Gard rhodanien : l’agglomération travaille sur la mise en place d’un Atlas de la Biodiversité
Officiellement mis en place en juillet dernier dans la commune du Pin, membre de l’agglomération du Gard rhodanien, l’Atlas de la Biodiversité a montré sa réussite et devrait désormais être décliné à l’échelle de l’Agglomération. C’est en tout cas le sens donné à la délibération présentée par Gérald Missour, maire de Saint Nazaire et adoptée à l’unanimité.
Conformément aux orientations fixées par son Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) 2022-2028, approuvé par délibération du conseil communautaire, l’Agglomération souhaite franchir une nouvelle étape dans sa politique environnementale en lançant l’élaboration d’un Atlas de la Biodiversité interCommunale (ABiC).
Cet outil de référence a pour vocation de recenser, analyser et valoriser les espèces animales et végétales ainsi que les habitats naturels présents sur l’ensemble du territoire intercommunal. À la fois instrument scientifique et support de sensibilisation, l’ABiC constitue un levier structurant pour mieux connaître le patrimoine naturel local et renforcer sa préservation.
Un projet de territoire sur trois ans
L’atlas de la biodiversité s’inscrit dans une démarche de long terme, étalée sur trois années. Il reposera sur une mobilisation large de l’ensemble des acteurs du territoire : élus, habitants, associations, établissements scolaires, entreprises et acteurs institutionnels. L’objectif est clair : faire de la biodiversité un enjeu partagé, compris et intégré dans les politiques publiques comme dans les pratiques quotidiennes.
Piloté, coordonné et animé par l’Agglomération, le projet s’appuiera à la fois sur les données existantes — issues notamment d’inventaires naturalistes déjà réalisés — et sur de nouvelles actions de terrain. Des formations, animations et temps de sensibilisation à destination du grand public viendront compléter ce travail de connaissance.
Mieux connaître, mieux comprendre, mieux décider
Trois objectifs majeurs structurent la démarche. Le premier consiste à capitaliser et enrichir les connaissances sur la faune et la flore du territoire, en associant experts et citoyens à travers des actions participatives. Le deuxième vise à favoriser l’appropriation des enjeux liés à la préservation de la biodiversité, qu’elle soit remarquable ou ordinaire, en rendant ces enjeux accessibles et compréhensibles à tous. Enfin, le troisième objectif porte sur la cartographie des enjeux de biodiversité, afin de disposer d’outils opérationnels d’aide à la décision aux échelles communale et intercommunale.
Des bénéfices concrets pour les communes
Les communes membres de l’Agglomération bénéficieront directement de cette démarche. Elles pourront s’appuyer sur la mise en réseau des acteurs impliqués, sur les résultats détaillés des inventaires naturalistes, ainsi que sur les actions de sensibilisation mises en œuvre à destination des élus, des scolaires et du grand public. À terme, ces éléments constitueront une base solide pour développer ou renforcer des stratégies locales de préservation de la biodiversité.
Des livrables au service de l’action publique
À l’issue des trois années de travail, l’Agglomération produira plusieurs livrables synthétisant les résultats des inventaires et des actions de sensibilisation. Ces supports auront vocation à devenir de véritables outils d’aide à la décision pour les collectivités souhaitant intégrer davantage la biodiversité dans leurs projets d’aménagement et leurs politiques publiques.
Pour initier officiellement cette démarche, l’Agglomération doit désormais déposer un dossier de demande de subvention auprès de l’Office français de la biodiversité (OFB), étape indispensable au lancement opérationnel de l’Atlas de la Biodiversité interCommunale. Une nouvelle pierre à l’édifice de la transition écologique du territoire.



