Pont-Saint-Esprit inaugure une station d’épuration nouvelle génération, symbole d’un territoire qui avance

Pont-Saint-Esprit a officiellement inauguré sa nouvelle station d’épuration (STEP), un équipement aussi discret qu’essentiel, appelé à jouer un rôle central dans la qualité du cadre de vie, la protection de l’environnement et l’attractivité du territoire. Un moment fort pour la commune et pour l’Agglomération du Gard rhodanien, maître d’ouvrage du projet, marqué par de nombreuses prises de parole saluant un chantier d’ampleur et une réussite collective.
« C’est une grande fierté d’inaugurer cette nouvelle station d’épuration », a souligné Valère Segal, rappelant que l’ancienne installation n’était plus en mesure de répondre aux besoins, en raison de l’augmentation de la population et du durcissement des normes environnementales. Cet équipement moderne permet désormais de traiter efficacement les volumes actuels et futurs, tout en limitant l’impact sur le milieu naturel. « C’est un outil fiable, durable et utile à tous, porté au bénéfice des Spiripontains », a-t-il insisté, évoquant un projet fondé sur une relation de confiance, d’écoute et de dialogue constant entre les partenaires.
D’un montant global de 9 millions d’euros TTC, la nouvelle STEP est capable de traiter l’équivalent de 17 000 habitants, avec une charge nominale de 14 740 équivalents-habitants par temps sec et 17 900 par temps de pluie, pour un débit de référence de 5 105 m³ par jour. Elle s’inscrit dans une logique de gestion responsable de la ressource en eau et de préservation de la biodiversité, avec des rejets conformes à l’ensemble des normes fixées par arrêté préfectoral, dans un milieu sensible : le Rhône.
Président de l’Agglomération du Gard rhodanien, Jean-Christian Rey a tenu à souligner le caractère « colossal » du chantier, mené dans des conditions complexes. « Vous avez fait preuve d’une véritable intelligence collective », a-t-il déclaré, rappelant les chiffres impressionnants : 20 000 m³ de terrassement, 240 tonnes d’acier, 2 750 m³ de béton et près de 25 000 heures de travail. Le tout réalisé en site occupé, l’ancienne station continuant de fonctionner pendant les travaux, sans oublier l’épisode cévenol du 17 octobre 2024, qui a menacé le chantier et exigé une grande réactivité des équipes.
Jean-Christian Rey a également rappelé le contexte institutionnel : le transfert des compétences eau et assainissement à l’intercommunalité, effectif dans la nuit du 31 décembre 2019 au 1er janvier 2020, alors que la STEP de Pont-Saint-Esprit figurait sur une liste noire européenne avec plusieurs mises en demeure. Faiblement subventionné (environ 6 % du montant total, avec 760 000 € du Département et 436 000 € de l’Agence de l’eau), le projet a été rendu possible grâce à la solidarité intercommunale, évitant une explosion du prix de l’eau pour les usagers. « L’eau et l’assainissement font partie intégrante de l’attractivité d’un territoire », a-t-il martelé.
Vice-président du Département du Gard, Christophe Serre a rappelé l’engagement départemental à hauteur de 10 % du projet, soulignant que le Département reste « le premier partenaire des collectivités ». Il a insisté sur la nécessité d’investir dans des équipements structurants, conçus pour durer vingt à trente ans, malgré un contexte budgétaire national incertain.
Au-delà de la performance technique, cette nouvelle station d’épuration incarne une ambition partagée : agir pour l’intérêt général, protéger un environnement fragile et accompagner durablement le développement de Pont-Saint-Esprit et du Gard rhodanien. Un symbole fort d’un territoire qui se projette et avance.



