Tricastin : deux ans après, les acteurs économiques relancent la mobilisation pour accueillir les futurs EPR2

Deux ans après une première mobilisation en faveur de l’implantation d’EPR 2 à Tricastin — la première paire de réacteurs EPR2 ayant finalement été orientée vers le site du Bugey — le territoire du Tricastin et le Gard rhodanien relancent la dynamique. Cette fois, l’objectif est clair : structurer une candidature solide et démontrer, collectivement, que le territoire est prêt à accueillir de futurs projets nucléaires.
Portée par le Collectif interrégional économique, cette nouvelle mobilisation s’inscrit dans la continuité de la lettre collective déjà diffusée auprès des acteurs du territoire. Elle marque une volonté assumée de passer d’une démarche d’intention à une stratégie territoriale organisée et visible à l’échelle nationale.
Le bassin Tricastin – Gard rhodanien – Nord Vaucluse met en avant plusieurs atouts majeurs : un tissu industriel dense, des compétences immédiatement mobilisables, des infrastructures adaptées et une acceptabilité locale déjà éprouvée autour des activités nucléaires.
Les retours d’expérience des territoires déjà engagés, comme le Bugey ou Gravelines, ont servi de référence. Ils montrent que la réussite de tels projets repose sur une mobilisation rapide et coordonnée, associant entreprises, collectivités, industriels et services de l’État.
Mais pour transformer ces atouts en véritable candidature, plusieurs enjeux restent à consolider : la maîtrise du foncier, la disponibilité de la ressource en eau, l’intégration des contraintes environnementales et, surtout, la capacité à s’inscrire dans les priorités nationales.
Pour matérialiser cette relance, les acteurs économiques sont appelés à se réunir le 23 avril 2026 à 9h, à l’Espace de la Gare de Saint-Paul-Trois-Châteaux, pour une action à forte portée symbolique : une photo collective des forces vives du territoire.
L’objectif est double : afficher une unité économique territoriale et envoyer un signal clair aux décideurs nationaux sur la mobilisation locale en faveur du site du Tricastin.
Cette initiative s’appuie également sur la dynamique du club Atout Tricastin, qui organise le même jour un salon de ses adhérents, offrant ainsi un cadre propice aux échanges et à la structuration du réseau.
Au-delà de cette action ponctuelle, les organisateurs envisagent la création d’un comité stratégique. Celui-ci aurait pour mission de piloter la candidature du territoire et de coordonner les différentes parties prenantes.
Cette nouvelle étape marque un tournant : il ne s’agit plus seulement de se positionner, mais bien de démontrer une capacité collective à porter un projet industriel d’envergure nationale.
Dans un contexte de relance du nucléaire en France, le territoire du Tricastin entend bien ne pas rester à l’écart des prochaines décisions.



