Marie-Françoise Combin, nouvelle directrice de l’école Sainte-Marie à Bagnols-sur-Cèze

Depuis le 1er septembre 2025, l’école élémentaire privée catholique Sainte-Marie de Bagnols-sur-Cèze a une nouvelle directrice. À la tête d’un établissement qui accueille 418 élèves, de la petite section au CM2, Marie-Françoise Combin entame une nouvelle étape de sa carrière, guidée par l’envie d’agir plus largement au service des enfants et du territoire.
Âgée de 46 ans, la nouvelle cheffe d’établissement n’est pas une inconnue dans le paysage de l’enseignement catholique du Gard rhodanien. Pendant vingt ans, elle a enseigné à l’école Notre-Dame de Pont-Saint-Esprit, intervenant sur l’ensemble des niveaux, de la maternelle au CM2. « J’aime changer, me renouveler. Arrive un moment où, après avoir fait le tour de sa classe, on a envie d’autre chose », confie-t-elle. Dès le début de sa carrière, elle avait déjà effectué une année de suppléance à Bagnols-sur-Cèze, un retour aux sources qui a naturellement pesé dans sa décision.
Lorsque le poste de direction de Sainte-Marie se libère, elle tente sa chance parmi six candidatures. Elle est retenue. « Tout est allé très vite », reconnaît-elle. Une prise de fonction qui s’accompagne d’une formation spécifique sur deux ans, propre à l’enseignement privé sous contrat, où la direction implique la gestion de personnels aux statuts différents : enseignants de droit public et salariés de droit privé relevant de l’OGEC. « C’est un véritable challenge professionnel », souligne-t-elle.
Habituée à porter des projets – ancienne présidente d’association, engagée ponctuellement en politique locale, ancienne cheffe d’exploitation – Marie-Françoise Combin revendique une vision globale de l’école. « L’enfant, on le considère dans son intégralité : un cerveau, mais aussi un corps, un cœur, un esprit. L’école ne se limite pas à transmettre des programmes. » Une approche éducative qu’elle juge essentielle face aux défis actuels : violence, difficulté à gérer la frustration, relations sociales fragilisées.
L’école Sainte-Marie, forte de ses 16 classes et 18 enseignants, se distingue notamment par un cadre très sécurisant, régulièrement cité par les familles. « C’est une attente forte des parents aujourd’hui. La sécurité, le cadre, la rigueur rassurent », observe la directrice. Un point d’ailleurs salué récemment lors d’un contrôle de l’État, qui a mis en avant ce volet comme l’un des points forts de l’établissement.
Sur le plan pédagogique, Sainte-Marie propose l’anglais dès la petite section, jusqu’au CM2, ainsi que des activités sportives comme l’escrime et le karaté. L’école travaille également depuis plusieurs années sur le vivre-ensemble, la fraternité, la gestion des émotions et la prévention des violences, notamment à travers des interventions associatives adaptées à l’âge des enfants. « Avant même que certaines thématiques soient nationalisées, nous les abordions déjà, avec notre propre approche », précise-t-elle.
Si elle rappelle que l’enseignement privé sous contrat suit strictement les mêmes programmes que le public, Marie-Françoise Combin met en avant « une marge de manœuvre supplémentaire » liée au projet éducatif catholique. « C’est une proposition, jamais une obligation. Mais notre identité doit être visible et assumée. »
Pour l’avenir, la nouvelle directrice souhaite réaffirmer cette identité et renforcer l’ouverture de l’école sur la solidarité locale. Actions caritatives, partenariats avec des associations bagnolaises, projets concrets autour du sens de Noël ou de la fraternité : « Je veux du concret, des projets qui ont du sens et qui permettent aux enfants de comprendre qu’ils font partie d’un tout. »
Convaincue que l’école forme les citoyens de demain, Marie-Françoise Combin entend, à son échelle, « faire bouger les lignes ». « Je n’aime pas râler sans agir. Être à ce poste, c’est aussi une responsabilité : celle d’essayer d’améliorer les choses. » Une ambition qu’elle met désormais au service de l’école Sainte-Marie et de ses élèves.



