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À Montaren-Saint-Médiers, l’association de création du PNR des Garrigues gardoises consolide sa dynamique

Réunie le 13 février 2026 à Montaren-Saint-Médiers, l’assemblée générale de l’association de création du Parc naturel régional (PNR) des Garrigues gardoises a rassemblé plus de 50 personnes représentant 26 communes. Un signal fort pour une structure encore récente, mais dont l’ambition territoriale s’affirme à mesure que les mois passent.

Toutes les délibérations inscrites à l’ordre du jour ont été adoptées à l’unanimité, traduisant une volonté collective de poursuivre le travail engagé autour de la création d’un PNR à l’échelle des garrigues gardoises.

81 communes concernées, une dynamique en progression

Le point sur les adhésions a permis de dresser un état précis de la mobilisation territoriale. À ce jour, 81 communes sont concernées par la démarche : 37 ont déjà délibéré favorablement, 6 devraient prochainement se prononcer positivement, 5 ont une délibération à venir, 26 n’ont pas encore communiqué leur décision, tandis que 5 se sont positionnées défavorablement et 2 attendent 2026 pour se prononcer.

Ces chiffres traduisent une dynamique encourageante, même si des marges de progression subsistent. Le président de l’association, Xavier Gayte, maire de La Capelle-et-Masmolène, et le maire de Montaren-Saint-Médiers, Frédéric Lévesque, ont ouvert la séance en rappelant que la création de l’association constitue une étape supplémentaire dans la structuration du projet.

Un PNR « structure de missions », sans contraintes supplémentaires

Le rapport moral est revenu sur les principales étapes de l’année écoulée : assemblée générale constitutive en juin 2025, conseils d’administration successifs, échanges avec la préfecture, rencontres avec des partenaires institutionnels et préparation des outils de communication.

Une large séquence a été consacrée à la manière de « parler du projet de PNR », que l’on soit candidat aux municipales, acteur de la société civile ou simple habitant. Les messages clefs ont été réaffirmés : un PNR n’est pas un parc national et n’entraîne pas de réglementation supplémentaire en matière d’urbanisme, de chasse, de pêche, d’agriculture ou de sylviculture. Il s’agit d’une structure de missions, qui n’exerce aucune compétence du bloc communal, sauf si les collectivités décident de lui en transférer.

En revanche, un PNR apporte des moyens supplémentaires, notamment en ingénierie et en accès à des financements dédiés. L’ambition affichée est également de rationaliser et fusionner certaines structures existantes à terme, afin de renforcer la cohérence territoriale.

Les enjeux identifiés — paysages, ressources en eau, prévention des incendies, agriculture, sylviculture ou encore stratégie touristique — nécessitent, selon les intervenants, une approche dépassant l’échelle des intercommunalités.

Des projets culturels et environnementaux déjà engagés

L’association ne se limite pas à un travail institutionnel. Plusieurs projets concrets sont en cours ou en préparation.

Parmi eux, le partenariat avec le Centre national de la danse dans le cadre du programme « Faire corps en territoire ». Le territoire du futur PNR a été retenu comme zone test, aux côtés d’autres territoires ruraux, pour des actions artistiques en résidence, en médiation et en diffusion sur trois ans (2025-2027). L’adaptation d’un spectacle dans des espaces non dédiés est envisagée pour la saison 2026-2027.

Un autre axe porte sur les paysages des garrigues, en lien avec l’association des amis du PNR et le collectif des Garrigues. Un séminaire à destination des élus et de la société civile est envisagé en juin, autour de l’atlas des garrigues.

Enfin, une étude sur la filière bois et les plaquettes forestières doit être lancée. Les cahiers des charges sont prêts et le territoire du PNR constitue le périmètre potentiel de l’étude. L’objectif est un démarrage dès le mois de juin, sous maîtrise d’ouvrage de l’association.

D’autres pistes sont suivies : ressources en eau, prospective touristique, mallette pédagogique pour les écoles, voire inventaire participatif d’insectes ou création d’une boucle cyclo-touristique à l’échelle du territoire.

Cap sur juin et le renouvellement du conseil d’administration

Les prochaines échéances sont clairement identifiées : élections municipales en mars, installation des conseils municipaux au printemps, puis réunion du conseil d’administration en juin ou juillet avec mise à jour des adhésions et organisation d’une assemblée générale pour élire un nouveau conseil d’administration.

Cette assemblée générale de juin marquera une étape importante dans la consolidation de la gouvernance du projet. L’association entend également poursuivre le dialogue avec le conseil régional et le conseil départemental.

À Montaren-Saint-Médiers, la mobilisation et l’unanimité des votes témoignent d’un projet qui continue de fédérer. Reste désormais à convaincre les communes encore hésitantes et à transformer l’essai pour faire émerger, dans les prochaines années, un Parc naturel régional des Garrigues gardoises structuré, reconnu et opérationnel.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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