels pour construire un rempart contre l’extrême droite : « Sans alliance, on fera la courte échelle au RN. »
“Aucune liste actuellement n’est capable de l’emporter”
Le diagnostic posé par le PCF est sans appel : « Aucune liste actuellement n’est capable de l’emporter. »
Face à cette fragmentation, Élian Cellier en appelle solennellement à tous les partis, mouvements et sensibilités politiques progressistes : « Il faut arriver à se mettre d’accord. »



