Le Gard accueille les Rencontres nationales des Vignerons indépendants autour de l’œnotourisme

Du 24 au 26 mars 2026, le Gard deviendra l’épicentre de la viticulture indépendante française en accueillant les Rencontres nationales des Vignerons indépendants. Un rendez-vous majeur pour la profession, placé cette année sous le signe de l’œnotourisme, une thématique devenue stratégique pour l’avenir des domaines.
Pendant trois jours, vignerons, experts et acteurs de la filière venus de toute la France se retrouveront pour échanger, partager leurs expériences et réfléchir aux évolutions d’un secteur confronté à de nombreux défis, entre aléas climatiques, instabilité des marchés et pression réglementaire.
L’œnotourisme, levier de développement pour la filière
Au cœur de cette édition 2026 : l’œnotourisme, défini comme l’ensemble des activités touristiques liées à la découverte du vin et de ceux qui le produisent. Bien au-delà de la simple dégustation, il s’agit aujourd’hui d’offrir une véritable expérience immersive : visites de caves, rencontres avec les vignerons, balades dans les vignobles ou encore événements culturels et gastronomiques.
Ce modèle répond à une attente forte des consommateurs, en quête d’authenticité, de lien humain et de sens. Pour les vignerons indépendants, il constitue un levier économique essentiel, permettant de valoriser les terroirs, renforcer la relation directe avec le public et dynamiser les ventes au caveau.
Des conférences au Pont du Gard
Les temps forts se dérouleront notamment au Pont du Gard, cadre emblématique choisi pour accueillir les conférences des 25 et 26 mars au matin. Des intervenants de renom — économistes du vin, spécialistes des études d’opinion ou encore professionnels du tourisme — viendront partager analyses, études inédites et retours d’expérience.
Objectif : apporter des réponses concrètes à une question centrale pour les domaines viticoles : comment transformer la visite en véritable outil de fidélisation et de développement commercial.
Ces échanges permettront également de croiser les regards entre professionnels et de passer de l’analyse à l’action, dans un contexte où l’accueil au domaine devient un enjeu stratégique.
À la découverte des domaines gardois
Le 25 mars après-midi, place au terrain. Cinq circuits seront proposés pour partir à la découverte de domaines gardois exemplaires en matière d’œnotourisme.
De la Camargue à l’Uzège, en passant par les Costières de Nîmes ou la vallée du Rhône, ces parcours mettront en lumière la diversité des initiatives locales : dégustations commentées, expériences immersives, ateliers participatifs, balades dans les vignes ou encore concepts innovants mêlant patrimoine, nature et nouvelles technologies.
Autant d’exemples concrets destinés à inspirer les vignerons dans le développement de leurs propres offres.
Un rendez-vous fédérateur pour la profession
Au-delà des contenus techniques, ces Rencontres nationales se veulent avant tout un moment de partage et de cohésion pour une profession en mutation. « Un souffle indispensable dans la tempête que traverse notre métier », souligne la présidente des Rencontres, Corinne Laurent.
Le choix du Gard comme territoire d’accueil n’est pas anodin. Terre viticole riche et contrastée, le département entend profiter de l’événement pour valoriser ses terroirs et renforcer la dynamique autour de l’œnotourisme.
Un enjeu également économique et territorial, comme le rappelle la présidente du Conseil départemental, Françoise Laurent-Perrigot, pour qui cette « économie de la rencontre » constitue un moteur de développement et un levier de valorisation du patrimoine rural.
Un programme entre travail et convivialité
Les Rencontres débuteront dès le 24 mars avec une soirée de retrouvailles à la manade Agnel, avant deux journées rythmées par conférences, visites de terrain et moments conviviaux, dont une soirée festive au Pont du Gard.
Elles se concluront le 26 mars par un déjeuner et le passage de relais à la fédération qui organisera l’édition 2027.
Trois jours pour réfléchir, s’inspirer et construire collectivement l’avenir de la viticulture indépendante, dans un contexte où l’ouverture au public et la valorisation des expériences deviennent plus que jamais essentielles.



