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Municipales 2026 dans le Gard : Laurent Burgoa trace sa ligne « ni LFI, ni RN » et appelle à une campagne « digne »

Lors de ses vœux à la presse, le sénateur du Gard Laurent Burgoa a longuement évoqué les élections municipales à venir. Avec un message central martelé à plusieurs reprises, l’élu LR a posé un cadre politique clair : pas d’accord avec le Rassemblement National, pas d’accord non plus avec La France Insoumise, et un appel à la modération dans les échanges, notamment sur les réseaux sociaux.

« Mon premier vœu : que les populistes ne progressent pas »

Dans un contexte qu’il juge propice aux votes protestataires, Laurent Burgoa dit vouloir faire des municipales un rempart contre « le populisme », qu’il associe explicitement à l’extrême droite comme à l’extrême gauche.

« Je ne veux pas de populistes. Le moins de populisme possible », a-t-il insisté, rappelant sa doctrine : « ni LFI, ni RN ». Il salue au passage la position de Franck Proust, qu’il félicite pour avoir refusé un accord avec le RN, considérant que tendre la main au parti d’extrême droite revient à lui reconnaître une forme de respectabilité.

Soutiens locaux : « je soutiens la droite et le centre », avec des positions assumées

Laurent Burgoa annonce soutenir « tous les candidats de la droite et du centre » dans le département, y compris des candidats sans étiquette LR lorsqu’il n’existe pas de candidature issue de sa famille politique.

Sur plusieurs communes, il assume des préférences nettes :

  • Bagnols-sur-Cèze : il juge Jean-Yves Chapelet, maire sortant comme étant « le meilleur candidat » et affirme qu’il soutiendra son camp, en l’absence de canddiat de sa formation politique Les Républicains, plutôt qu’un candidat adverse, dans une logique de barrage aux extrêmes.
  • Pont-Saint-Esprit : il évoque une situation « compliquée » et un climat politique tendu, mais réaffirme son soutien au sortant, Valère Ségal de sensibilité « de droite et du centre ».
  • Laudun-l’Ardoise : sans entrer dans une prise de position officielle, il laisse entendre une proximité politique et personnelle avec Yves Cazorla, qu’il connaît de longue date (de l’époque du RPR).
  • Plus largement : il cite et réaffirme son soutien à plusieurs figures locales (Pascale Bories à Villeneuve-lès-Avignon, Paul Mély aux Angles et Rémy Bachevalier à Rochefort-du-Gard…), en soulignant la fidélité militante et le travail de terrain.

Derrière ces soutiens, une ligne constante : éviter que les municipales servent de tremplin à l’extrême droite, notamment en vue des sénatoriales, que le sénateur rappelle en filigrane.

Nîmes au cœur de ses préoccupations : trois vœux et une alerte sur le climat de campagne

À Nîmes, ville qu’il suit de près, le sénateur formule trois « vœux » précis.

Le premier vise la gauche : Laurent Burgoa dit espérer qu’aucune alliance ne soit conclue avec LFI, qu’il juge « aussi dangereuse que le RN ». Il appelle à maintenir un « cordon sanitaire » contre les deux forces.

Le deuxième vœu s’adresse au candidat Julien Plantier : le sénateur souhaite que celui-ci respecte l’engagement qu’il dit avoir été pris avec Franck Proust, à savoir un retrait au second tour en cas de position défavorable.

Enfin, le troisième vœu concerne le ton général de la campagne : Laurent Burgoa dénonce une « agitation » sur les réseaux sociaux, les attaques personnelles et « les faux profils », qu’il souhaite voir encadrés plus strictement. Il appelle « tous les candidats » à la pondération et critique les postures moralisatrices et les accusations lancées sans preuve.

« S’il y a des accusations, il faut être précis. Sinon, il y a des tribunaux pour trancher », a-t-il averti.

Un avertissement sur l’effet « sénatoriales » et sur le RN

Laurent Burgoa dit craindre une progression du RN dans certains secteurs, en particulier dans le Gard rhodanien, et affirme que le parti d’extrême droite vise explicitement les grands électeurs : « le RN vise clairement les sénatoriales », assure-t-il, en décrivant une stratégie consistant à convaincre les électeurs municipaux qu’un vote local peut peser ensuite sur l’élection des sénateurs.

Il se refuse toutefois à « lire dans le marc de café » et fixe un horizon d’analyse après le premier tour des municipales.

Deux règles pour 2026 : fidélité et refus des accords avec les extrêmes

Au-delà des cas locaux, Laurent Burgoa revendique une lecture politique des municipales basée sur deux exigences : la fidélité aux engagements et le refus des alliances avec les extrêmes.

« Nous, on ne s’allie pas avec le RN. Donc la gauche ne doit pas s’allier avec LFI », résume-t-il, posant une équivalence politique qu’il assume pleinement.

Le sénateur clôt ainsi son propos municipal sur un appel à une campagne « responsable », sans campagnes de dénigrement, et sur la nécessité de préserver l’image des institutions : selon lui, attaquer sans nuance la démocratie représentative et « ce qu’elle coûte » nourrit mécaniquement la défiance et donc le vote populiste.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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